Héritage théologique

Source ico­no­gra­phique : Le mur de la Réfor­ma­tion à Genève [wiki]

Sur cette page, vous trou­ve­rez toute un lignée de théo­lo­giens qui sont, à mon sens, par­mi ceux qui ont le plus mar­qué l’his­toire de la théo­lo­gie chré­tienne. Pour une pré­sen­ta­tion plus com­plète et plus détaillée, il faut vous repor­ter aux rubriques et aux sous-rubriques sui­vantes (aus­si dans le menu) :

Il est impor­tant de connaître d’a­bord sa propre Tra­di­tion avant de s’in­té­res­ser à celle des autres. Nous ne sommes pas des chré­tiens hors-sol ! Il va sans dire que notre Héri­tage, en tant que réfor­més confes­sants, ne sau­rait se réduire aux seuls théo­lo­giens réfor­més fran­co­phones, ni même aux seuls théo­lo­giens réfor­més tout court : il y a des richesses dans toutes les tra­di­tions chré­tiennes, qu’elles soient luthé­ro-réfor­mée, pro­tes­tante-évan­gé­lique, romaine catho­lique ou ortho­doxe orien­tale. Il faut savoir recon­naître la véri­té par­tout où elle se trouve, quand bien même il est essen­tiel de se recon­naître plus par­ti­cu­liè­re­ment dans une théo­lo­gie, une école de pen­sée et une tra­di­tion par­ti­cu­lières. Pour nous : le Cal­vi­nisme !

[SR] ren­voie à mon site Sem­per Refor­man­da

[MVP] ren­voie à l’ex­cellent site Musée Vir­tuel du Pro­tes­tan­tisme

XXe et XXIe siècles

En France (notre héritage immédiat !) :

Auguste Lecerf (1872–1943) [wiki] [Facebook]

Auguste Lecerf

Long­temps sur­nom­mé « le der­nier des cal­vi­nistes », Auguste Lecerf a été pas­teur dans l’É­glise Réfor­mée de France et pro­fes­seur de dog­ma­tique réfor­mée à la Facul­té de théo­lo­gie pro­tes­tante de Paris (IPT) où il a for­mé toute une géné­ra­tion de théo­lo­giens cal­vi­nistes de renom, dont Pierre Mar­cel et Pierre Cour­thial. Grand spé­cia­liste de la pen­sée de Jean Cal­vin et auteur de plu­sieurs articles et ouvrages de dog­ma­tique qu’il faut avoir lus, abso­lu­ment. Je pense à un article en par­ti­cu­lier sur « L’exa­men du prin­cipe for­mel de la foi réfor­mée : théo­rie de l’ins­pi­ra­tion ».

Pierre Charles Marcel (1910–1992) [wiki] [SR] [Facebook]

Pierre Charles Marcel

Figure incon­tour­nable du cal­vi­nisme fran­çais, Pierre Charles Mar­cel a été pas­teur de l’É­glise Réfor­mée de France à Saint-Ger­main-en-Laye pen­dant près de 50 ans. Elève du pro­fes­seur Auguste Lecerf, il est le fon­da­teur de la Revue Réfor­mée. Il s’est par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sé à la phi­lo­so­phie réfor­mée à tra­vers l’œuvre du néer­lan­dais Her­man Dooye­weerd et du sys­té­ma­ti­cien Her­man Bavinck. A noter le numé­ro de la Revue Réfor­mée sur « La Parole, le Bap­tême et la Sainte Cène » !

Pierre Courthial (1914–2009) [wiki] [SR] [Facebook]

J’ai eu la chance de connaître le pas­teur Pierre Cour­thial, de l’E­glise Réfor­mée de France – il a long­temps été le pas­teur de l’E­glise de Pas­sy avant de rejoindre l’é­quipe pro­fes­so­rale de la Facul­té Jean Cal­vin dont il a long­temps été le doyen. Théo­lo­gien incon­tour­nable, qui m’a défi­ni­ti­ve­ment mar­qué. Vous trou­ve­rez beau­coup de conte­nu de lui (articles, cita­tions, audios, vidéos) ici et sur mon site Sem­per Refor­man­da. Le 14 jan­vier 2008 il m’a­vait adres­sé ce mot d’en­cou­ra­ge­ment, alors je m’ef­force tou­jours, à ce titre, de per­pé­tuer sa mémoire : « Bien cher et fidèle jeune frère et ami (..). Ma femme et moi vou­lons par ces quelques lignes vous dire notre recon­nais­sance pour la peine que vous pre­nez et le ser­vice que vous ren­dez en dif­fu­sant sur Inter­net des confé­rences et des textes dans les­quels je cherche à expo­ser la Foi réfor­mée (la Foi selon le Christ de l’E­cri­ture et l’E­cri­ture du Christ) (…) C’est en cette Foi que nous vou­lons finir nos jours. Tôt ou tard elle triom­phe­ra en dépit de l’a­po­sta­sie qui, pour un temps, semble se géné­ra­li­ser. Mer­ci à vous ! Le Sei­gneur vous garde. » [Paris le 14 jan­vier 2008]

Jean-Marc Daumas (1953–2013) [wiki] [Facebook]

Jean-Marc Daumas

J’ai une affec­tion toute par­ti­cu­lière pour celui qui a été un ami très cher, qui m’a confir­mé dans la Foi réfor­mée confes­sante durant mes années d’é­tude en théo­lo­gie à la Facul­té Jean Cal­vin, où il a ensei­gné l’His­toire de l’E­glise et l’Hé­breu biblique. Il me disait sou­vent qu’il ne nous fal­lait pas être seule­ment des théo­lo­giens de la Rédemp­tion – comme le sont trop sou­vent, de façon exclu­sive ou pour le moins dis­pro­por­tion­née, cer­tains pro­tes­tants de la mou­vance évan­gé­lique -, mais aus­si des théo­lo­giens de la Créa­tion. Cela m’est res­té ! Il disait aus­si que « l’arc trop ten­du finit tou­jours par se bri­ser », et qu’en théo­lo­gie, l’im­por­tant, c’é­tait de tenir, en évi­tant les posi­tions extrêmes, le sec­ta­risme, le radi­ca­lisme agres­sif ! Etre et durer, en somme. Mer­ci Jean-Marc pour ton sou­ve­nir inou­bliable et ton apport si riche, si ori­gi­nal et si fécond à la Foi réfor­mée.

Jean-Marc Berthoud (1939-) [Biographie]

Jean-Marc Berthoud

C’est lors d’un car­re­four théo­lo­gique de la Facul­té Jean Cal­vin consa­cré à la Révo­lu­tion Fran­çaise en 1987 que j’ai ren­con­tré pour la pre­mière fois cet apo­lo­gète hors norme, à l’in­tel­li­gence brillante et aux convic­tions réso­lu­ment réfor­mée. Son expo­sé sur le carac­tère anti-chré­tien des révo­lu­tions à la lumière de la Foi chré­tienne his­to­rique et biblique m’a­vait bou­le­ver­sé à l’é­poque. J’ai décou­vert notam­ment grâce à lui la figure de l’his­to­rien et théo­lo­gien Suisse Jean-Hen­ri Merle d’Au­bi­gné dont il fau­dra par­ler sur ce blog. Je l’ai plu­sieurs fois ren­con­tré à la Pas­to­rale de Dijon – dont mon ami JM Dau­mas était l’un des membres fon­da­teurs – et une fois à la Librai­rie La Proue à Lau­sanne lors d’un stage dans l’E­glise Réfor­mée Evan­gé­lique du Can­ton de Vaud. Un per­son­nage à la fois ferme, rigou­reux, inflexible, et atta­chant, réso­lu­ment enra­ci­né dans la Foi de nos Pères.

Aux Pays-Bas :

Aux États-Unis :

Les post-réformateurs (XVII-XIXe s.)

Pierre du Moulin (1568–1658) [wiki]

Pierre du Moulin

Pierre Du Mou­lin, né le 16 octobre 1568 à Buhy et mort le 10 mars 1658 à Sedan, est un pas­teur et théo­lo­gien pro­tes­tant fran­çais répu­té pour son ortho­doxie. Il est connu comme pre­mier pas­teur du temple de Cha­ren­ton et tenant de l’Aca­dé­mie de Sedan l’es­pace d’une tren­taine d’an­nées (1621–1658).

François Turretin (1623–1687) [wiki] [foedus]

François Turretin

Fran­çois Tur­ret­ti­ni, aus­si par­fois appe­lé Fran­çois Tur­re­tinFran­cis Tur­ret­tin ou encore Fran­çois Tur­tin est un théo­lo­gien cal­vi­niste ortho­doxe gene­vois, sur­nom­mé le « Tho­mas d’A­quin du cal­vi­nisme »1. Tur­re­tin est sur­tout connu pour son oppo­si­tion réso­lue à la théo­lo­gie de l’Aca­dé­mie de Sau­mur (incar­née par Moïse Amy­raut), et comme un ardent défen­seur de l’or­tho­doxie cal­vi­niste éta­blie lors du Synode de Dor­drecht (les canons de Dor­drecht), co-auteur du Consen­sus hel­vé­tique, qui défen­dait la for­mu­la­tion de la pré­des­ti­na­tion issue du Synode de Dor­drecht et l’ins­pi­ra­tion lit­té­rale de la Bible.

Les Réformateurs

Martin Luther (1483–1546)

Martin Luther

Mar­tin Luther, né le 10 novembre 1483 à Eis­le­ben, en Saxe et mort le 18 février 1546 dans la même ville, est un prêtre augus­tin4, théo­lo­gien et pro­fes­seur d’u­ni­ver­si­té alle­mand. Ini­tia­teur du pro­tes­tan­tisme et réfor­ma­teur de l’É­glise, ses idées exer­cèrent une grande influence sur la Réforme pro­tes­tante, qui chan­gea le cours de la civi­li­sa­tion occi­den­tale9.

Jean Calvin (1509–1564) [wiki] [MVP] [SR]

Jean Calvin

Né Jehan Cau­vin le 10 juillet 1509 à Noyon (Picar­die) et mort le 27 mai 1564 à Genève, Jean Cal­vin est le numé­ro 2 (mais pour nous le numé­ro 1…) de la Réforme, notam­ment pour son apport à la théo­lo­gie qui porte son nom, le cal­vi­nisme. Une géné­ra­tion après Luther, le Fran­çais Jean Cal­vin est l’organisateur de la Réforme : orga­ni­sa­teur de l’Église, de la doc­trine et du rôle de l’Église dans l’État.

Pierre Viret (1511–1571) [wiki] [MVP] [SR]

Pierre Viret

Pierre Viret (Orbe, 1509 ou 15101 – Bel­locq, mars 1571) est un réfor­ma­teur vau­dois et une figure impor­tante de la Réforme pro­tes­tante. Il est le seul réfor­ma­teur fran­co­phone ori­gi­naire de la Suisse romande. De ses nom­breux écrits il faut men­tion­ner : Ins­truc­tion chré­tienne en la doc­trine de la foi et de l’Évangile (Genève, 1564, 2 vol.) et De la pro­vi­dence divine (Lyon, 1565). Il est l’un des réfor­ma­teurs qui a le plus déve­lop­pé la ques­tion du rôle de la Loi de Dieu dans la vie de l’E­glise, du chré­tien et de l’E­tat, et a beau­coup ins­pi­ré le mou­ve­ment théo­no­miste contem­po­rain. Voir en par­ti­cu­lier de Jean-Marc Ber­thoud : Pierre Viret, Un géant oublié de la Réforme, Keryg­ma, 2011.

L’Âge de la Foi

Impro­pre­ment sur­nom­mé le « Moyen Âge » par la clique révo­lu­tion­naire…

Saint Thomas d’Aquin (1225–1274) [wiki]

Saint Thomas d'Aquin

Tho­mas d’A­quin est un reli­gieux ita­lien de l’ordre domi­ni­cain, célèbre pour son œuvre théo­lo­gique et phi­lo­so­phique. Consi­dé­ré comme l’un des prin­ci­paux maîtres de la phi­lo­so­phie sco­las­tique et de la théo­lo­gie catho­lique, le « prince des sco­las­tiques » a été cano­ni­sé le 18 juillet 1323 par Jean XXIII, puis pro­cla­mé doc­teur de l’É­glise par Pie V, en 1567 et patron des uni­ver­si­tés, écoles et aca­dé­mies catho­liques, par Léon XIII en 1880. Il est éga­le­ment l’un des patrons des libraires. Il est aus­si qua­li­fié du titre de « Doc­teur angé­lique » (Doc­tor ange­li­cus). Son corps est conser­vé sous le maître-autel de l’é­glise de l’an­cien couvent des domi­ni­cains de Tou­louse. De son nom dérivent les termes « tho­misme » / « tho­miste » : qui concerne l’é­cole ou le cou­rant phi­lo­so­phi­co-théo­lo­gique (réa­lisme) qui se réclame de Tho­mas d’A­quin et en déve­loppe les prin­cipes au-delà de la lettre de son expres­sion his­to­rique ini­tiale ; « néo­tho­misme » : un cou­rant de pen­sée phi­lo­so­phi­co-théo­lo­gique de type tho­miste, déve­lop­pé à par­tir du xixe siècle pour répondre aux objec­tions posées au chris­tia­nisme catho­lique par la moder­ni­té.

Saint Bonaventure, le théologien (13e siècle) [wiki]

semperreformanda.fr/mp3/courthial_trois_figures_augustiniennes_de_theo_medievale_st_bonaventure_1_aix_mai_1992_@semperreformanda.mp3(ouvre un nou­vel onglet)

Saint Bonaventure

Théo­lo­gien, arche­vêque, car­di­nal, Doc­teur de l’É­glise, ministre géné­ral des Fran­cis­cains, il est, à l’ins­tar de Jean Duns Scot et Tho­mas d’A­quin, l’un des piliers de la théo­lo­gie chré­tienne au Moyen Âge. Sur­nom­mé le « Doc­teur séra­phique » (Doc­tor sera­phi­cus), cano­ni­sé en 1482, il reste connu sous le nom de « saint Bona­ven­ture ». Il est pro­cla­mé Doc­teur de l’Église en 1586 par le pape Gré­goire XIV. Il est célé­bré par l’Église catho­lique le 15 juillet.

[MP3 Cour­thial] [cours2]

Saint Bernard de Clervaux, le mystique (12e siècle) [wiki]

Saint Bernard de Clairvaux

Ber­nard de Fon­taine, abbé de Clair­vaux, né en 1090 à Fon­taine-lès-Dijon et mort le 20 août 1153 à l’ab­baye de Clair­vaux, est un moine bour­gui­gnon, réfor­ma­teur de la vie reli­gieuse et Saint catho­lique. Direc­teur de conscience et impor­tant pro­mo­teur de l’ordre cis­ter­cien (ou ordre de Cîteaux). C’est aus­si un conser­va­teur, qui fus­tige les muta­tions de son époque, la « Renais­sance du xiie siècle », mar­quée par une pro­fonde trans­for­ma­tion de l’é­co­no­mie, de la socié­té et du pou­voir poli­tique. Mort en 1153, il est cano­ni­sé dès 1174 et devient ain­si saint Ber­nard de Clair­vaux. Il est pro­cla­mé Doc­teur de l’É­glise catho­lique (Doc­tor mel­li­fluus) en 1830 par le pape Pie VIII.

Saint Anselme, le philosophe (11e siècle) [wiki]

Saint Anselme

Anselme de Can­tor­bé­ry, connu comme le « Doc­teur magni­fique » (Doc­tor magni­fi­cus), est un moine béné­dic­tin ita­lien né à Aoste (Ita­lie) en 1033 ou 1034 et mort à Can­tor­bé­ry (Angle­terre) le 21 avril 1109. Appe­lé éga­le­ment Anselme d’Aoste à cause de sa nais­sance val­dô­taine, il est plus connu sous le nom d’Anselme du Bec en rai­son de son appar­te­nance en tant que moine béné­dic­tin à l’abbaye Notre-Dame du Bec en Nor­man­die. Cano­ni­sé en 1494, saint Anselme est pro­cla­mé Doc­teur de l’É­glise en 1720 par Clé­ment XI. À l’o­ri­gine de l’argu­ment onto­lo­gique, saint Anselme est l’un des écri­vains majeurs de l’Occi­dent médié­val. Auteur du Mono­lo­gion et du Pros­lo­gion, il est l’un des fon­da­teurs de la théo­lo­gie sco­las­tique2. Sui­vant le prin­cipe direc­teur de la Fides quae­rens intel­lec­tum – la foi en quête de l’in­tel­lect –, il recherche au sein de l’É­glise une conci­lia­tion entre la foi en Dieu et la rai­son humaine. Ses thèses sont com­men­tées par les sco­las­tiques qui lui suc­cèdent, notam­ment Abé­lard et Tho­mas d’A­quin. En tant que théo­lo­gien, il éla­bore le dogme de la cir­cu­min­ces­sion — pré­sence divine des trois per­sonnes les unes dans les autres —, adop­té en 1442 au concile de Flo­rence. À par­tir de ce dogme, il jette les bases de la théo­rie de la satis­fac­tion, que pré­ci­se­ra Tho­mas d’A­quin et que Cal­vin inter­pré­te­ra dans un sens pro­pi­tia­toire pour fon­der sa théo­lo­gie de la grâce.

Les Pères de l’Eglise

Il y a chez ces théo­lo­giens, incon­tes­ta­ble­ment, une grande richesse dont il serait dom­mage que les pro­tes­tants que nous sommes se privent, sous pré­texte de les avoir en com­mun avec les autres confes­sions chré­tiennes : catho­li­cisme romain, ortho­doxie. Ils sont aus­si nôtres !

Saint Augustin (354–430) [wiki]

Saint Augustin

Augus­tin d’Hip­pone (latin : Aure­lius Augus­ti­nus) ou saint Augus­tin, né le 13 novembre 354 à Tha­gaste (l’ac­tuelle Souk Ahras, Algé­rie), un muni­cipe de la pro­vince d’A­frique, et mort le 28 août 430 à Hip­pone (l’ac­tuelle Anna­ba, Algé­rie), est un phi­lo­sophe et théo­lo­gien chré­tien romain ayant occu­pé le rôle d’évêque d’Hip­pone en Numi­die. Avec Ambroise de MilanJérôme de Stri­don et Gré­goire le Grand, il est l’un des quatre Pères de l’É­glise occi­den­tale et l’un des trente-sept doc­teurs de l’Église. Le cal­vi­nisme s’ins­pire plus ou moins direc­te­ment de la soté­rio­lo­gie de Saint Augus­tin et, à ce titre, il peut être, à bon droit, consi­dé­ré comme une forme par­ti­cu­lière, épu­ré dirons-nous, de l’augus­ti­nisme.

Saint Jérôme (347–420) [wiki]

Saint Jérôme

Jérôme de Stri­don ou saint Jérôme, né vers 347 à Stri­don, à la fron­tière entre la Pan­no­nie et la Dal­ma­tie (en actuelle Slo­vé­nie ou Croa­tie), et mort le 30 sep­tembre 420 à Beth­léem, est un moine, tra­duc­teur de la Bible, et l’un des quatre à la fois Pères de l’É­glise latine, et Doc­teur de l’É­glise avec Ambroise de MilanAugus­tin d’Hip­pone et Gré­goire Ier1. Sa tra­duc­tion de la Bible consti­tue la pièce maî­tresse de la Vul­gate, tra­duc­tion latine offi­ciel­le­ment recon­nue par l’É­glise catho­lique. Il est consi­dé­ré comme le patron des tra­duc­teurs en rai­son de sa révi­sion cri­tique du texte de la Bible en latin qui a été uti­li­sée jus­qu’au xxe siècle comme texte offi­ciel de la Bible en Occi­dent.

Saint Jean Chrysostome (+407) [wiki]

Saint Jean Chrysostome

Jean Chry­so­stome, né à Antioche (aujourd’­hui Anta­kya en Tur­quie) entre 344 et 349Note 1, et mort en 407 près de Coma­na, a été arche­vêque de Constan­ti­nople. Il est consi­dé­ré comme un des Pères de l’É­glise. C’est à la pré­di­ca­tion qu’il consacre l’essentiel de son immense acti­vi­té lit­té­raire — elle occupe dix-huit volumes dans la Patro­lo­gie grecque. Son élo­quence brillante et éner­gique est à l’o­ri­gine de son épi­thète grecque de χρυσόστομος (chrysó­sto­mos), qui signi­fie lit­té­ra­le­ment « à la bouche d’or ».

Saint Basile le Grand (329–379) [wiki]

Saint Basile le Grand

Basile de Césa­rée, né en 329 et mort, selon la tra­di­tion, le 1er jan­vier 379 à Césa­rée de Cap­pa­doce, est l’un des prin­ci­paux Pères de l’É­glise (Pères Cap­pa­do­ciens). Il a été appe­lé, de son vivant, Basile le Grand en rai­son de son auto­ri­té morale et ecclé­siale. Fon­da­teur d’un monas­tère dans la région du Pont, sur la mer Noire, il est l’au­teur d’une règle connue comme la règle de saint Basile. Celle-ci est deve­nue la prin­ci­pale règle monas­tique de l’É­glise d’Orient et a par­tiel­le­ment ins­pi­ré la règle de saint Benoît dans l’Oc­ci­dent chré­tien. Il pra­ti­qua l’ascèse toute sa vie. Il défend la foi de Nicée contre l’aria­nisme et écrit des trai­tés sur le Saint-Esprit, déve­lop­pant la théo­lo­gie de la Tri­ni­té. Il cherche autant que pos­sible à paci­fier les divi­sions au sein de l’Église. Il est consi­dé­ré, avec son frère Gré­goire de Nysse et Gré­goire de Nazianze, comme l’un des trois « Pères cap­pa­do­ciens ». Il est recon­nu comme Doc­teur de l’É­glise en 1568 par le pape Pie V. Véné­ré en tant que saint par les ortho­doxes comme par les catho­liques.  Il est fêté notam­ment lors de la « fête des trois doc­teurs œcu­mé­niques », le 31 jan­vier, avec Jean Chry­so­stome et Gré­goire de Nazianze.

Saint Athanase (+373) [wiki]

Athanase

Atha­nase d’A­lexan­drie (en grec ancien : Ἀθανάσιος), né vers 296/298 et mort le 2 mai 373, dit le Grand, est évêque (patriarche) d’A­lexan­drie du 8 juin 328 à sa mort. Sa per­sonne est au cœur des contro­verses entre Orient et Occi­dent. Saint Atha­nase est une figure majeure du chris­tia­nisme antique : l’Église copte ortho­doxe l’ap­pelle l”« Apos­to­lique », le « Phare de l’O­rient » et la « Colonne de la foi ». L’Église catho­lique (qui le fête le 2 mai) le compte par­mi ses trente-six doc­teurs et un des Pères de l’É­glise.

Tertullien (160–220) [wiki]

Clément d’Alexandrie (150–215) [wiki]

Athénagoras d’Athènes (133–190) [wiki]

Théophile d’Antioche (169–182) [wiki]

Tatien le Syrien (120–173)

L’Épitre de Barnabé (2e s.) [wiki] [Texte]

Pasteur d’Hermas (2e s.) [wiki] [Texte]

Saint Irénée de Lyon (140–200) [wiki]

Justin Martyr (100–165) [wiki]

Polycarpe de Smyrne (70–167) [wiki]

Ignace d’Antioche (35–110) [wiki]

Clément de Rome (+ fin 1er s.) [wiki]

Didaché ou doctrine des Douze Apôtres (50–90) [wiki] [Texte]