Pierre Charles Marcel (1910–1992)

Pierre Charles Mar­cel (1910–1992) [wiki eng]

Biographie :

Sur XL6 :

Pierre Charles Mar­cel (1910–1992), Doc­teur en Théo­lo­gie et pas­teur de l’Église Réfor­mée de France pen­dant plus de cin­quante ans, est un des grands pré­di­ca­teurs réfor­més évan­gé­liques du 20e siècle. Avant d’être secré­taire de la Socié­té Biblique Fran­çaise, Pierre Mar­cel a exer­cé le minis­tère pas­to­ral à Saint-Ger­main-en-Laye. Édi­teur de « La Revue Réfor­mée » qu’il a fon­dée en 1950, et auteur de plu­sieurs ouvrages de réflexion et d’édification, Pierre Mar­cel a été Pro­fes­seur Asso­cié de la Facul­té Libre de Théo­lo­gie Réfor­mée d’Aix-en-Provence.

Dans la préface du N° 122 (1980/2) de la Revue Réformée : « 1910–1980 : Hommage à Pierre Marcel », on lit ceci :

« C’est à la fois un hon­neur et une joie pour les théo­lo­giens sous­si­gnés que de vous offrir ce numé­ro spé­cial, en hom­mage, à l’oc­ca­sion de votre 70e anni­ver­saire qui coïn­cide plus ou moins avec le 30e anni­ver­saire de cette Revue Réfor­mée que vous avez fon­dée en 1950 et dont vous êtes tou­jours l’ex­cellent direc­teur.

Entre M. Auguste Lecerf (1873–1943) et la jeune géné­ra­tion de théo­lo­giens que forment, mis à part leurs aînés : MM. Cour­thial et Hoff­mann, les col­la­bo­ra­teurs de ce numé­ro, c’est vous qui, avec le Doyen Jean Cadier, avez tenu haut et ferme, en France, le flam­beau de la Foi réfor­mée.

Si, comme M. Auguste Lecerf, avant vous, vous vous êtes trou­vé presque seul, sou­vent mécon­nu, cri­ti­qué, incom­pris, vous pou­vez aujourd’­hui vous réjouir avec nous tous de la recon­nais­sance que connaît notre Foi, la Foi selon la Parole de Dieu, non plus seule­ment dans le monde entier mais désor­mais en ce pays qui fut celui de tant de mar­tyrs, aux pre­miers siècles comme au sei­zième siècle et après la révo­ca­tion de l’E­dit de Nantes.

A notre manière, par ce numé­ro, nous disons notre pro­fond MERCI au pas­teur, au théo­lo­gien, à l’au­teur de nom­breuses publi­ca­tions, au direc­teur de la Revue, au père spi­ri­tuel, à l’a­mi, au frère, dont nous avons déjà beau­coup reçu.

Alors que nous enten­dons, venant de haut par­fois, et depuis bien des années, trop d’in­vites à l’hé­ré­sie, c’est-à-dire au choix de ce qu’il nous plaît dans la Sainte Ecri­ture, vous nous avez sans cesse rap­pe­lés, cher M. Pierre Mar­cel, à la fidèle sou­mis­sion à cette seule Ecri­ture, à toute cette Ecri­ture, sûre et solide parce que Parole de Dieu.

Avec vous, nous vou­lons pro­cla­mer la gloire, la sou­ve­rai­ne­té, la jus­tice et l’a­mour du Dieu unique Père, Fils et Saint-Esprit.

Nous vous saluons, vous et votre femme, en Jésus-Christ, seul Sei­gneur et Sau­veur.

Les pro­fes­seurs de la Facul­té de Théo­lo­gie Réfor­mée d’Aix-en-Pro­vence : Pierre Ber­thoud, Pierre Cour­thial, Jean-Marc Dau­mas, William Edgar, Peter Jones, Paul Wells

et Hen­ri Blo­cher, pro­fes­seur de Dog­ma­tique à la Facul­té Evan­gé­lique de Vaux-sur-Seine, et Jean Hoff­mann, pro­fes­seur hono­raire de la Facul­té de Théo­lo­gie Pro­tes­tante de Paris. »

Articles :

Pierre Ch. MARCEL, « Face à la cri­tique, Jésus et les Apôtres, Esquisse d’une logique chré­tienne », in La Revue Réfor­mée, sup­plé­ment au N° 147‑1986/3 (sep­tembre 1986), paru aus­si aux édi­tions Labor & Fides.

Pierre Mar­cel nous livre ici, plus qu’une simple cri­tique de la Cri­tique, une véri­table syn­thèse de sa pen­sée, toute nour­rie de la Parole de Dieu.  D’où le sous-titre de l’ouvrage : « Esquisse d’une logique chré­tienne ».

La « logique chré­tienne » n’a que peu de chose à voir avec les soi-disant « logiques » de ce siècle, où l’homme pré­tend être la mesure de toutes choses, y com­pris de Dieu et de sa Parole. La « Haute Cri­tique » de la Bible ‒ la méthode dite « his­to­ri­co-cri­tique » ‒, issue de cou­rants de pen­sée en contra­dic­tion évi­dente avec les pré­sup­po­sés de la foi ‒ ratio­na­lisme des « lumières », exis­ten­tia­lisme, évo­lu­tion­nisme, etc. ‒, sape les fon­de­ments même du chris­tia­nisme biblique et his­to­rique, en s’attaquant à la nature divi­no-humaine de l’Écri­ture, en ne rete­nant d’elle que son côté humain. Le texte biblique est trai­té comme n’importe qu’elle autre texte de l’antiquité. Le sur­na­tu­rel est éva­cué. Les pro­phé­ties ne sont plus pos­sibles. Il faut donc bien expli­quer les choses autre­ment.

Et c’est ain­si que l’on se retrouve avec ce que Pierre Mar­cel appelle un « chris­tia­nisme à la dérive » : un « Dieu racor­ni », un « Christ rabou­gri », un « homme recro­que­villé », une « réa­li­té rata­ti­née », avec pour corol­laire, une « exten­sion de l’Ennemi » (cf. pp. 150ss) !

Et c’est ain­si que les théo­lo­giens modernes se trouvent en désac­cord avec la Bible !

Les théo­lo­giens modernes s’octroient le dan­ge­reux pri­vi­lège de réin­ven­ter le chris­tia­nisme, en le met­tant au goût du jour, en le mode­lant, tel un nez de cire, à leurs conve­nances, afin de ne pas heur­ter les esprits, afin de res­ter cré­dibles à l’« homme-moderne », mal­gré tout.

C’est cela que Pierre Mar­cel entend dénon­cer dans ce pam­phlet – car c’en est un ! -, tout conscient qu’il est de défendre ain­si la cause du Christ, le Chef d l’Eglise et le Sei­gneur de tous.

Une cita­tion pour finir, en guise de conclu­sion :

« Incroyable, mais vrai : on offre pour remède à l’homme-moderne ce qu’on croit qu’il est deve­nu : on se fait le porte-parole de son idéo­lo­gie et de ses misères. Si le monde et pré­sent dans l’Eglise, com­ment l’Eglise peut-elle être pré­sente au monde ? – Les dif­fi­cul­tés de l’homme-moderne à rece­voir l’Evangile sont celles de tous les temps. Il y faut la repen­tance et la foi, par la puis­sance de l’Esprit Saint. Mais l’Esprit n’a pas de place dans la nou­velle théo­lo­gie ! »

P. 149

Et encore :

« Au cours de cette étude, nous avons ren­con­tré oppo­sées l’une à l’autre : une logique pro­fane et une logique chré­tienne, comme le sont la sagesse de ce monde et la Sagesse de Dieu. Aus­si bien ces deux logiques sont-elles cha­cune l’expression de ces deux sagesses. Pour la Révé­la­tion biblique, celle-ci est une logique de bon sens ; nous pou­vons dire : la logique du bon sens. Celle-là, tout au contraire, se démontre logique de non-sens. Le sens com­mun, le sens moral, le sen­ti­ment, la rai­son natu­relle déclassent et déna­turent la pen­sée et le com­por­te­ment. »

P. 157

Autres articles parus dans La Revue Réfor­mée :

  • Les N° 122–123 (1980/2–3) : 1910–1980 : Hom­mage à Pierre Mar­cel
  • Le N° 2–3 (oct. 1950) : « Le Bap­tême, Sacre­ment de l’Al­liance de Grâce »
  • Le N° 7 (3/1951) : « L’ac­tua­li­té de la Pré­di­ca­tion »
  • Le N° 25 : « La Socié­té Cal­vi­niste »
  • Le N° 42 (1960/2) : « L’hu­mi­li­té d’a­près Cal­vin »
  • Le N° 63 (3/1965) : « La confir­ma­tion doit-elle sub­sis­ter ? Théo­lo­gie Réfor­mée de la Confir­ma­tion »
  • Voir aus­si : « L’au­to­ri­té du Nou­veau Tes­ta­ment : du rejet à l’é­chec », in Dieu Parle, Etudes sur la Bible et son inter­pré­ta­tion, Aix-en-Pro­vence, Ed. Keryg­ma, 1984, pp.169–187.

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