Le libéralisme théologique a‑t-il encore un avenir ? – Serge Oberkhampf de Dabrun

- par Serge Ober­kampf de Dabrun, dans Réforme 11–17 octobre 2007. [C’est nous qui sou­li­gnons en gras]

Nota bene : J’é­mets des réserves sur cer­taines posi­tions de l’au­teur dans les notes en bas de page, qui ne sont pas dans la ligne de la foi réfor­mée clas­sique, ce qui n’en­lève rien à la per­ti­nence de l’ar­ticle sur le sujet.

Pour Serge Ober­kampf de Dabrun, le libé­ra­lisme, à force de vou­loir être accueillant à l’autre, se perd et devient flou.

Le libé­ra­lisme théo­lo­gique a‑t-il encore un ave­nir ?

Non. « Un club sym­pa sans ave­nir »

On ima­gine le dia­logue sui­vant :

« Alors ain­si, vous êtes chré­tien ?
– Oui, je suis pro­tes­tant.
– Ah, très inté­res­sant : cal­vi­niste ou luthé­rien ?
– Vous savez, depuis la Concorde de Leuen­berg, où, en 1973, cal­vi­nistes et luthé­riens se sont recon­nus pleine com­mu­nion de chaire et d’autel, comme vous dites dans le catho­li­cisme, ces dis­tinc­tions n’ont plus guère de per­ti­nence… en revanche, ce qui compte beau­coup pour moi, c’est mon appar­te­nance au pro­tes­tan­tisme libé­ral.
– Déci­dé­ment, vous autres pro­tes­tants, vous pre­nez plai­sir à tout faire pour décou­ra­ger ceux qui vou­draient faire l’effort de vous com­prendre ! Vous me rap­pe­lez l’histoire du noir qui s’assoit dans une syna­gogue et à qui son voi­sin demande s’il ne lui suf­fit pas d’être noir pour qu’il veuille en plus deve­nir juif… »

Plus sérieu­se­ment, il s’agit de se poser la ques­tion de savoir si se récla­mer aujourd’hui du pro­tes­tan­tisme libé­ral ne consiste pas à regar­der l’avenir dans un rétro­vi­seur. Le concept est daté et le mot, aujourd’hui, n’évoque plus ce qu’il signi­fiait il y a cent cin­quante ans. A l’ère de l’ « agir com­mu­ni­ca­tion­nel » cher à Haber­mas, à quoi bon se rac­cro­cher à un vocable qu’il faut long­temps expli­quer pour s’épargner d’inévitables contre­sens ?

Admet­tons cepen­dant qu’un esprit bien dis­po­sé arrive au terme de son enquête et qu’il se pro­pose de défi­nir ce que sont aujourd’hui les pro­tes­tants libé­raux. Il arri­ve­ra au constat qu’il s’agit d’une nébu­leuse d’individus que rap­proche pré­ci­sé­ment l’idée qu’il convient d’être une nébu­leuse pour être pro­tes­tants comme ils l’entendent. Tout ce qui pour­rait être soup­çon­nable de pen­sée unique ou d’obéissance ecclé­sias­tique leur est haïs­sable.

Il y a ain­si de fortes têtes qua­si­ment athées, des bult­man­niens bon teint, des idéo­logues de la chris­to­lo­gie d’en bas, des anti­tri­ni­taires, des zwin­gliens, des par­ti­sans de la théo­lo­gie du Pro­cess, des sen­ti­men­taux et des ratio­na­li­sants… Tous peuvent à bon droit se récla­mer d’une part de l’héritage et ils conviennent que ce qui les réunit est un com­mun art de croire, où la ques­tion est essen­tielle et la réponse sinon acces­soire, en tout cas tou­jours tran­si­toire. Peut-on par­ler de théo­lo­gie libé­rale au sin­gu­lier ? Voi­là qui est fort dou­teux.

Les pro­tes­tants libé­raux par­tagent aus­si de solides aver­sions qui cimentent leur cohé­sion. Citons pêle-mêle : l’ecclésiologie romaine, le Sym­bole des Apôtres, la cène heb­do­ma­daire et plus géné­ra­le­ment tout ce qui serait rite trop habi­tuel ou dis­ci­pline trop stricte.

On note aus­si très majo­ri­tai­re­ment chez eux le sou­ci d’éviter la rup­ture avec les autres, croyants ou non, et la convic­tion que l’amour de Dieu Lui fait devoir de sau­ver tous les hommes.

Il y a toute rai­son de pen­ser que de tels croyants exis­te­ront tou­jours au sein du pro­tes­tan­tisme, et tant mieux. Mais faut-il pour autant qu’ils s’organisent en un cou­rant, avec jour­nal et paroisses de réfé­rence ? Certes, tout exclu­si­visme leur étant par nature étran­ger, il n’y a aucun risque de dérive sec­taire. On peut s’interroger tou­te­fois sur la per­ti­nence d’un dra­peau bran­di sur un champ de bataille désert, voire uto­pique. L’orthodoxie, au sens du XIXe siècle, ces défen­seurs d’un phare assailli par la défer­lante de la révo­lu­tion indus­trielle et des phi­lo­so­phies du soup­çon (le fameux trip­tyque Marx, Nietzsche, Freud), n’existe plus1. Non pas tant que les libé­raux aient, comme cer­tains le reven­diquent par­fois, gagné la bataille. Leur croyance d’antan dans le « pro­grès » et leur opti­misme sur l’homme n’ont pas résis­té à la Grande Guerre. Sur­tout deux phé­no­mènes expliquent que l’on est main­te­nant ailleurs.

Tout d’abord la mesure de l’opa­ci­té du lan­gage qui a ren­du caducs les débats sur la « lettre des for­mules »2. Ensuite et sur­tout la fin de l’hégémonie de l’Histoire comme cri­tère de véri­té dans la recherche biblique3. Cela dit, il n’est pas néces­saire pour exis­ter qu’il y ait un adver­saire.

A mon sens, le pro­tes­tan­tisme libé­ral sera demain ce qu’il a tou­jours été : un mou­ve­ment mino­ri­taire regrou­pant des intel­lec­tuels qui peuvent se per­mettre d’être atten­tifs à ce qui vient des marges et des par­vis car ils sont assez équi­pés pour que leur centre ne titube pas. Le pas­sé tou­te­fois a mon­tré qu’une sur­dose de libé­ra­lisme pou­vait mener à un athéisme grin­çant, il y a des exemples célèbres !

Leur pré­oc­cu­pa­tion d’ouverture, qui les rend plus atten­tifs à l’accueil des convic­tions des autres qu’à l’expression des leurs, ce désir de dia­logue avec tout et tous laissent une impres­sion de flou, même s’il s’agit en fait de lar­geur d’esprit. Qui trop embrasse mal étreint. Il ne semble d’ailleurs pas qu’un grand souffle libé­ral gonfle les voiles des paroisses pro­tes­tantes ni que cette éti­quette soit de nature à faire croître les effec­tifs.

Mais il n’y a pas lieu de déplo­rer que des hommes et des femmes se retrouvent pour échan­ger et tra­vailler ensemble, et forment ain­si une sorte de club dont je sais qu’il est cha­leu­reux et sans exclu­sive. Mais il m’étonnerait que ce soit là qu’il faille cher­cher les matières pre­mières de l’avenir du pro­tes­tan­tisme.

Renon­cer modes­te­ment à cher­cher Dieu par­tout, car Il risque fort alors de n’être plus nulle part. La théo­lo­gie chré­tienne doit recon­naître qu’elle occupe un champ défi­ni, et donc qu’il y a quan­ti­té de domaines de la connais­sance et de la culture où elle n’a rien à dire4. Cela ne signi­fie pas pour autant que les chré­tiens doivent se dés­in­té­res­ser de ces domaines. Ils doivent seule­ment se rendre compte que leur foi ne les rend pas là dif­fé­rents des autres. Ceci per­met aux chré­tiens de se trou­ver plus déten­dus et de res­ter fra­ter­nels quand ils sont en désac­cord sur des sujets où la théo­lo­gie ne dif­fuse aucune lumière.

En revanche, là où elle a quelque chose à dire, elle se doit de le rendre intel­li­gible, c’est-à-dire dis­tin­guable des autres dis­cours, ce qui n’est pas facile dans la caco­pho­nie ambiante.

Il s’agit de pro­cla­mer dans l’actualité le salut et la vie éter­nelle, bref, l’Évangile. Et que les libé­raux le veuillent ou non, ce sera tou­jours un dis­cours de rup­ture. On ne pro­gresse pas vers l’Évangile, on change radi­ca­le­ment ou pas du tout.

Ndrl : Serge Ober­kampf de Dabrun, que j’ai eu plu­sieurs fois l’oc­ca­sion de ren­con­trer quand j’é­tais pas­teur à Paris (jus­qu’en 2006) a été pas­teur jus­qu’à sa mort de l’Église Réfor­mée de France (voir ci-après pour une bio­gra­phie). Il est décé­dé le 11 avril 2010. Per­son­nel­le­ment, je ne le clas­se­rais pas, à pro­pre­ment par­ler, dans le cou­rant néo-cal­vi­niste, au même titre qu’un Pierre Mar­cel ou qu’un Pierre Cour­thial, et cer­tains de ses pro­pos ont clai­re­ment des relents bar­thiens. Il était néan­moins très proche et sym­pa­thi­sant de la Facul­té Jean Cal­vin où il comp­tait de vrais amis, notam­ment notre ami com­mun Jean-Marc Dau­mas de Cor­nil­hac. Il avait enta­mé une thèse sur Auguste Lecerf, mais ne l’a­vait pas ter­mi­née. Il m’a­vait remis l’é­bauche de ses recherches, que j’ai tou­jours en ma pos­ses­sion. Il mérite d’être men­tion­né sur ce blog, notam­ment pour ses cri­tiques acerbes à l’é­gard du pro­tes­tan­tisme libé­ral.

Voir de cet auteur :

L’É­van­gile au risque de la parole : pré­di­ca­tions (bro­ché) – 4 juin 2006

Autres (Librai­rie Jean Cal­vin)

Vidéos :

Mgr Domi­nique Rey et le pas­teur Jean-Charles Ten­rei­ro nous parlent du livre de Serge Ober­kampf L’E­van­gile au risque de la parole, 19 févr. 2012.
Après s’être ren­du la veille, sur la terre de ses ancêtres à Dabrun, non loin de Wit­ten­berg en Saxe, le pas­teur Serge Ober­kampf de Dabrun nous gra­ti­fie d’une belle pré­di­ca­tion à l’É­glise fran­çaise hugue­note de Ber­lin, le dimanche 15 juillet 2007.

Ci-après un article de Sébas­tien Fath à l’a suite l’oc­ca­sion du décès du pas­teur Serge Ober­kampf de Dabrun :

Le pas­teur réfor­mé fran­çais Serge Ober­kampf de Dabrun s’est éteint le dimanche 11 avril 2010 à l’hôpital Euro­péen Georges Pom­pi­dou à Paris. Il était âgé de 61 ans, marié à Anne, et père de cinq enfants.

Le bul­le­tin de l’É­glise réfor­mée de Saint-Ger­main en Laye pour mars-avril 2010 annon­çait qu’il pré­si­de­rait le culte pour les dimanches 18 et 25 avril 2010 : c’est dire si sa dis­pa­ri­tion subite a pris tout le monde de court.

C’est aux États-Unis que Serge Ober­kampf de Dabrun a vu le jour en 1948, dans la ville de New-York.

Après avoir effec­tué des études de sciences poli­tiques et de théo­lo­gie à Paris et Mont­pel­lier, il a exer­cé le minis­tère pas­to­ral à Saint-Etienne (Loire), puis au Havre (Seine-Mari­time). Il a été ensuite secré­taire géné­ral de la Socié­té biblique fran­çaise entre 1991 et 1997. Entre 1998 et 2008, il a mar­qué la paroisse réfor­mée du Luxem­bourg à Paris de son pas­to­rat inno­vant et éner­gique, avant de pour­suivre son minis­tère à l’ERF de Saint-Ger­main en Laye.

C’est une figure impor­tante du pro­tes­tan­tisme fran­çais actuel qui s’en est allée. Au-delà du pro­tes­tan­tisme, c’est un acteur de l’his­toire du chris­tia­nisme contem­po­rain dans l’hexa­gone qui tire sa révé­rence.

A ce titre, l’his­to­rien rap­pel­le­ra qu’au fil de son minis­tère, Serge Ober­kampf a mar­qué l’i­den­ti­té réfor­mée fran­çaise par un cha­risme ensei­gnant plein de faconde, de sub­stance et d’au­dace. Il était deve­nu une per­son­na­li­té incon­tour­nable du pro­tes­tan­tisme pari­sien, au tra­vers d’un minis­tère pas­to­ral exer­cé durant près de 11 ans dans la pres­ti­gieuse paroisse du Luxem­bourg, deve­nue en 2006 la paroisse de Pen­te­mont-Luxem­bourg.

Engagements œcuméniques (évangéliques / catholiques)

Au-delà, il s’est signa­lé éga­le­ment par un enga­ge­ment œcu­mé­nique mul­ti-facettes sous le sceau de l’an­nonce évan­gé­lique.

D’a­bord en direc­tion de la diver­si­té pro­tes­tante : de sen­si­bi­li­té évan­gé­lique, il fit long­temps le lien entre milieu réfor­mé et monde évan­gé­lique, notam­ment au tra­vers de son impli­ca­tion dans l’Al­liance Evan­gé­lique de France (AEF).

Ensuite en direc­tion des catho­liques et des ortho­doxes : ami de Mon­sei­gneur Rey, évêque de Fré­jus, il avait signé avec lui un livre d’en­tre­tien robo­ra­tif inti­tu­lé L’in­so­lence de l’É­van­gile, Allez et annon­cez ! (S. Ober­kampf, Mgr D. Rey, inter­ro­gés par Jacques Bon­na­dier, Mar­seille, édi­tions Oné­sime, 2007). Il y sou­li­gnait notam­ment son sou­ci de contri­buer, par le « minis­tère de la Parole », à un enga­ge­ment accru des fidèles, déjouant la pas­si­vi­té de l’ha­bi­tude.

« Le sens de notre com­bat aujourd’­hui, c’est de faire pas­ser les chré­tiens de l’é­tat de consom­ma­teurs – ils sont dans une socié­té chré­tienne, ils vont au culte ou à la messe, ils écoutent béa­te­ment le prêche – à celui d’ac­teurs, de pre­neurs de parole et c’est là un chan­ge­ment radi­cal. »

S. Ober­kampf, L’in­so­lence de l’É­van­gile, Allez et annon­cez !, p.148.

Retour à la visibilité du témoignage

Quand vien­dra le temps du recul et du bilan socio-his­to­rique, on retien­dra aus­si de Serge Ober­kampf qu’il a été de ceux qui ont anti­ci­pé, quelques années avant que cela ne rede­vienne (en par­tie) à la mode, le « retour à la visi­bi­li­té »  pro­tes­tante réfor­mée, au tra­vers d’une annonce expli­cite et pro­phé­tique du mes­sage chré­tien, quitte à bous­cu­ler ou déran­ger cer­tains.

Il plai­dait, selon le titre de son recueil de publi­ca­tions publié en 2006, pour l’Évan­gile au risque de la parole (Mar­seille, ed. Oné­sime, 2006).

Pour ma part, j’ai croi­sé plus d’une fois le sillage de cet homme dont on n’ou­bliait ni la sta­ture, ni la voix et l’hu­mour, ni les pro­pos.

Si mes sou­ve­nirs sont bons, ma pre­mière ren­contre avec lui date du 13 avril 2002, à l’oc­ca­sion d’une confé­rence qu’on m’a­vait deman­dé de don­ner à Paris,  en tant qu’­his­to­rien, lors de l’as­sem­blée géné­rale de l’Al­liance Évan­gé­lique de France. Plus récem­ment, il m’a­vait éga­le­ment invi­té à inter­ve­nir dans le cadre d’une table-ronde à l’é­glise de Pen­te­mont, le 26 mai 2006, puis, le 13 octobre 2007 (école alsa­cienne à Paris), à l’oc­ca­sion des 150 ans de la paroisse réfor­mée du Luxem­bourg.

A cha­cune de nos ren­contres, j’a­vais pu appré­cier son sens du débat, sa hau­teur de vue et son hos­pi­ta­li­té cha­leu­reuse.

Art de la passerelle et rupture du prophète

N’hé­si­tant pas à déplaire, quitte à oser le contre-cou­rant, y com­pris par rap­port aux col­lègues, Serge Ober­kampf de Dabrun était pour­tant très rare­ment déplai­sant. Bien au contraire, nom­breux sont celles et ceux (qu’ils soient d’ac­cord ou non avec lui) qui saluent ses grandes qua­li­tés humaines, sa cha­leur et sa géné­ro­si­té. C’est notam­ment le cas  du pré­sident de la Fédé­ra­tion Pro­tes­tante de France, le pas­teur Claude Baty, qui regrette, dans un com­mu­ni­qué du 13 avril 2010, d’a­voir per­du là un « ami ».

Dans l’heb­do­ma­daire Réforme du 15 avril 2010, Antoine Nouis et Jean-Luc Mou­ton se réclament aus­si de cette ami­tié tis­sée avec un « homme libre » (« A Dieu Serge ! », p.3).

Mélange com­plexe d’as­su­rance et de pres­tance très HSP (Haute Socié­té Pro­tes­tante) et d’un esprit d’in­dé­pen­dance que n’au­rait pas renié le « petit peuple évan­gé­lique », il réa­li­sait cette syn­thèse très inha­bi­tuelle (car c’est sou­vent l’un ou l’autre) entre art de la pas­se­relle et rup­ture du pro­phète.

Dans l’é­di­to de mars-avril 2010 du bul­le­tin de l’ERF de Saint-Ger­main en Laye, il écri­vait ceci. Qu’on adhère au conte­nu ou pas, ce texte tra­duit l’es­pé­rance chré­tienne qui le por­tait et, à ce titre, il contri­bue à com­prendre le sens de son enga­ge­ment :

« Ce que l’Évangile affirme, c’est que Dieu en Jésus-Christ ne sup­prime pas la souf­france et la mort mais s’y tient à nos côtés, et qu’un jour vien­dra où la défaite du Mal appa­raî­tra au grand jour.
Dieu donne par grâce, au sein des vicis­si­tudes que connaît toute l’humanité quelque chose de plus que l’existence : la vie éter­nelle. L’existence du chré­tien, comme celle de tous les hommes est aléa­toire. Cer­tains péris­sent à vingt ans, d’autres à 60, d’autres à 90. (…) Le résul­tat est qu’on ne peut rien fon­der sur nos exis­tences sauf l’urgence de trou­ver la Vie. »

Serge Ober­kampf de Dabrun, mars-avril 2010, bul­le­tin de l’ERF de Saint-Ger­main-en-Laye, p. 1 et 2.
  1. Ndrl : Je ne par­tage pas le point de vue de l’au­teur ici. Le cou­rant ortho­doxe a évo­lué, certes, mais de là à dire qu’il a dis­pa­ru, cela est évi­dem­ment exa­gé­ré. ↩︎
  2. Ndrl : Je ne par­tage pas du tout le point de vue expri­mé ici. Il n’y a rien de caduque dans le hia­tus entre l’or­tho­doxie, qui est atta­chée à la lettre des for­mules, et libé­ra­lisme théo­lo­gique, qui lui ne s’y attache effec­ti­ve­ment pas du tout. Pour une cri­tique du plu­ra­lisme théo­lo­gique voir en par­ti­cu­lier, de Daniel Ber­gèse : L’ob­ses­sion plu­ra­liste. ↩︎
  3. Ndrl : Ce point en revanche me semble essen­tiel. La cri­tique biblique (méthode his­to­ri­co-cri­tique) pré­ten­du­ment scien­ti­fique que reven­di­quaient les libé­raux du 19e siècle a per­du de sa per­ti­nence. La rigueur scien­ti­fique n’est plus de son côté. D’ailleurs, l’a-t-elle jamais été ? ↩︎
  4. Ndrl : Cette der­nière for­mu­la­tion n’est pas en pleine réso­nance avec la théo­lo­gie cal­vi­niste clas­sique qui estime, avec Abra­ham Kuy­per qu” « il n’est pas de domaine de la vie des hommes dont le Christ ne puisse dire « c’est à moi ! » ». Elle est donc à nuan­cer. ↩︎

par

Étiquettes :

Commentaires

Une réponse à « Le libéralisme théologique a‑t-il encore un avenir ? – Serge Oberkhampf de Dabrun »

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Foedus

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture