Gustave Doré, Moïse

L’Écriture, Traité d’Alliance – Pierre Courthial

Article tiré de : Pierre Cour­thial, Fon­de­ments pour l’Avenir, Aix-en-Pro­vence, Ed. Keryg­ma, 1982.

L’É­glise, en tant que peuple de Dieu péré­gri­nant dans l’his­toire, n’a jamais été, dans l’an­cienne comme dans la nou­velle dis­po­si­tion de l’Al­liance de grâce rédemp­trice, sans une Écri­ture Sainte, sans une Parole de Dieu écrite, sous l’au­to­ri­té de laquelle Dieu l’a pla­cée.

Dés l’as­sem­blée inau­gu­rale et consti­tu­tive du peuple allié de Dieu, au Sinaï, au temps de Moise, l’É­glise (en hébreu de l’An­cien Tes­ta­ment : qahal, en grec des Sep­tante et du Nou­veau Tes­ta­ment : eccle­sia) a reçu de Dieu un com­men­ce­ment d’É­cri­ture Sainte : le Déca­logue, dont les par­ties dis­tinctes cor­res­pondent exac­te­ment à celles des trai­tés écrits d’al­liance entre un Suze­rain et son vas­sal, en usage au Moyen-Orient dans le même second mil­lé­naire avant notre ère.

Noyau ini­tial du Trai­té d’Al­liance entre le Sei­gneur et son Église qu’est l’en­semble plei­ne­ment déve­lop­pé de l’É­cri­ture Sainte, le Déca­logue com­porte, comme les trai­tés d’al­liance de cette époque retrou­vés depuis quelques décen­nies :

- un pro­logue rap­pe­lant d’a­bord l’i­den­ti­té du Suze­rain : « Je suis le Sei­gneur, ton Dieu », et, ensuite, l’ex­ploit his­to­rique qu’il a accom­pli en faveur de son vas­sal : « qui t’ai fait sor­tir du pays d’É­gypte, de la mai­son de ser­vi­tude » ;

- puis, l’é­nu­mé­ra­tion des obli­ga­tions de gra­ti­tude et de confiance du vas­sal envers son Suze­rain, avec les pro­messes et les menaces qui lui seront appli­quées selon sa fidé­li­té ou ses infi­dé­li­tés aux sti­pu­la­tions du Trai­té : « Tu n’au­ras pas d’autres dieux devant ma face » et la suite des autres paroles.

En affir­mant solen­nel­le­ment d’une même voix : « Nous ferons tout ce que le Sei­gneur a dit » (Ex 24.3) et en pre­nant un repas solen­nel dans la vision de Dieu (Ex 24.11), le peuple entier fait le ser­ment d’ob­ser­ver le trai­té écrit et les paroles de son Suze­rain comme il était d’u­sage lors de l’é­ta­blis­se­ment d’un trai­té d’alliance à cette époque.

L’u­sage, lors de l’é­ta­blis­se­ment d’un trai­té écrit d’al­liance, vou­lait aus­si que le trai­té soit rédi­gé en deux exem­plaires dont l’un était dépo­sé dans le sanc­tuaire du dieu du Suze­rain et l’autre dans le sanc­tuaire du dieu du vas­sal.

De même, le Déca­logue a été écrit en deux exem­plaires, sur deux tables de pierre, les deux « tables de l’Al­liance », mais ici, comme le sanc­tuaire du Suze­rain, le Sei­gneur Dieu, et le sanc­tuaire du vas­sal, Israël, coïn­ci­daient, les deux exem­plaires furent dépo­sés ensemble, sur l’ordre de Dieu, dans le même sanc­tuaire, dans l” « arche de l’Alliance » au sein du taber­nacle.

Plus tard, « lorsque Moïse eut com­plé­te­ment ache­vé d’é­crire dans un livre les paroles de la Loi » (Dt 31.24), ce livre de la Loi, déve­lop­pe­ment ins­pi­ré du Déca­logue qui en était le noyau, fut pla­cé, comme le rap­porte le Deu­té­ro­nome, « à côté de l’arche de l’Al­liance du Sei­gneur » (Dt 31.26), « comme témoin contre Israël », est-il pré­ci­sé.

Ain­si le taber­nacle – plus tard le Temple – avec l’arche de l’Al­liance et son conte­nu – le Trai­té écrit de l’Alliance – est-il éri­gé, devant Israël et au milieu d’Israël, signi­fiant à la fois la volon­té et les pro­messes de fidé­li­té du Sei­gneur-Suze­rain envers son peuple-vas­sal et l’en­ga­ge­ment de gra­ti­tude et d’o­béis­sance du peuple-vas­sal à l’é­gard de son Sei­gneur-Suze­rain, signi­fiant aus­si à la fois la « misé­ri­corde jus­qu’en mille géné­ra­tions » du « Dieu fidèle qui garde son Alliance » et l’exi­gence du Sei­gneur que son Église, son peuple, « l’aime et garde ses com­man­de­ments » (Ex 20.6 ; Dt 7.29).

De même que l’arc-en-ciel, selon la parole de Dieu à Noé, est le signe de l’Al­liance de la grâce uni­ver­selle de patience et de bien­veillance du Sei­gneur-Créa­teur avec toute l’hu­ma­ni­té (Gn 9.8 et 55), de même l’arche et son conte­nu d’É­cri­ture Sainte com­men­cée est le signe de l’Alliance de la grâce par­ti­cu­lière et rédemp­trice du Sei­gneur-Créa­teur-Sau­veur avec son peuple.

Si le com­men­ce­ment d’une mise par écrit de la Parole de Dieu, en tant que Trai­té d’Alliance, a inau­gu­ré et éta­bli solen­nel­le­ment et juri­di­que­ment l’É­glise de Dieu dans l’his­toire (Paren­thèse impor­tante : ce qui ne veut pas dire qu’il n’y avait pas eu aupa­ra­vant, comme nous le savons de façon sure par l’Écriture elle-même, des paroles de Dieu, dont cer­taines déjà écrites, ni des croyants pour les rece­voir, les entendre, les gar­der et les suivre), le déve­lop­pe­ment ulté­rieur de l’É­cri­ture s’est pour­sui­vi jus­qu’à l’âge apos­to­lique, assu­rant et accom­pa­gnant la crois­sance et la marche du peuple de Dieu.

Au fur et à mesure que la Bible s’est ain­si déve­lop­pée, s’im­po­sant d’elle-même, à chaque étape, avec son auto­ri­té de Parole de Dieu ins­pi­rée, le des­sein rédemp­teur de Dieu, cen­tré sur le Christ (à venir, dans l’An­cien Tes­ta­ment ; déjà venu et qui revient dans le Nou­veau Tes­ta­ment), a pro­gres­si­ve­ment été révé­lé. Aus­si, depuis son achè­ve­ment à l’âge apos­to­lique, cha­cune des par­ties, cha­cune des pages, cha­cune des phrases de l’É­cri­ture est-elle ins­crite dans un contexte inté­gral qui en éclaire et en pré­cise le conte­nu de sens, de plus en plus et de mieux en mieux, pour l’en­semble de l’É­glise et pour cha­cun de ses membres, sous l’illu­mi­na­tion du même Saint-Esprit qui a por­té, conduit et ins­pi­ré infailli­ble­ment l’en­semble et cha­cun des divers rédac­teurs humains de l’É­cri­ture.

C’est par une action conti­nue de son auto­ri­té et de son ins­pi­ra­tion, depuis le temps du Déca­logue don­né au Sinaï jusqu’à l’a­chè­ve­ment du Nou­veau Tes­ta­ment à l’âge apos­to­lique, que le Sei­gneur-Suze­rain a consti­tué sou­ve­rai­ne­ment pour son Église-vas­sale le canon, la règle nor­ma­tive, de l’É­cri­ture Sainte. Autre­ment dit jamais l’É­glise, le peuple de Dieu n’a été sans une Écri­ture Sainte à laquelle se réfé­rer pour s’y sou­mettre. Le carac­tère pro­gres­sif de la for­ma­tion divine de l’É­cri­ture n’ôte rien à l’au­to­ri­té qu’elle a eue dés le départ, au temps de Moïse, pour le peuple de Dieu. La coïn­ci­dence his­to­rique de l’o­ri­gine de l’É­cri­ture et de la consti­tu­tion du peuple de Dieu, puis du déve­lop­pe­ment de l’É­cri­ture et de la pro­gres­sion du peuple de Dieu et enfin de l’a­chè­ve­ment de l’É­cri­ture et de l’en­trée défi­ni­tive du peuple de Dieu dans les « der­niers temps », à l’âge apos­to­lique, démontre clai­re­ment que le Sei­gneur-Suze­rain a vou­lu que son Église-vas­sale lui soit alliée, unie et sou­mise, en Jésus-Christ, par l’au­to­ri­té de sa parole écrite et ins­pi­rée.

L’É­glise fidèle, sous l’an­cienne comme sous la nou­velle dis­po­si­tion de l’Alliance de grâce rédemp­trice, a tou­jours recon­nu et confes­sé cette auto­ri­té de l’É­cri­ture qui la domine, et à laquelle elle doit sans cesse reve­nir pour s’y ran­ger.

C’est, en par­ti­cu­lier, ce que les Églises de la Réfor­ma­tion - Eccle­sia refor­ma­ta et sem­per refor­man­da – ont recon­nu et confes­sé avec force et véri­té, aux XVIe et XVIIe siècles.

La confes­sion de foi des Églises réfor­mées en France, de 1559, affirme : « Nous croyons que la Parole qui est conte­nue dans ces livres (les livres de l’É­cri­ture) a Dieu pour ori­gine, et qu’elle détient son auto­ri­té de Dieu seul et non des hommes. Cette Parole est la règle de toute véri­té et contient tout ce qui est néces­saire au ser­vice de Dieu et à notre salut ; il n “est donc pas per­mis aux hommes, ni même aux anges, d’y rien ajou­ter, retran­cher ou chan­ger. Il en découle que ni l’an­cien­ne­té ni les cou­tumes, ni le grand nombre, ni la sagesse humaine, ni les juge­ments, ni les arrêts, ni les lois, ni les décrets, ni les conciles, ni les visions, ni les miracles ne peuvent être oppo­sés à cette Écri­ture Sainte, mais qu’au contraire toutes choses doivent être exa­mi­nées, réglées et réfor­mées d’a­près elle. »

Dés son noyau : le Déca­logue, et pro­gres­si­ve­ment ensuite tout au long de son éla­bo­ra­tion sous l’ac­tion ins­pi­ra­trice et for­ma­trice de l’Es­prit Saint, l’É­cri­ture s’est consti­tuée, avec sa pleine auto­ri­té de Parole de Dieu, comme Trai­té de l’Alliance du Sei­gneur avec son peuple, du Christ-Époux avec son Église-Épouse. Ain­si, toute la vie cultuelle et cultu­relle, toute la vie « litur­gique », c’est-à-dire toute la vie au ser­vice de Dieu du peuple de Dieu, de l’É­glise de Dieu (leï­tour­gia = ser­vice) a‑t-elle été pla­cée, et demeure pla­cée, sous les sti­pu­la­tions, sous la règle du Trai­té d’Alliance qu’est l’É­cri­ture. Et, de même qu’un vas­sal n’a­vait aucune auto­ri­té pour ajou­ter ou retran­cher aux paroles ins­crites par son Suze­rain dans un trai­té, comme aus­si pour les chan­ger, et que, seul le Suze­rain avait auto­ri­té pour déve­lop­per, com­plé­ter, pré­ci­ser et, au besoin, modi­fier sur tel ou tel point, les termes et le conte­nu d’un trai­té, de même, et a for­cio­ri, seul le Sei­gneur Dieu, par sa sou­ve­raine auto­ri­té a‑t-il eu pou­voir d’é­la­bo­rer, en le com­plé­tant, en le pré­ci­sant et, au besoin en le modi­fiant sur tel ou tel point, par son ins­pi­ra­tion infaillible de ses divers et suc­ces­sifs auteurs humains, le Trai­té d’Al­liance avec son peuple qu’est et demeu­re­ra l’É­cri­ture : « Le ciel et la terre pas­se­ront, mais mes paroles ne pas­se­ront point » (Mt 24.35 ; cf. Mt 5.18 ; Lc 16.17).

Si la struc­ture rédac­tion­nelle de telle ou telle par­tie de l’Écriture (nous l’a­vons dit pour le Déca­logue ; il en est de même, par exemple, pour le Deu­té­ro­nome) est exac­te­ment en forme de « trai­té d’al­liance », en tous points com­pa­rable à celle des trai­tés d’al­liance du second mil­lé­naire avant notre ère – ce qui rend ana­chro­niques et scien­ti­fi­que­ment insou­te­nables, à nos yeux, les hypo­thèses clas­siques d’une cer­taine cri­tique ratio­na­liste sur l’é­poque de com­po­si­tion du Penta­teuque – c’est l’Écriture tout entière qui est, sinon en forme, du moins en conte­nu de sens, Trai­té d’Al­liance. Si bien que toutes les par­ties et tous les genres lit­té­raires de la Bible concourent à l’ex­pres­sion de l’Al­liance que Dieu a éta­blie entre lui et son peuple.

Cela est aus­si vrai pour la riche diver­si­té de lois que contient l’An­cien Tes­ta­ment et par les­quelles le Sei­gneur veut régir tous les domaines de l’exis­tence de son peuple – domaines cultuels et domaines cultu­rels – que pour les récits his­to­riques qui nous rap­portent ce que Dieu a fait pour lui dans le cadre de l’u­ni­vers qu’il a créé et de l’his­toire uni­ver­selle qu’il conduit, et com­ment Dieu réagit par sa grâce et par son juge­ment, à la fidé­li­té et aux infi­dé­li­tés de son Église par rap­port aux sti­pu­la­tions de l’Al­liance. Au reste, dans les livres de Josué (8.30 et ss ; 23 et 24), de Samuel (I.12 ; II.7), des Rois (II.11 ; 22 ; 23), des Chro­niques (II.15 ; 34 ; 35), d’Es­dras (9 et 10) et de Néhé­mie (9 et 10), les récits de renou­vel­le­ment de l’Al­liance consti­tuent les nœuds de la nar­ra­tion his­to­rique.

Cela est aus­si vrai pour les livres pro­phé­tiques, la mis­sion, la charge des pro­phètes étant d’être des ambas­sa­deurs de Dieu auprès du peuple-vas­sal pour le rap­pe­ler aux pro­messes et aux exi­gences de l’Al­liance éta­blie et pour­sui­vie par le Sei­gneur-Suze­rain, que pour les livres poé­tiques : les Psaumes ins­pi­rés ont été don­nés par le Sei­gneur à son peuple pour qu’il exprime la louange du Dieu fidèle à son Alliance comme aus­si la peine et le regret de l’a­voir offen­sé en vio­lant son Alliance ; les Livres sapien­tiaux rap­pellent que la sagesse est de « craindre » le Sei­gneur de l’Al­liance et disent com­ment, très pra­ti­que­ment, la Parole de l’Al­liance doit être obser­vée.

Cela est vrai enfin des livres du Nou­veau Tes­ta­ment dont les auteurs se recon­naissent « ser­vi­teurs de la nou­velle Alliance » (2 Co 3.6) et attestent que Jésus est le Mes­sie-Sei­gneur de l’Al­liance dont il est à tou­jours l’u­nique Média­teur « par le sang d’une Alliance éter­nelle » (Hb 13.20) et sa résur­rec­tion.

Les noms mêmes d’An­cien et de Nou­veau Tes­ta­ments, d’an­cienne et de nou­velle Alliances sou­lignent que la Sainte Écri­ture, en son entier, est bien le Trai­té de l’Al­liance de grâce rédemp­trice auquel l’É­glise est liée et sou­mise, à la gloire du Sei­gneur et pour son salut, jusqu’à ce que vienne enfin Celui dont elle attend et hâte le Retour triom­phal.

Il convient de remar­quer, en ter­mi­nant, que si l’An­cien et le Nou­veau Tes­ta­ments sont insé­pa­rables et forment ensemble l’u­nique Trai­té de l’Al­liance, la dis­tinc­tion de l’An­cien et du Nou­veau Tes­ta­ment, de l’an­cienne et de la nou­velle dis­po­si­tion de l’u­nique Alliance de grâce rédemp­trice doit être soi­gneu­se­ment obser­vée.

Certes, toute l’É­cri­ture est Parole de Dieu et, dans sa foi et pour sa foi, l’É­glise de la nou­velle dis­po­si­tion est régie aus­si bien par l’An­cien que par le Nou­veau Tes­ta­ments. L’An­cien Tes­ta­ment – Parole de Dieu – est véri­dique et sûr en tout ce qu’il rap­porte. Et l’É­glise de la nou­velle dis­po­si­tion doit rece­voir comme véri­té tout ce que l’An­cien Tes­ta­ment révèle et dit de Dieu, de son œuvre de créa­tion et de gou­ver­ne­ment de l’his­toire, de la chute de l’homme, de la grâce uni­ver­selle de patience et de bien­veillance de Dieu envers l’hu­ma­ni­té – grâce qui borne les effets inten­sifs du péché et pro­meut le déve­lop­pe­ment du genre humain -, de la grâce par­ti­cu­lière et rédemp­trice mani­fes­tée envers Abra­ham et sa des­cen­dance, et sus­ci­tant, pour l’ac­com­pa­gner, l’his­toire sainte d’Israël.

Mais, dans sa vie et pour sa vie, l’É­glise de la nou­velle dis­po­si­tion est régie nor­ma­ti­ve­ment par le Nou­veau Tes­ta­ment, et n’est encore régie par l’An­cien Tes­ta­ment qu’à la lumière du Nou­veau Tes­ta­ment qui l’ac­com­plit. Et cela parce que le Sei­gneur-Suze­rain, en fai­sant pas­ser son peuple-vas­sal de l’an­cienne à la nou­velle dis­po­si­tion de son Alliance, a plei­ne­ment fait connaitre les règles de vie cultuelles et cultu­relles de son Église.

Déjà, au cours de l’his­toire d’Israël sous l’an­cienne dis­po­si­tion, Dieu avait modi­fié des règles éta­blies pour la vie au désert en en ordon­nant d’autres pour la vie en Terre Sainte. Des règles nou­velles avaient été don­nées aus­si pour lui lors de l’é­ta­blis­se­ment de la monar­chie théo­cra­tique.

Après une phase de tran­si­tion, au temps de Jean-Bap­tiste et durant la vie de Jésus et son temps d’hu­mi­lia­tion jusqu’à la croix, phase durant laquelle cer­tains ordres pro­vi­soires avaient été don­nés en vue de la rapide évan­gé­li­sa­tion d’Israël pour une der­nière som­ma­tion pro­phé­tique de retour du peuple de Dieu à la vivante réa­li­té de l’Al­liance, la modi­fi­ca­tion des règles de vie du peuple de Dieu fut autre­ment consi­dé­rable. La glo­ri­fi­ca­tion du Mes­sie d’Israël, notre Sei­gneur Jésus-Christ ; la des­cente de l’Es­prit Saint sur les dis­ciples au jour de la Pen­te­côte ; l’ex­ten­sion du peuple de Dieu, d’Israël aux Nations ; l’a­bo­li­tion des sacri­fices cultuels au Temple de Jéru­sa­lem, sacri­fices qui pré­fi­gu­raient et annon­çaient le sacri­fice unique et par­fait de la croix ; l’en­sei­gne­ment nou­veau de Jésus et des apôtres qu’il avait choi­sis, inau­gu­rèrent une ère nou­velle de vie et de mis­sion pour l’É­glise, le peuple de Dieu, entrée dans les « der­niers temps » de l’his­toire. Le Trai­té d’Al­liance un et indi­vi­sible qu’est l’É­cri­ture se conclut, ain­si, dans le Nou­veau Tes­ta­ment par des dis­po­si­tions nou­velles aux­quelles, pour sa vie et par sa vie, le peuple de Dieu de la nou­velle dis­pen­sa­tion est désor­mais sou­mis jusqu’à la fin.

Pierre Cour­thial

Source ico­no­gra­phique : Gus­tave Doré, Moïse.


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