Grégoire de Nazianze

Grégoire de Nazianze (329–390)

Théologien et docteur de l’Église, évêque de Constantinople (380–381)

Grégoire de Nazianze

Apport pour la Théologie Réformée :

Gré­goire de Nazianze est l’un de mes Pères de l’É­glise pré­fé­rés, avec Saint Augus­tin. Son sens de Dieu est remar­quable. Il n’a pas été sur­nom­mé « le Théo­lo­gien » ‒ au même titre que l’A­pôtre Jean ‒, pour rien.

On retrouve chez Cal­vin des accents simi­laires pour ce qui est de la théo­lo­gie du Saint Esprit. Cal­vin a par­fois été sur­nom­mé, comme Gré­goire de Nazianze, le théo­lo­gien du Saint Esprit. Il faut en par­ti­cu­lier s’ar­rê­ter sur ce que le Réfor­ma­teur de Genève dit au sujet du « témoi­gnage inté­rieur du Saint Esprit » pour s’en convaincre.

On retrouve aus­si des accents simi­laires sur la notion de l’in­com­pré­hen­si­bi­li­té de Dieu. Gré­goire a déve­lop­pé une théo­lo­gie très équi­li­brée entre l’ap­proche apo­pha­tique et l’ap­proche dite kata­pha­tique (voir ci-après), entre l’incom­pré­hen­si­bi­li­té de l’es­sence divine et la connais­sa­bi­li­té de Dieu en ver­tu de sa révé­la­tion, entre la théo­lo­gie néga­tive et la théo­lo­gie posi­tive, entre ce que les théo­lo­giens réfor­més nom­me­ront plus tard les attri­buts incom­mu­ni­cables de Dieu et ses attri­buts com­mu­ni­cables, ce que Dieu est « en soi » et ce qu’il est « pour nous » dans l’Al­liance.

Gré­goire est aus­si le cham­pion de l’or­tho­doxie au Concile de Constan­ti­nople face à l’hé­ré­sie arienne, à la suite du Concile de Nicée, et à en par­ti­cu­lier défen­du la pleine divi­ni­té du Saint Esprit, en tant que 3e per­sonnes de la Tri­ni­té.

Il faut noter aus­si sa théo­lo­gie de la culture, qui rejoint celle de son grand ami, Basile de Césa­rée. Les chré­tiens doivent « déro­ber », acqué­rir et assi­mi­ler toutes les richesses des cultures grecques ou égyp­tiennes en reje­tant ce qui relève de l’ido­lâ­trie. On peut par­ler en un sens d’une approche qui se veut uni­ver­sa­liste et inclu­sive, plu­tôt qu’exclu­sive et sec­taire, ou sépa­ra­tiste. Accents que l’on retrou­ve­ra bien plus tard chez les théo­lo­giens de la Réforme, et chez Abra­ham Kuy­per dans ses Lec­tures on cal­vi­nism.

Biographie [wiki] :

Gré­goire de Nazianze (en grec ancien : Γρηγόριος ὁ Ναζιανζηνός), ou « de Naziance », dit « le Jeune », ou encore Gré­goire le Théo­lo­gien, né en 329 en Cap­pa­doce et mort en 390, est un théo­lo­gien et un Doc­teur de l’É­glise. Il fait par­tie avec Basile de Césa­rée et Gré­goire de Nysse des Pères cap­pa­do­ciens.

Issu d’une famille chré­tienne, Gré­goire fait ses études à Alexan­drie puis à Athènes, où il ren­contre Basile de Césa­rée, qui devient son ami. Il rentre à Nazianze, où il est ordon­né prêtre par son père. Ordon­né ensuite contre son gré évêque de Sasimes par Basile de Césa­rée, il ne peut s’é­ta­blir dans cette cité et reste chez son père, deve­nant ain­si le pre­mier évêque auxi­liaire de l’É­glise.

À la mort de son père, il décide de se reti­rer pour mener une vie céno­bi­tique. Il est invi­té à Constan­ti­nople, où il prend part à la lutte contre l’aria­nisme et contre les divi­sions de l’Église de Constan­ti­nople. Par­ti­san de la doc­trine du concile de Nicée, il cherche à défendre la place de l’Esprit Saint dans la théo­lo­gie ortho­doxe.

L’empereur Théo­dose Ier impose Gré­goire de Nazianze comme évêque de Constan­ti­nople. Il pré­side alors le concile de Constan­ti­nople mais démis­sionne alors que les débats sont loin d’être ache­vés. Il retourne à Nazianze, où il écrit de nom­breuses lettres et dis­cours en faveur notam­ment de la thèse qui consi­dère l’Esprit Saint comme l’une des per­sonnes de la Tri­ni­té.

La richesse des écrits théo­lo­giques de Gré­goire conduit très vite à sa recon­nais­sance dans toute la chré­tien­té. Ses œuvres sont tra­duites en latin, puis dans dif­fé­rentes langues. Il influence signi­fi­ca­ti­ve­ment la théo­lo­gie de la Tri­ni­té tant des Pères grecs que des Pères latins.

Père de l’É­glise, il est intro­duit dans le bré­viaire comme Doc­teur de l’É­glise par le pape Pie V en 1568. Il est véné­ré tant par les catho­liques que par les ortho­doxes.

Ses reliques, trans­fé­rées à Rome au viiie siècle pour évi­ter leur des­truc­tion lors de la que­relle ico­no­claste, ont été res­ti­tuées en 2004 par le pape Jean-Paul II au patriarche Bar­tho­lo­mée Ier de Constan­ti­nople. Ce geste est à inter­pré­ter comme un signe de récon­ci­lia­tion entre catho­liques et ortho­doxes.

Premier concile de Constantinople

Théo­dose Ier décide de convo­quer le deuxième concile de l’his­toire du chris­tia­nisme en mai 381A 33. Le pre­mier concile de Constan­ti­nople, plus res­treint que le concile de Nicée dans la mesure où aucun évêque latin n’a été invi­té19, a pour voca­tion de res­tau­rer la foi pro­cla­mée par le sym­bole de NicéeA 34. Au même moment, Gré­goire, qui a une san­té fra­gile, tombe malade au point qu’il rédige son tes­ta­ment le 31 mai 381A 35.

Le concile de Nicée avait omis de par­ler de la nature divine de l’Es­prit Saint ; or, lors du pre­mier concile de Constan­ti­nople, cette ques­tion fait débat entre les évêques, mais sur­tout pour Gré­goire de Nazianze qui veut que l’on recon­naisse la nature divine du Saint Esprit. Sa posi­tion doc­tri­nale repose sur la for­mule de l’homoou­sios (consub­stan­tia­li­té du Père, du Fils et du Saint-Esprit, selon le cre­do de Nicée). Lors du concile, les évêques uti­lisent une autre for­mule, l’ekpo­reuo­me­non (expres­sion selon laquelle l’Es­prit Saint pro­cède du Père)A 39. Cette for­mule est une vision mini­ma­liste, qui pou­vait être fra­gi­li­sée par cer­tains théo­lo­giens ariens. Cepen­dant, même si la for­mule de Gré­goire n’est pas consa­crée, le concile de Constan­ti­nople recon­naît ouver­te­ment, même si c’est de façon mini­ma­liste, la divi­ni­té de l’Es­prit Saint.

Retraite de Grégoire de Nazianze

À la suite de sa démis­sion du concile, il décide de retour­ner à Nazianze en 381. Il semble pas­ser un temps à se repo­ser et à se soi­gnerA 41. Il dirige alors le dio­cèse de Nazianze de manière inté­ri­maire, le dio­cèse n’ayant pas encore d’é­vêqueA 41.

Il écrit l’é­loge funèbre de Basile de Césa­réeE 6,21, qui est à la fois un éloge de son ami défunt et un véri­table plai­doyer pour la fonc­tion épis­co­pale. Il fait l’é­loge de Basile, qu’il décrit comme un évêque pro­fon­dé­ment croyant et priant, qui a sui­vi la volon­té de Dieu, en pré­fé­rant la suivre à tout prix, et pré­fé­rant Dieu à tout. Gré­goire fait l’é­loge de la for­ma­tion et de la culture de Basile, s’in­sur­geant contre les igno­rants et les borgnes qui se limitent à la for­ma­tion moraleA 42.

Gré­goire de Nazianze pro­fite de cette période pour écrire beau­coup. Non seule­ment des dis­cours, mais aus­si des lettres à ses amisG 5. Le concile de Constan­ti­nople conti­nue en 382 et en 383, mais Gré­goire refuse d’y par­ti­ci­per tout en s’y inté­res­sant et en conseillant ses amis pour la suite du concileA 43. Il per­çoit avec luci­di­té l’im­por­tance que peut avoir la théo­lo­gie d’Apol­li­naire de Lao­di­cée, débat par écrit et attire l’at­ten­tion de son suc­ces­seur à Constan­ti­nople sur les pro­blèmes que l’apol­li­na­risme peut poser. Il uti­lise des for­mules nettes qui sont reprises par les canons ortho­doxes, affir­mant à pro­pos de la nature de la deuxième per­sonne de la Tri­ni­té qu’il y a un seul Fils ayant deux natures : celle de Dieu fait homme et celle d’homme divi­ni­sé. :

Il écrit trois petits trai­tés dits Lettres théo­lo­giques, mais aus­si des poèmes, dont le plus long est son auto­bio­gra­phie. Il rema­nie ses écrits et ses dis­coursA 44. À par­tir de 389, il se retire de toute vie active à Arianze. Il écrit les dis­cours 44 et 45 et meurt en 390.

Postérité

Écrits

Gré­goire de Nazianze reste dans la pos­té­ri­té du fait de ses nom­breux écrits, prin­ci­pa­le­ment ses dis­cours théo­lo­giques. Il a lais­sé éga­le­ment 45 dis­cours, dont la moi­tié pro­non­cée à Constan­ti­nopleF 1. Dif­fé­rents ser­mons ont été dis­tin­gués : cinq dis­cours dits « théo­lo­giques » (Dis­cours 27 à 35), le dis­cours pané­gy­rique d’Atha­nase d’A­lexan­drie (dis­cours 21), les orai­sons funèbres de son père Gré­goire l’An­cien (dis­cours 18), de son frère Césaire de Nazianze et de sa sœur Gor­go­nie (dis­cours 7 et 8), de Basile de Césa­rée (dis­cours 43), et deux dis­cours contre Julien. Il a aus­si écrit de nom­breux poèmes théo­lo­giques et his­to­riques qui traitent d’é­vé­ne­ments de sa vie, ain­si qu’un poème auto­bio­gra­phique (le poème 11)H 2 et une tra­gé­die, la Pas­sion du Christ vécue au tra­vers du per­son­nage de MarieI 4. Une par­tie de la pro­duc­tion poé­tique de Gré­goire est for­mel­le­ment influen­cée par la poé­sie épique — bien qu’il en rejette les thèmes — et s’ex­prime en hexa­mètres dac­ty­liques ain­si qu’en dis­tiques élé­giaques, des formes mor­pho­lo­giques et lexi­cales pui­sées dans le cor­pus homé­rique dont l’u­sage est à la mode au ive siècle22.

Deux cent qua­rante-deux lettres de Gré­goire de Nazianze ont été conser­véesG 5, dont cer­taines ont une grande impor­tance théo­lo­gique (les lettres 101, 102, 20223) contre l’apol­li­na­rismeF 1.

Les orai­sons funèbres consti­tuent un genre que Gré­goire a intro­duit dans l’É­glise. Il a chris­tia­ni­sé les éloges funèbres païens, créant un nou­veau genre lit­té­raireF 1.

La majo­ri­té des écrits qui nous sont par­ve­nus date de la fin de sa vie. Dès la fin du siècle, neuf dis­cours de Gré­goire de Nazianze sont tra­duits en latin par Rufin d’A­qui­léeA 45. Très vite, cer­tains de ses écrits sont tra­duits en arabecoptearmé­niensyriaque. Des manus­crits de Gré­goire de Nazianze sont réper­to­riés dès le viiie siècle, chose extrê­me­ment rare pour l’é­poqueA 46Jacques-Bénigne Bos­suet puise des élé­ments de l’Apo­lo­gé­tique pour rédi­ger le Ser­mon sur l’U­ni­té de l’É­glise, ain­si que son pané­gy­rique de Paul de TarseE 2.

La pre­mière édi­tion com­plète des écrits de Gré­goire de Nazianze est éta­blie par des béné­dic­tins au xviiie siècleNote 4,A 46. Cette édi­tion a été reprise et réim­pri­mée dans la Patro­lo­gie grecque publiée sous le Second EmpireA 46,24. Une nou­velle édi­tion cri­tique est en cours de publi­ca­tionA 47,25.

Saint Gré­goire de Nazianze évoque ici l’a­mi­tié qui le liait à Basile le Grand alors qu’ils étaient tous deux étu­diants à Athènes26.Une seule âme pour deux corps

« Quand, avec le temps, nous nous sommes mutuel­le­ment avoué nos aspi­ra­tions et l’ob­jet de nos aspi­ra­tions — vivre en phi­lo­sophes —, alors, à par­tir de ce moment-là, nous avons été tout l’un pour l’autre, par­ta­geant même toit et même table, pro­fon­dé­ment unis, n’ayant qu’un seul et même regard, déve­lop­pant conti­nuel­le­ment l’un chez l’autre la cha­leur et la fer­me­té de nos aspi­ra­tions.

Il y avait une lutte entre nous deux pour déter­mi­ner celui qui aurait per­son­nel­le­ment non pas la pre­mière place, mais le moyen de céder celle-ci à l’autre, car nous fai­sions nôtre la répu­ta­tion de l’autre. On eût dit chez l’un et chez l’autre une seule âme pour por­ter deux corps, et, s’il ne faut pas croire ceux qui disent que tout est dans tout, on doit nous croire quand nous disons que nous étions l’un dans l’autre et l’un aux côtés de l’autre. Nous n’a­vions tous deux qu’une tâche : pra­ti­quer la ver­tu et vivre en vue des espé­rances futures, déta­chés d’i­ci avant de par­tir d’i­ci. Les yeux fixés sur ce but, nous diri­gions notre vie et notre acti­vi­té tout entière, gui­dés de cette façon par le com­man­de­ment et nous exci­tant mutuel­le­ment à la ver­tu, et, si ce n’est pas pour moi trop dire, étant l’un pour l’autre règle et cor­deau pour dis­tin­guer ce qui est droit de ce qui ne l’est pas.
Pour nous, la grande affaire et le titre suprême consis­taient à être chré­tiens et à en por­ter le nom. »

— St Gré­goire de Nazianze. Dis­cours 43, 19–21, trad. J. Ber­nar­di, Paris, Cerf, coll. « Sources Chré­tiennes » 384, 1992, p. 163–169.

Com­men­taire des Livres des Mac­ca­bées, écrits juifs en langue grecque dont le thème est lié à la révolte des Mac­ca­bées qui eut lieu dans la Judée de l’époque hel­lé­nis­tique.

Heu­reux pré­lude

« Bien peu de gens honorent les Mac­ca­bées, sous pré­texte que leur lutte n’a pas eu lieu après le Christ, eux qui sont pour­tant dignes d’être hono­rés de tous parce que leur endu­rance s’est exer­cée pour la défense des ins­ti­tu­tions de leurs pères ! Et que n’au­raient fait les hommes qui ont subi le mar­tyre avant la pas­sion du Christ, s’ils avaient été per­sé­cu­tés après le Christ et l’a­vaient imi­té dans sa mort pour nous ? Car ceux qui, sans l’aide d’un pareil exemple, ont fait preuve d’une si grande ver­tu, com­ment ne se seraient-ils pas mon­trés plus nobles encore dans des dan­gers affron­tés après cet exemple ?

Voi­ci Éléa­zar27, pré­mices de ceux qui sont morts avant le Christ, comme Étienne l’a été de ceux qui sont morts après le Christ. C’est un saint homme et un vieillard, aux che­veux blan­chis et par la vieillesse et par la pru­dence. Aupa­ra­vant il sacri­fiait pour le peuple et priait, mais main­te­nant c’est lui-même qu’il offre à Dieu en sacri­fice très par­fait, vic­time expia­toire de tout le peuple, heu­reux pré­lude de la lutte, exhor­ta­tion par­lante et silen­cieuse. Il offre aus­si les sept enfants, l’ac­com­plis­se­ment de son édu­ca­tion, en sacri­fice vivant, saint, capable de plaire à Dieu (Rm 12, 1), plus splen­dide et plus pur que tout sacri­fice conforme à la Loi. Car il est par­fai­te­ment juste et légi­time de por­ter au compte du père les actions des enfants. Imi­tons Éléa­zar, qui a mon­tré le meilleur exemple en parole et en acte. »

— Gré­goire de Nazianze. Dis­cours 15, 1.3.12, trad. Raphaëlle Zia­dé, Les mar­tyrs Mac­ca­bées : de l’his­toire juive au culte chré­tien, Leyde, Brill, 2007, p. 301–302, 311.

Le psau­tier conser­vé à la Biblio­thèque natio­nale de France (ms.grec 510, f.30v) repré­sente une Cru­ci­fixion dans laquelle on peut se deman­der si les yeux du Christ sont ouverts ou fer­més. Il est par­fai­te­ment droit, et vêtu du colo­bium (tunique sans manche)28.

Théologie

Christianisme et culture

Cer­tains chré­tiens de la région sont méfiants vis-à-vis de la culture essen­tiel­le­ment hel­lé­nique, d’autres sou­tiennent une incom­pa­ti­bi­li­té avec les récits mytho­lo­giques non chré­tiens (évhé­mé­risme). De même, cer­tains intel­lec­tuels sont sou­vent hos­tiles au chris­tia­nismeA 50. Cette hos­ti­li­té avait eu pour réponse une cer­taine hargne des chré­tiens pour la cultureA 50, à l’exemple de Tatien le Syrien. Gré­goire de Nazianze garde quant à lui durant toute sa vie la convic­tion que le chris­tia­nisme et la culture ne s’op­posent pas, mais sont par­fai­te­ment conci­liables.

Il s’op­pose ain­si vive­ment à l’empereur Julien qui, dans un édit, inter­dit aux gram­mai­riens et rhé­teurs chré­tiens d’en­sei­gner les lettres clas­siques31. Bien que Julien ait favo­ri­sé les dona­tistes32 et qu’il ne se pro­nonce pas dans les que­relles ariennes de l’é­poque33, pour Gré­goire, cette inter­dic­tion va à l’en­contre du chris­tia­nisme et il com­pare l’empereur à Ponce Pilate. Il concentre ses cri­tiques sur la volon­té de Julien de faire des chré­tiens une secte mar­gi­nale com­po­sée de per­sonnes incultesB 25. Pour Gré­goire, la sagesse et la culture sont uni­ver­selles, elles n’ap­par­tiennent pas à une civi­li­sa­tion, aux Égyp­tiens ou aux Grecs, mais viennent à tous puis­qu’elles viennent de Dieu. Les chré­tiens doivent donc « déro­ber », acqué­rir et assi­mi­ler toutes les richesses des cultures grecques ou égyp­tiennes en reje­tant ce qui relève de l’ido­lâ­trieB 26,34. L’at­ti­tude de Julien, qui vise à exclure les pro­fes­seurs chré­tiens de l’en­sei­gne­ment et donc à mar­gi­na­li­ser l’ap­pren­tis­sage, est fer­me­ment dénon­céeB 25.

Lors de l’éloge funèbre de Basile de Césa­réeGré­goire de Naziance loue la grande culture de son ami. Il jus­ti­fie ain­si la culture que beau­coup de chré­tiens rejettentA 42, cri­ti­quant les « igno­rants et incultes » qui se contentent d’une simple for­ma­tion moraleA 42. En décri­vant l’é­vêque par­fait que fut Basile, Gré­goire de Nazianze déve­loppe ain­si la concep­tion qu’il se fait du cler­gé et de la digni­té d’é­vêque. Celui-ci doit avoir, en plus de grandes qua­li­tés de prière et d’o­rai­son, une culture déve­lop­pée, à l’i­mage de la culture grecque de Basile.

Enfin, dans ses nom­breux écrits, Gré­goire de Nazianze a déve­lop­pé et uti­li­sé toutes les connais­sances qu’il a acquises pen­dant ses études dans les écoles et à Athènes. Il a, par ses plai­doyers, orai­sons funèbres et dis­cours d’a­dieu, uti­li­sé les règles grecques, tout en les chris­tia­ni­santA 51. Alors que dans les écoles, les chré­tiens apprennent les exemples de mythes grecs ou païens, Gré­goire trans­met toutes ses règles d’élo­quence en uti­li­sant des exemples de foiA 51.

Philosophie de Dieu

Gré­goire de Nazianze ambi­tionne de deve­nir phi­lo­sophe. Pour lui, la phi­lo­so­phie et la théo­lo­gie se confondentB 27. Deux méthodes sont en usage alors afin de par­ler de Dieu. La pre­mière, l’apo­pha­tisme, consiste à défi­nir ce que n’est pas Dieu, Celui-ci ne pou­vant être défi­ni35 ; de nature trans­cen­dan­tale, la rai­son humaine ne peut y accé­der. La deuxième méthode est la cata­pha­tique ; elle conduit à défi­nir posi­ti­ve­ment Dieu. Gré­goire de Nazianze, qui uti­lise les deux méthodes, a un point de vue par­ti­cu­lier sur la ques­tion. Pour lui, la rai­son humaine ne peut pas per­mettre de com­prendre com­plè­te­ment Dieu, mais elle per­met seule­ment de l’es­quis­serB 28.

Pour Gré­goire, seul celui qui mène une vie mys­tique, c’est-à-dire de prière et de recueille­ment, peut vrai­ment par­ler de Dieu. Il défi­nit la théo­lo­gie comme une ascen­sion mys­tique, à l’i­mage de Moïse qui, au Mont Sinaï, contemple Dieu, de dos, sans pou­voir réel­le­ment le com­prendreA 26. La véri­table connais­sance de Dieu découle donc de la médi­ta­tion et de la vie de prière, la rai­son ne pou­vant que par­tiel­le­ment rendre compte de cette réa­li­té. Gré­goire s’op­pose pen­dant le pre­mier concile de Constan­ti­nople aux débats des théo­lo­giens. Il consi­dère que bon nombre de théo­lo­giens sont en réa­li­té des sophistes du fait qu’ils refusent de vivre une exis­tence mys­tique.

Cette concep­tion le conduit à s’op­po­ser à Eunome. Celui-ci affirme pou­voir, grâce à la rai­son humaine, « connaître Dieu de la même façon qu’il se connaît lui-même »A 28. Cette confiance dans la ratio­na­li­té est incom­pa­tible avec la nature humaine pour Gré­goire de Nazianze. En effet, même s’il ne nie pas l’im­por­tance de la rai­son humaine, il affirme que la connais­sance de Dieu est en par­tie hors de sa por­téeB 29. Cette connais­sance de Dieu nous est ren­due impos­sible du fait de notre corps ter­restre, et notre rai­son est limi­tée face à l’in­fi­ni divin : « Tou­jours appa­raît quelque chose qui lui échappe, alors, ô mer­veille ! — cela, pour éprou­ver, moi aus­si, la même impres­sion — il enve­loppe de stu­peur son dis­cours, il appelle une telle réa­li­té richesse de Dieu et pro­fon­deur et il recon­naît l’in­com­pré­hen­si­bi­li­té des juge­ments de Dieu »B 30,36.

Nature de la Trinité

La période qui sui­vit le Concile de Nicée est mar­quée par des dis­cus­sions sur l’es­sence divine et l’opposition de dif­fé­rents cou­rants théo­lo­giques sur la nature divine de la Tri­ni­téB 31. La théo­lo­gie tri­ni­taire n’é­tant pas alors bien défi­nie, le rôle de Gré­goire de Nazianze est extrê­me­ment impor­tant, car il a per­mis de la défi­nir et de la déve­lop­per. Ses écrits consti­tuent l’un des fon­de­ments de la théo­lo­gie tri­ni­taire de l’ortho­doxie.

Les prin­ci­paux cou­rants, qui sont consi­dé­rés pos­té­rieu­re­ment comme héré­tiques, l’aria­nisme et le sabel­lia­nisme, s’opposent sur la nature de la Tri­ni­té. Le moda­lisme et le monar­chia­nisme sont deux concep­tions du sabel­lia­nisme. Pour l’arianisme, la défi­ni­tion de la Tri­ni­té ne peut pas être celle qui a été éta­blie par le concile de Nicée : Dieu étant pre­mier, il ne peut avoir de prin­cipe. La deuxième per­sonne de la Tri­ni­té, le « Fils », c’est-à-dire Jésus Christ, ne peut donc pas être de même nature que le Père, puisqu’il est engen­dré par LuiB 32,B 33. Si le Christ est de nature divine, sa nature est infé­rieure à celle de Dieu le Père. Le deuxième cou­rant est repré­sen­té par Sabel­liusB 34. Pour lui, la Tri­ni­té ne consiste pas en per­sonnes dif­fé­rentes, mais le Père et le Fils et le Saint-Esprit ne sont que des modes d’actions dif­fé­rents de DieuB 34. Sabel­lius croit donc en la Tri­ni­té, mais non pas en tant que per­sonnes dis­tinctes, mais comme une seule et même per­sonne pre­nant des noms dif­fé­rents.

Face à l’aria­nisme et au sabel­lisme, consi­dé­rés ulté­rieu­re­ment comme des héré­sies, Gré­goire de Nazianze déve­loppe dans ses écrits la théo­lo­gie d’un Dieu tri­ni­taire. Il défi­nit Dieu comme l’égalité des trois hypo­stases consub­stan­tiellesB 35, l’hypo­stase étant défi­nie comme un être pre­mier, concret et per­son­nel. Ain­si le Père, le Fils et le Saint Esprit sont tous les trois de nature divine, donc ce sont trois hypo­stasesB 35. La dif­fi­cul­té serait alors de dire qu’il n’existe pas un Dieu, mais trois Dieux, puisqu’il existe trois hypo­stases. Cepen­dant pour Gré­goire, la Tri­ni­té n’est pas l’existence de trois Dieux dif­fé­rents, mais d’un unique Dieu ; les trois hypo­stases sont donc consub­stan­tielles, c’est-à-dire un seul et même DieuB 35.

Gré­goire pré­cise ain­si la défi­ni­tion de la Tri­ni­té. Il défend la monar­chie de Dieu, son uni­té, sans pour autant nier sa nature tri­ni­taire : « une monar­chie consti­tuée par l’égale digni­té de nature, l’accord de volon­té, l’identité de mou­ve­ment et le retour à l’unité de ceux qui viennent d’elle — ce qui est impos­sible quand il s’agit de la nature pro­créée ». Les trois per­sonnes de la Tri­ni­té sont, pour Gré­goire, pro­fon­dé­ment unies et non dis­tinctes ou divi­sées. Il s’op­pose en cela à l’arianisme qui consi­dère les trois per­sonnes comme étant de nature dif­fé­rente, l’une infé­rieure à l’autre, ce qui rend dif­fi­cile leur uni­té de pou­voir, leur monar­chie, et donc remet en cause la défi­ni­tion de Dieu comme prin­cipe pre­mier dans la mesure où seul Dieu le Père est pre­mierB 36.

Rapport des personnes de la Trinité

La concep­tion arienne affirme la divi­ni­té de Dieu, tout en affir­mant la nature infé­rieure de la digni­té du Christ : le Christ étant engen­dré, il n’a pas tou­jours exis­té, il a été créé. Gré­goire de Nazianze s’oppose à cette concep­tion. Il affirme que le Fils a été engen­dré en dehors du temps et d’une manière inex­pri­mable. Ain­si les objec­tions sur la nature tem­po­relle du Fils n’ont pas lieu d’être pour Gré­goire de Nazianze : « Car les mots « quand », « avant cela » et « depuis le com­men­ce­ment » ne sont pas en dehors du temps, si grande que soit la vio­lence que nous leur fai­sons »B 37,37.

Gré­goire de Nazianze défi­nit l’existence du Fils et de l’Esprit Saint comme des réa­li­tés, non pas tem­po­relles, comme le consi­dère une par­tie des ariens, mais coéter­nelles. Le Christ n’a pas d’existence à par­tir du moment de sa nais­sance mais existe dans l’éternité. Le Fils et l’Esprit Saint ne sont pas liés par des caté­go­ries ou des prin­cipes tem­po­rels, du fait de leur nature divineB 37,37.

Théologien de l’Esprit Saint

Gré­goire de Nazianze est avec Basile de Césa­rée l’un des plus grands théo­lo­giens de l’Es­prit Saint. Après le Pre­mier concile de Nicée, la nature divine de l’Es­prit Saint était une ques­tion ouverteB 38. Dès sa nomi­na­tion en tant qu’é­vêque, il affirme sa volon­té de défendre publi­que­ment la divi­ni­té de l’Es­prit Saint, afin de la « faire briller pour toutes les églises »B 38. Lors du pre­mier concile de Constan­ti­nople auquel il par­ti­cipe, il défend sys­té­ma­ti­que­ment la divi­ni­té de l’Esprit Saint en répon­dant aux dif­fé­rentes thèses sur ce mys­tère reli­gieuxB 39.

En ana­ly­sant les Écri­tures, Gré­goire de Nazianze affirme que l’Es­prit Saint est de nature divine dans la mesure où il est défi­ni comme un être actif. Cette défi­ni­tion implique donc qu’il ne soit pas consi­dé­ré comme un attri­but de Dieu, comme le pré­tendent cer­tains théo­lo­giens de l’é­poque. Comme l’Es­prit Saint parle, sépare, agit, cela signi­fie donc qu’il est essence. Comme il n’est pas une créa­ture de Dieu, et que les chré­tiens affirment être bap­ti­sés en Lui, cela implique donc que nous sommes bap­ti­sés en Dieu, donc que l’Es­prit Saint est DieuA 40.

Il s’op­pose éga­le­ment aux théo­lo­giens qui trans­fèrent les attri­buts humains à DieuB 40, affir­mant par ailleurs le carac­tère mas­cu­lin de Dieu, « le Père ». Pour Gré­goire de Nazianze, toute notion humaine appli­quée à Dieu ne peut être que rela­tive, Dieu étant d’une nature dif­fé­rente de l’homme. Le divin ne peut être défi­ni clai­re­ment par l’homme, comme le pro­posent les théo­ries euno­méennesB 41. Celles-ci sont pour Gré­goire une « défor­ma­tion de la foi et l’a­néan­tis­se­ment du mys­tère » qu’est Dieu.

Face aux théo­lo­giens ariens qui nient la divi­ni­té de l’Esprit Saint dans la mesure où il n’y a pas d’af­fir­ma­tion de la divi­ni­té de l’Es­prit Saint dans la Bible, Gré­goire défend l’exis­tence d’une révé­la­tion pro­gres­sive des dogmes dans la période post-apos­to­liqueB 42. Enfin, il montre qu’il existe dans la Bible de nom­breux pas­sages par­lant de la pré­sence de l’Es­prit Saint, tant dans la litur­gie que dans la nar­ra­tionNote 5.

Discours théologiques

Gré­goire de Nazianze, Doc­teur de l’É­glise, est le pre­mier après saint Jean à avoir été sur­nom­mé le « Théo­lo­gien » pour la pro­fon­deur de ses dis­cours sur Dieu.Dieu ne donne rien qui ne soit grand

« Frères et bien-aimés, ne soyons pas les mau­vais éco­nomes des biens que l’on nous a confiés (Lc 12, 41–48), si nous ne vou­lons pas entendre gron­der la voix de Pierre : « Rou­gis­sez, vous qui rete­nez le bien d’au­trui. Imi­tez l’é­qui­té de Dieu et il n’y aura plus de pauvres » (1 P 4, 10). Ne nous tuons pas à amas­ser de l’argent quand nos frères meurent de faim, pour ne point nous expo­ser à de sévères remon­trances, comme aux paroles du divin Amos : « Pre­nez garde, vous qui dites : Quand le mois sera-t-il pas­sé afin que nous ven­dions, et le sab­bat écou­lé, pour que nous ouvrions nos dépôts ? » (Am 8, 5). Et il menace encore de la colère de Dieu les mar­chands qui truquent leurs balances.
Imi­tons cette loi sublime et pre­mière d’un Dieu « qui laisse tom­ber sa pluie sur les justes et sur les méchants et fait lever son soleil sur tous les hommes sans dis­tinc­tion » (Mt 5, 45). Aux créa­tures qui vivent sur terre, il octroie d’im­menses espaces, des sources, des fleuves, des forêts. Pour les espèces ailées, il crée l’air et l’eau pour la faune aqua­tique. Il four­nit en abon­dance pour cha­cun sa pre­mière sub­sis­tance. Et ses dons ne tombent pas aux mains des forts, ni ne sont mesu­rés par une loi, ni par­ta­gés entre des États. Tout est com­mun, tout est en abon­dance.
Il ne donne rien qui ne soit grand. Ain­si honore-t-il l’é­ga­li­té natu­relle, par l’é­gal par­tage de ses grâces ; ain­si révèle-t-il l’é­clat de sa muni­fi­cence. »

— Dis­cours 14 sur l’a­mour des pauvres, 24–25, trad. France Qué­ré, « Riches et pauvres dans l’É­glise ancienne ». Lettres chré­tiennes 2, Migne, Paris, 2011, p. 152–153.

Bibliographie

Éditions

  • Cla­vis Patrum Græ­co­rum 3010–3125.
  • Migne, Patro­lo­giae Cur­sus Com­ple­tus, Series Grae­ca, tomes 35 à 38, Paris, 1857–1866.
  • Cor­pus Scrip­to­rum Eccle­sias­ti­co­rum Lati­no­rum, tome 46, 1910.

Œuvres en traduction française

  • Dis­cours (380), trad. no 1 à 3 (1978), trad. Marie-Ange Cal­vet-Sebas­ti no 6 à 12, trad. Jus­tin Mos­say no 20 à 23, trad. Jus­tin Mos­say, no 24 à 26 (1981), trad. no 27 à 31, trad. Paul Gal­lay no 32 à 37, Clau­dio Mores­chi­ni no 38 à 41, trad. Jean Ber­nar­di no 42 et 43, Cerf, coll. « Sources chré­tiennes »
  • Poèmes et lettres, trad. P. Gal­lay, Emma­nuel Vitte, 1941.
  • Épi­grammes, apud Antho­lo­gie grecque, t. VI, Les Belles Lettres, 1960.
  • Homé­lies, Soleil levant, 1962.
  • Lettres, Les Belles Lettres, 1964.
  • La Pas­sion du Christ : tra­gé­die, Cerf, coll. « Sources chré­tiennes », 1969.
  • Lettres théo­lo­giques, Cerf, coll. « Sources chré­tiennes », 1974.
  • Poème de ma vie, trad. A. Luki­no­vich et C. Mar­tin­gay, Gré­goire de Nyzianze. Le dit de sa vie, poème auto­bio­gra­phique, Genève, ad solem, 1997.
  • Gré­goire de Nazianze, col­lec­tif et André Tui­lier (Sous la direc­tion de), Œuvres poé­tiques. Tome I, 1re par­tie : Poèmes per­son­nels (II, 1, 1–11), coll. « Col­lec­tion des uni­ver­si­tés de France Série grecque : Col­lec­tion Budé », 2004, 798 p. (ISBN 978–2‑251–00516‑4)
  • Raphaëlle Zia­dé, Les Mar­tyrs Mac­ca­bées : De l’his­toire Juive au culte Chré­tien : Les Homé­lies de Gré­goire de Nazianze et de Jean Chry­so­stome, Brill, coll. « Vigi­liae Chris­tia­nae, Sup­ple­ments », 2006, 398 p. (ISBN 978–90-04–15384‑4lire en ligne [archive])Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Éloge funèbre de Césaire, Hachette Livre BNF, coll. « Lit­té­ra­ture », 2013, 126 p. (ISBN 978–2‑01–288409‑0)

Études sur Grégoire de Nazianze

  • France Qué­ré, « Réflexions de Gré­goire de Nazianze sur la parure fémi­nine (Étude du poème sur la coquet­te­rie, I, II, 29) », Revue des Sciences Reli­gieuses, t. 42, no 1,‎ 1968, p. 62–71. (lire en ligne [archive])
  • Jean Ber­nar­di, « Gré­goire de Nazianze et le poète comique Anaxi­las », Pal­las, vol. Épo­pée – Tra­gé­die – Anti­qui­té tar­dive, no 31,‎ 1984, p. 157–161. (lire en ligne [archive])
  • Jean Ber­nar­di, Saint Gré­goire de Nazianze. Le Théo­lo­gien et son temps (330–390), Édi­tions du Cerf, Paris, 1995.
  • André Tui­lier, « Gré­goire de Nazianze », dans Jean Leclant (dir.), Dic­tion­naire de l’An­ti­qui­té, Presses uni­ver­si­taires de France, 2005.
  • Albert Hous­siau, « Vie contem­pla­tive et sacer­doce selon Gré­goire de Nazianze : À pro­pos du livre de Fran­cis Gau­tier », Revue théo­lo­gique de Lou­vain, vol. 37ᵉ année, no 2,‎ 2006, p. 217–230. (lire en ligne [archive])
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  • Fran­cis Gau­tier, La retraite et le sacer­doce chez Gré­goire de Nazianze, Turn­hout (Bel­gique), Bre­pols, coll. « Biblio­thèque de l’É­cole des hautes études, sec­tion des sciences reli­gieuses, numé­ro 114 », avril 2003, 457 p. (ISBN 2–503-51354–9)
  • Fran­cis Gau­tier, « Gré­goire de Nazianze. Le miroir de l’Intelligence ou le dia­logue avec la Lumière », Théo­lo­giques, vol. 16, no 2,‎ 2008, p. 31–47 (lire en ligne [archive])
  • Père Phi­lippe Molac (trad. du grec ancien, préf. Phi­lippe Bar­ba­rin), Dis­cours sur le sacer­doce de Gré­goire de Nazianze : tra­duc­tion com­men­tée, Paris/Perpignan, Lethiel­leux Édi­tions, coll. « Art. Chris­tia­ni. », 2018, 204 p. (ISBN 978–2‑249–62587‑9)
  • Guillaume Bady, « La Lumière, image de Dieu et nom de l’homme chez Gré­goire de Nazianze », Revue des Sciences phi­lo­so­phiques et théo­lo­giques, vol. 97, no 4,‎ octobre-décembre 2013, p. 459–476 (lire en ligne [archive])

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