Friedrich Adolph Lampe

Friedrich Adolf Lampe
Frie­drich Adolf Lampe (Pays-Bas, 1683–1729)

Frie­drich Adolph Lampe (18 février 1683 – 8 décembre 1729) est un pas­teur pié­tiste alle­mand, théo­lo­gien et pro­fes­seur de dog­ma­tique. Il est dis­ciple de Johannes Coc­ceius et de Johannes d’Ou­trein. Il est connu comme le pre­mier pié­tiste d’o­ri­gine cal­vi­niste plu­tôt que luthé­rienne.

Intérêt pour la Foi réformée

Ses écrits sur la théo­lo­gie de l’Al­liance, son com­men­taire sur le Caté­chisme de Hei­del­berg, etc.

Biographie

Lampe est né à Det­mold en 1683. Son père, Hen­drik Lampe, a été pas­teur à Det­mold, puis à Franc­fort-sur-le-Main et enfin second pré­di­ca­teur de la cour à König­sberg (Duché de Prusse). Sa mère, Eli­sa­beth Chris­ti­na, est la fille du sur­in­ten­dant géné­ral de Det­mold Jakob Zel­ler.

Il fré­quente le lycée aca­dé­mique de Brême de 1698 à 1702, où Cor­ne­lius de Hase (de) l’in­fluence. À par­tir de 1702, il étu­die à l’Uni­ver­si­té de Fra­ne­ker, avec Cam­peius Vitrin­ga et Her­mann Alexan­der Röell (de), et il en obtient le diplôme en 1703. Il est nom­mé pas­teur à Weeze près de Clèves en 1703, et est ensuite nom­mé pas­teur à Duis­bourg en 1706, puis à Brême en 1709. Il reste pas­teur de l’Église Saint-Etienne à Brême jus­qu’en 1720. Le 15 avril 1720, il est nom­mé pro­fes­seur de théo­lo­gie à l’Uni­ver­si­té d’U­trecht, reçoit son doc­to­rat en théo­lo­gie le 22 juin 1720 et prend ses fonc­tions le 24 juin 1720. Il prend en charge le rec­to­rat de l’u­ni­ver­si­té en 1726/1727, puis il passe le 21 octobre 1726 au poste de pro­fes­seur d’his­toire de l’Église. Après des dis­putes théo­lo­giques, il démis­sionne de ses fonc­tions en 1727 et se rend à Brême comme pas­teur de l’É­glise Saint Ans­gar et comme pro­fes­seur et rec­teur du lycée aca­dé­mique.

Œuvre et influence

Lampe laisse un grand nombre d’é­crits aca­dé­miques, mais aus­si des ouvrages écrits en alle­mand par les­quels il cherche à influen­cer les églises. For­te­ment influen­cé par le pié­tisme, Lampe consi­dère le déve­lop­pe­ment de la vie inté­rieure comme très impor­tant, et il est éga­le­ment un fervent par­ti­san de la divi­ni­té de l’é­glise. Dans son œuvre la plus impor­tante, Geheim­niß des Gna­den­bunds, dem großen Bun­des­gott zu Ehren und allen heyl­be­gie­ri­gen See­len zur Erbauung geöff­net, publiée en six volumes de 1712 à 1740, il déve­loppe de manière indé­pen­dante la théo­lo­gie de l’Al­liance de Johannes Coc­ceius.

En 1726, il publie Synop­sis his­to­riae sacrae.

Il publie éga­le­ment son inter­pré­ta­tion du Caté­chisme de Hei­del­bergMilch der Wah­rheit, nach Anlei­tung des Hei­del­berge Kate­chis­mus (« Le Lait de la véri­té selon le Caté­chisme de Hei­del­berg », 1718), et un cer­tain nombre de caté­chismes ; par­mi eux Ein­lei­tung zu dem Geheim­nis des Gna­den­bundes et Deli­nea­tio theo­lo­gae acti­vae, sont consi­dé­rés comme le « pre­mier sys­tème d’é­thique déri­vé de la théo­lo­gie de l’Al­liance ». Ces écrits caté­ché­tiques ont une grande influence. Ils ont sur­tout influen­cé le pié­tisme rhé­nan, mais aus­si (par le biais de tra­duc­tions) les Églises réfor­mées des Pays-Bas et de Hon­grie.

Lampe est éga­le­ment l’au­teur de can­tiques pour l’Église réfor­mée.

Nombre de ses élèves deviennent des pas­teurs émi­nents au sein des églises réfor­mées et il influence aus­si, dans le sens du pié­tismeErik Pon­top­pi­dan (1698–1764), un théo­lo­gien danois lui-même très influent.

Une rue du centre de Brême, le Lam­pe­weg, est ain­si nom­mée en son hon­neur. Elle est située près de son ancienne paroisse, l’Église Saint-Étienne.

Article tiré de Wiki­pe­dia


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