Destruction du Temple de Jérusalem

Citations de théologiens protestants sur le « Mystère d’Israël »

Par ordre chronologique

Martin Luther (1483–1546)

« Le peuple d’Israël est l’ancienne épouse de Dieu, qu’il n’a pas tota­le­ment reje­tée. Les paroles de Paul en Romains 11 montrent clai­re­ment qu’un reste d’Israël sera sau­vé. »

Mar­tin Luther, Com­men­taire sur l’épître aux Romains (1515–1516), sur Romains 11.25.

« Paul appelle cela un mys­tère : qu’Israël, en par­tie endur­ci, sera un jour rame­né à la foi. Nous ne devons pas être arro­gants envers ce peuple, mais attendre l’accomplissement de la misé­ri­corde divine. »

Mar­tin Luther, Com­men­taires sur l’é­pître aux Romains (WA 56, 439–440).

Jean Calvin (1509–1564)

« Les Juifs sont aujourd’hui des étran­gers à l’Évangile, et pour­tant ils sont encore tenus pour saints à cause de l’Alliance. (…) Il demeure tou­jours quelque semence bénie, car l’élection de Dieu est sans repen­tir. »

Jean Cal­vin, Com­men­taire sur l’épître aux Romains, 11.16.

« Paul nous annonce un mys­tère : que le peuple juif sera rame­né au salut de Dieu. Car le Sei­gneur n’a pas fait alliance avec les fils d’Abraham pour un temps seule­ment, mais pour l’éternité. »

Jean Cal­vin, Com­men­taire sur Romains 11.25.

Jonathan Edwards (1703–1758)

« Le grand mys­tère de la Pro­vi­dence, c’est la pré­ser­va­tion d’Israël : une nation reje­tée, dis­per­sée, per­sé­cu­tée, et pour­tant gar­dée pour un rôle final dans l’histoire du salut. »

Jona­than Edwards, His­to­ry of the Work of Redemp­tion, 1774, p. 453.

J.C. Ryle (1816–1900)

« Le mys­tère de la sur­vie d’Israël à tra­vers les siècles est une preuve vivante de l’inspiration de l’Écriture et un gage de l’accomplissement futur des pro­messes de Dieu. »

J.C. Ryle, Expo­si­to­ry Thoughts on the Gos­pels, vol. IV, p. 338.

John Murray (1898–1975)

« Le mys­tère d’Israël, selon Romains 11, est que ce peuple, par­tiel­le­ment endur­ci, connaî­tra un jour la misé­ri­corde de Dieu dans un retour natio­nal à la foi. »

John Mur­ray, The Epistle to the Romans, Grand Rapids : Eerd­mans, 1968, vol. II, p. 96.

Karl Barth et Jacques Ellul sur Israël

Karl Barth (1886–1968)

« Israël est le peuple du dur­cis­se­ment, et en cela le peuple du mys­tère. Il est le témoin irré­fu­table de la fidé­li­té de Dieu, mais aus­si de l’incompréhensible dure­té de l’homme. »

Karl Barth, Kir­chliche Dog­ma­tik II/2, §34, p. 219.

« Israël demeure le peuple de l’alliance. C’est le mys­tère que l’Église doit tou­jours contem­pler avec crainte et trem­ble­ment, car il mani­feste la liber­té sou­ve­raine de Dieu. »

Karl Barth, KD II/2, p. 250.

Jacques Ellul (1912–1993)

« Israël est ce mys­tère qui tra­verse toute l’histoire humaine : objet de la haine des nations et pour­tant indes­truc­tible, signe de la fidé­li­té de Dieu et de la révolte de l’homme. »

Jacques Ellul, Israël, chance de civi­li­sa­tion, Paris, Les Pro­vin­ciales, 2002, p. 62.

« Le mys­tère d’Israël, c’est que ce peuple existe encore, témoin irré­fu­table du Dieu vivant, alors que toutes les civi­li­sa­tions qui l’ont oppri­mé ont dis­pa­ru. »

Jacques Ellul, Israël, chance de civi­li­sa­tion, p. 150.


Publié

dans

, ,

par

Étiquettes :

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.