Le Nouveau Testament est le témoignage apostolique normatif de la révélation de Dieu en Jésus-Christ. Il proclame l’accomplissement des promesses de l’Ancienne Alliance et fonde la foi, la doctrine et la vie de l’Église.
Introduction
Le Nouveau Testament n’est pas un « second livre » détaché de l’Ancien, mais l’aboutissement de l’histoire du salut. Ce que la Loi et les Prophètes annonçaient trouve ici son accomplissement en la personne, l’œuvre, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Reçu par l’Église comme Parole inspirée de Dieu, il est à la fois proclamation de l’Évangile et règle de la foi.
Dans la perspective réformée confessante, le Nouveau Testament est lu à la lumière de l’unité de l’Écriture, de la théologie de l’alliance et de la seigneurie absolue du Christ. Il ne remplace pas l’Ancien Testament, il le révèle pleinement.
Datation du Nouveau Testament : position retenue
FOEDUS reçoit les vingt-sept livres du Nouveau Testament comme témoignage apostolique du Ier siècle et privilégie les attributions traditionnelles lorsqu’elles sont soutenues par les données internes et la réception ancienne : Matthieu et Jean pour les Évangiles qui portent leur nom, Marc comme interprète du témoignage de Pierre, Luc comme compagnon de Paul, Paul pour les épîtres pauliniennes, Jacques et Jude comme frères du Seigneur, Pierre pour les deux épîtres pétriniennes et Jean pour les épîtres johanniques et l’Apocalypse. L’épître aux Hébreux demeure volontairement anonyme, même si l’ancienne tradition paulinienne est signalée.
Les datations adoptées ne reposent pas sur l’idée qu’un texte doit nécessairement être tardif dès qu’il contient une prophétie précise. Ainsi, l’annonce de la ruine de Jérusalem ne constitue pas à elle seule une preuve que les Synoptiques ont été rédigés après l’an 70 : une méthode qui exclut d’avance la possibilité d’une prophétie véritable introduit un présupposé naturaliste dans la chronologie. Pour autant, FOEDUS ne transforme pas l’hypothèse précoce en dogme : les relations littéraires entre les Évangiles, les témoignages patristiques et les données historiques doivent être pesés livre par livre.
Le dossier détaillé publié sur FOEDUS, « Quand les Évangiles ont-ils été écrits ? Datations précoces, consensus critique et fiabilité apostolique », sert ici de repère. Il montre notamment l’intérêt d’une datation précoce de Luc–Actes, l’existence de traditions écrites antérieures attestées en Luc 1.1–4, et la nécessité de distinguer consensus académique, preuve historique et présupposé méthodologique. Les pages consacrées à chaque livre indiquent donc la datation retenue, les principales alternatives et le degré de certitude approprié.
Contenu de la page
Le Nouveau Testament se compose de vingt-sept livres, rédigés au Ier siècle par les apôtres ou leurs proches collaborateurs, sous l’inspiration du Saint-Esprit. Il est écrit majoritairement en grec koinè, langue commune du monde méditerranéen de l’époque.
On distingue habituellement quatre ensembles.
Les Évangiles (Matthieu, Marc, Luc, Jean) témoignent de la vie et de l’enseignement de Jésus-Christ. Ils ne sont pas des biographies modernes, mais des témoignages théologiques ordonnés autour de la confession de foi : Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, Seigneur et Sauveur.
Le livre des Actes des Apôtres raconte l’extension de l’Évangile, de Jérusalem jusqu’aux nations, par la puissance de l’Esprit. Il montre la naissance de l’Église et la continuité entre l’œuvre du Christ et celle des apôtres.
Les Épîtres apostoliques exposent et appliquent l’Évangile aux Églises. Elles développent les grandes doctrines chrétiennes : justification par la foi, union au Christ, sanctification, Église, sacrements, espérance eschatologique.
L’Apocalypse de Jean conclut le canon par une révélation prophétique et symbolique de la victoire finale du Christ sur les puissances du mal, pour la consolation et la persévérance de l’Église.
Théologiquement, le Nouveau Testament est structuré par plusieurs axes majeurs :
- L’accomplissement des promesses faites à Abraham et à David,
- La Nouvelle Alliance scellée dans le sang du Christ,
- La centralité de la croix et de la résurrection,
- La seigneurie du Christ ressuscité,
- L’espérance du retour glorieux du Seigneur.
Dans la lecture réformée, le Nouveau Testament doit être interprété selon le principe de l’Écriture s’expliquant par l’Écriture, en tenant compte du contexte historique, littéraire et théologique, sans jamais dissocier doctrine et piété, vérité et vie chrétienne.
Bibliographie sommaire
- Jean Calvin, Commentaires sur le Nouveau Testament (Excelsis)
- Commentaires sur le Nouveau Testament (Excelsis)
- Pierre Courthial, De Bible en Bible, L’Âge d’Homme (Excelsis)
- Geerhardus Vos, Théologie biblique, Nouveau Testament.
- Oscar Cullmann, Le Christ et le temps.
- F. F. Bruce, Le canon des Écritures.
- Herman Ridderbos, Paul : un aperçu de sa théologie.
Importance
Le Nouveau Testament témoigne de l’accomplissement décisif de l’histoire de la rédemption en Jésus-Christ et de l’œuvre de l’Esprit dans l’Église. Il interprète la croix, la résurrection, l’ascension, la mission et l’espérance finale à la lumière des promesses de l’Ancien Testament.
Place dans la théologie de l’alliance
La nouvelle alliance accomplit sans abolir l’unité du dessein de grâce. Jésus est le médiateur promis, le Fils de David, la descendance d’Abraham, le nouvel Adam et le véritable Israël. En lui sont accordés le pardon, l’Esprit, l’adoption et l’accès à Dieu ; l’Église des Juifs et des nations reçoit les bénédictions promises et attend leur consommation.
Datations traditionnelles
Les vingt-sept livres du Nouveau Testament appartiennent au Ier siècle apr. J.-C. Les Évangiles et Actes sont généralement situés entre les années 50 et 90 selon les chronologies traditionnelles ; les lettres de Paul principalement entre les années 50 et 60 ; les autres épîtres entre les années 40 et 90 ; l’Apocalypse est traditionnellement datée de la fin du règne de Domitien, vers 90–96, même si une datation antérieure à 70 demeure défendue dans certains milieux réformés.
Thèmes principaux
- personne et œuvre de Jésus-Christ ;
- Royaume de Dieu et accomplissement des Écritures ;
- justification, union au Christ et sanctification ;
- nouvelle alliance et don de l’Esprit ;
- Église, sacrements et mission ;
- souffrance, persévérance et espérance ;
- résurrection, jugement et nouvelle création.
Structure
- Évangiles : Matthieu, Marc, Luc, Jean.
- Actes : extension de l’Évangile de Jérusalem jusqu’aux nations.
- Épîtres de Paul : doctrine et vie des Églises.
- Hébreux et épîtres catholiques : persévérance, sagesse, sainteté et témoignage apostolique.
- Apocalypse : victoire du Christ et consommation du Royaume.
Annexe – Bibliographie réformée confessante et principaux commentaires
En français
- Bible d’étude de la foi réformée, éd. R. C. Sproul, 2024.
- Jean Calvin, Commentaires sur le Nouveau Testament, pour les livres commentés.
- Matthew Henry, Commentaire biblique, Nouveau Testament.
En anglais
- Reformation Study Bible, introductions et notes.
- John Calvin, New Testament Commentaries.
- Reformed Expository Commentary, P&R, nombreux volumes du Nouveau Testament.
- Matthew Henry, Commentary on the Whole Bible.










