Epiphanie

Épiphanie – Saint Athanase

Épi­pha­nie (Mat­thieu 2.1–12) :

9Après avoir enten­du le roi, ils par­tirent. Et voi­ci : l’étoile qu’ils avaient vue en Orient les pré­cé­dait ; arri­vée au-des­sus (du lieu) où était le petit enfant, elle s’arrêta. 10À la vue de l’étoile, ils éprou­vèrent une très grande joie. 11Ils entrèrent dans la mai­son, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se pros­ter­nèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs tré­sors, et lui offrirent en pré­sent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Bien que la Bible ne donne pas leur nombre et ne parle que de « savants venus d’O­rient », la tra­di­tion a fait qu’ils sont habi­tuel­le­ment appe­lés les trois Rois mages et sont nom­més res­pec­ti­ve­ment : Gas­pard, Mel­chior et Bal­tha­zar, noms dont les ini­tiales reprennent celles de la béné­dic­tion : « Chris­tus Man­sio­nem Bene­di­cat », « que le Christ bénisse la demeure »…

Les rois mages sym­bo­lisent les trois conti­nents connus à l’époque : l’Europe, l’Asie et l’Afrique.

Leurs âges repré­sentent les trois âges de la vie : le roi noir Bal­tha­zar incarne la jeu­nesse, Gas­pard la matu­ri­té et Mel­chior, avec sa grande barbe, la vieillesse.

Enfin, ils sont carac­té­ri­sés par leurs offrandes : l’or en hom­mage à la royau­té du Christ, l’encens en hom­mage à sa divi­ni­té et la myrrhe, ser­vant à embau­mer les corps, annonce sa mort pour la rédemp­tion de l’humanité.

« De même que lorsque paraît le soleil, les ténèbres perdent leur force, et, s’il en reste quelque chose, il les chasse ; de même, quand est venue la divine mani­fes­ta­tion du Dieu Verbe, les ténèbres des idoles n’ont plus de force, mais par­tout toutes les par­ties de l’u­ni­vers sont illu­mi­nées par son ensei­gne­ment. »

Saint Atha­nase, Sur l’in­car­na­tion du Verbe


« Le Sei­gneur a tou­ché toutes les par­ties de la créa­tion, il les a toutes déli­vrées et détrom­pées de toute erreur, comme dit Paul : « Il a dépouillé les prin­ci­pau­tés et les puis­sances et il en a triom­phé sur la croix », afin que per­sonne ne puisse plus désor­mais être éga­ré, mais qu’on trouve en tous lieux le véri­table Verbe de Dieu. »

Ibid.

Source ico­no­gra­phique : Extrait de l’œuvre d’An­drea Man­te­gna « Ado­ra­tion des Mages » – Vers 1497–1500 – Détrempe et or sur bois ; 54,6cm x 70,7cm • © Andrea Man­te­gna – The J. Paul Get­ty.


Publié

dans

, ,

par

Étiquettes :

Commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Foedus

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture