Depuis plusieurs décennies, la place des femmes dans la prédication et le gouvernement de l’Église divise les évangéliques attachés à l’autorité biblique. Matthias Radloff occupe une place singulière dans ce débat francophone : après avoir défendu une position traditionnelle, il a consacré une thèse aux principaux textes pauliniens et conclu que ceux-ci n’interdisaient pas aux femmes le ministère de la Parole. Son itinéraire mérite mieux qu’une approbation enthousiaste ou une disqualification sommaire. Il oblige à revenir au grec, à interroger certaines traductions et à reconnaître les abus commis au nom de l’autorité. Mais il soulève aussi une question décisive : une série de solutions lexicales et contextuelles suffit-elle à renverser la lecture d’ensemble reçue par l’Église ? L’enjeu véritable n’est pas seulement le ministère féminin. Il concerne la manière dont l’Église articule création, rédemption, contexte historique et unité canonique de l’Écriture.
Évaluer l’égalitarisme de Matthias Radloff : une question d’herméneutique ecclésiale
Sommaire
- Un itinéraire exégétique qui doit être entendu loyalement
- Ce que Radloff soutient dans les textes pauliniens
- Les acquis que les Églises complémentaires doivent recevoir
- Là où se situe le désaccord réformé confessant
- Ni domination masculine ni effacement des vocations
- Quand une comparaison rhétorique remplace la démonstration
- Conclusion : réformer l’Église par toute l’Écriture
Un itinéraire exégétique qui doit être entendu loyalement
Matthias Radloff n’est pas arrivé à une position égalitarienne en rejetant l’inspiration biblique. Son témoignage publié en 1992 raconte au contraire un déplacement intérieur provoqué par l’étude. Il était initialement convaincu qu’une femme prédicatrice ou pasteure contredisait l’enseignement clair de la Bible. Des incohérences pratiques l’ont toutefois obligé à reprendre le dossier : pourquoi autoriser une femme à prier, prophétiser, témoigner, enseigner des enfants ou publier un livre, tout en lui interdisant par principe le ministère de la Parole ? Comment concilier la prophétie féminine de 1 Corinthiens 11.5 avec l’ordre de silence de 1 Corinthiens 14.34–35 ?
Radloff a consacré sa thèse de doctorat, soutenue à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg en 1991, au « ministère de la parole de la femme » dans les textes pauliniens. Il affirme avoir étudié plusieurs centaines d’ouvrages et d’articles pendant quatre ans. Cette information vient de son propre témoignage : elle atteste l’ampleur déclarée de son enquête, non la justesse automatique de ses conclusions. Elle suffit néanmoins à exclure une caricature fréquente. Son égalitarisme n’est pas présenté comme une capitulation devant l’air du temps, mais comme le résultat d’une démarche exégétique consciente, conduite sous l’autorité revendiquée de l’Écriture.
Cette précision importe. Un désaccord entre chrétiens évangéliques ne peut pas être transformé sans preuve en opposition entre fidélité et apostasie. Radloff cherche réellement à résoudre des difficultés textuelles. La discussion doit donc porter sur ses arguments, sa méthode et la cohérence canonique de ses résultats. La foi réformée ne défend pas la tradition parce qu’elle est ancienne. Elle confesse que l’Écriture est l’unique règle infaillible de la foi et de la vie ; les traductions, les usages ecclésiastiques et les théologiens doivent comparaître devant elle.
Mais le principe vaut dans les deux sens. Soumettre la tradition à l’Écriture ne signifie pas que toute lecture nouvelle est plus biblique que la réception ancienne. Une thèse réformatrice doit montrer non seulement qu’une traduction ou une exégèse particulière est discutable, mais aussi que son interprétation rend mieux compte de l’ensemble des textes. C’est à ce niveau que l’examen de Radloff devient particulièrement fécond.
Ce que Radloff soutient dans les textes pauliniens
L’argumentation de Radloff repose d’abord sur la résolution de tensions internes au corpus paulinien. Pour 1 Corinthiens 14.34–35, il retient l’hypothèse selon laquelle Paul citerait le discours de certains Corinthiens avant de le réfuter au verset 36. L’ordre donné aux femmes de se taire ne serait donc pas la prescription de l’apôtre, mais une position adverse qu’il rejette. Cette lecture permet d’accorder le passage avec 1 Corinthiens 11.5, où des femmes prient et prophétisent. Elle demeure cependant débattue : le texte grec ne comporte pas de guillemets, et l’identification d’une citation dépend d’indices littéraires et argumentatifs qui ne contraignent pas tous les lecteurs de la même manière.
Son interprétation de 1 Corinthiens 11.10 est plus directement lexicale. Paul écrit littéralement que la femme doit avoir une exousia sur la tête. Le mot signifie normalement « autorité », « droit » ou « pouvoir ». Plusieurs traductions anciennes ou modernes ont explicité le verset par une « marque d’autorité » ou de dépendance, alors que le mot « marque » n’est pas dans le grec. Radloff en conclut que le texte attribue une autorité à la femme elle-même. Il a raison de signaler l’ajout interprétatif. Il va cependant plus loin lorsqu’il identifie la « tête » sur laquelle la femme exerce cette autorité à l’homme du verset 3. La formulation reste difficile, et la présence des anges à la fin du verset montre que le sens ne se laisse pas réduire à une équivalence simple.
Le terme kephalê, « tête », joue également un rôle majeur. Radloff soutient qu’il désigne la source ou l’origine plutôt qu’un chef investi d’autorité. Ainsi, en 1 Corinthiens 11.3, Paul rappellerait surtout des relations d’origine : la femme vient de l’homme, l’homme est lié au Christ, et le Christ vient de Dieu. Cette proposition a nourri une vaste discussion lexicographique. Le dossier ne permet pourtant pas d’affirmer que kephalê exclut par définition toute idée de prééminence ou de responsabilité. Le sens d’un mot ne vient jamais d’un glossaire isolé ; il se détermine par l’usage, la syntaxe et le contexte. « Source » et « autorité » ne sont d’ailleurs pas toujours des catégories mutuellement exclusives dans une représentation organique.
Enfin, Radloff lit 1 Timothée 2.11–15 à partir d’une situation locale de faux enseignement. L’interdiction d’enseigner et d’exercer l’authentein viserait une femme insuffisamment instruite ou un comportement abusif, non toutes les femmes de toutes les Églises. La mention d’Adam et Ève servirait l’argument circonstanciel sans transformer l’interdiction en règle ecclésiale universelle. Là encore, l’hypothèse répond à une vraie difficulté et prend au sérieux le contexte des Pastorales. Mais elle doit expliquer pourquoi Paul fonde son raisonnement sur l’ordre de la création et la transgression, plutôt que sur une circonstance explicitement nommée dans le passage.
Les conclusions de Radloff sont donc cohérentes entre elles : les interdictions sont localisées, les traductions hiérarchiques sont contestées, et les passages décrivant la participation des femmes au culte donnent la direction générale. La question est de savoir si cette cohérence locale devient aussi une cohérence canonique.
Les acquis que les Églises complémentaires doivent recevoir
Une critique honnête commence par reconnaître ce que Radloff contraint justement ses contradicteurs à réexaminer. Premièrement, aucune traduction n’est infaillible. Rendre exousia par une périphrase qui introduit expressément la dépendance de la femme constitue une décision interprétative ; le lecteur doit en être averti. Le retour aux langues bibliques, cher à la Réforme, interdit de transformer une option de traduction en texte inspiré.
Deuxièmement, les pratiques ecclésiales doivent être cohérentes. Si une assemblée interdit aux femmes d’enseigner les hommes au nom d’un principe universel, elle ne peut multiplier sans explication les exceptions fonctionnelles : témoignage, mission, enseignement écrit, formation biblique, intervention dans un groupe ou direction d’une œuvre. Toutes ces activités ne sont certes pas identiques à la prédication publique ni à l’office d’ancien. Mais la distinction doit être théologiquement définie, et non invoquée seulement lorsque les usages hérités deviennent embarrassants.
Troisièmement, l’autorité chrétienne ne saurait être confondue avec la domination. Jésus oppose explicitement le gouvernement des nations à l’ordre de son royaume : « Il n’en sera pas de même parmi vous » (Mt 20.26). Éphésiens 5 ne donne aucun permis de tyranniser ; le mari y est appelé à aimer son épouse comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle. Toute position dite complémentarienne qui transforme la responsabilité en privilège, protège l’agresseur, impose le silence à la victime ou infantilise les femmes contredit le modèle christologique qu’elle prétend défendre.
Quatrièmement, le Nouveau Testament atteste une activité féminine réelle et substantielle. Les femmes prient et prophétisent (1 Co 11.5), instruisent avec leur mari un prédicateur éloquent (Ac 18.26), servent l’Église et collaborent à l’œuvre apostolique (Rm 16), transmettent la foi et enseignent ce qui est bon (2 Tm 1.5 ; Tt 2.3). La discussion sur l’office pastoral ne doit jamais réduire cette richesse à une présence décorative. Une Église qui invoque quelques restrictions sans développer les dons confiés aux femmes désobéit elle aussi par omission.
Enfin, Radloff rappelle que le croyant reçoit son identité fondamentale de son union au Christ. Galates 3.28 affirme avec une force irréductible que l’accès à la promesse, la justification et l’héritage ne connaissent aucune hiérarchie entre Juif et Grec, esclave et libre, homme et femme. Aucune distinction de fonction ne peut devenir une différence de valeur, de proximité avec Dieu ou de participation au salut.
Ces acquis ne suffisent toutefois pas à trancher la question des ministères. Ils nettoient le terrain. Ils écartent les traductions trop assurées, les incohérences pratiques et les déformations autoritaires. Reste alors le débat proprement théologique : la rédemption abolit-elle toute différenciation normative, ou restaure-t-elle des relations créées que le péché avait changées en rapports de domination ?
Là où se situe le désaccord réformé confessant
Le désaccord principal ne porte pas sur la dignité des femmes, mais sur le rapport entre création et rédemption. En Genèse 1, l’homme et la femme sont ensemble créés à l’image de Dieu et reçoivent ensemble la mission de remplir et gouverner la terre. Cette égalité originelle interdit toute anthropologie qui ferait de la femme un être humain secondaire. Genèse 2 introduit cependant un ordre et une relation : Adam est formé le premier, reçoit le commandement, nomme la femme, et celle-ci est créée comme une aide qui lui corresponde. Le mot « aide » n’exprime aucune infériorité – Dieu lui-même est souvent l’aide de son peuple –, mais l’ensemble du récit comporte des asymétries que Paul reprend en 1 Corinthiens 11 et 1 Timothée 2.
Genèse 3 ne crée donc pas la différence sexuelle ni toute forme d’ordre ; il les corrompt. La domination de l’homme sur la femme appartient au désordre du péché. La rédemption en Christ ne sanctifie pas cette domination : elle la juge et la remplace par l’amour, le service et le don de soi. Mais il faut encore démontrer qu’elle abolit aussi toute responsabilité différenciée antérieure à la chute. Galates 3.28 ne peut accomplir seul ce travail, car son contexte porte directement sur la filiation et l’héritage en Christ. Le verset proclame une unité sotériologique radicale ; il ne traite pas explicitement de chaque vocation familiale ou ecclésiale.
L’analogie de la foi demande alors de maintenir les textes ensemble. Galates 3 interdit de transformer une distinction ecclésiale en hiérarchie spirituelle. Les textes sur la création interdisent inversement de faire de l’égalité en Christ un principe d’indifférenciation fonctionnelle universelle. De même, 1 Corinthiens 11.5 empêche de lire 1 Corinthiens 14 comme une interdiction absolue de toute parole féminine, mais il ne détermine pas à lui seul la nature de l’enseignement lié à l’office pastoral.
La lecture ecclésiale a ici un poids réel, mais subordonné. La pratique majoritaire de l’Église ancienne, médiévale et issue de la Réforme a réservé l’office presbytéral ou pastoral aux hommes, même si les formes de ministère féminin ont été plus diverses que certaines reconstructions ne le laissent croire. Ce consensus historique ne prouve pas l’exégèse. Il impose cependant une charge argumentative sérieuse à la thèse contraire. Affirmer que des générations entières ont pu se tromper est possible pour un protestant ; l’histoire de la Réforme le montre. Mais une correction de cette ampleur doit reposer sur des preuves canoniques convergentes, non seulement sur plusieurs passages difficiles relus de manière nouvelle.
La réserve réformée confessante peut donc être formulée précisément : Radloff met au jour de vraies difficultés, mais ses solutions tendent à fonctionner toutes dans la même direction. La citation supposée de 1 Corinthiens 14, le sens exclusivement non hiérarchique de kephalê, l’interprétation d’exousia et la contextualisation de 1 Timothée 2 s’additionnent pour produire l’égalitarisme. Or chacune de ces propositions demeure discutée. Leur convergence forme une hypothèse cohérente ; elle ne constitue pas encore une démonstration contraignante.
Ni domination masculine ni effacement des vocations
Le vocabulaire contemporain enferme souvent le débat dans une alternative trop pauvre. D’un côté, le « complémentarisme » peut recouvrir un système où l’homme détient le dernier mot dans presque tous les domaines et où la femme est définie par sa soumission. De l’autre, l’« égalitarisme » peut laisser entendre que toute asymétrie de responsabilité contredit nécessairement l’Évangile. Ces deux descriptions ne rendent pas justice à toutes les positions existantes.
Une position réformée confessante conséquente doit tenir ensemble quatre affirmations. L’homme et la femme possèdent la même dignité créée, la même condition pécheresse, le même salut en Christ et le même héritage éternel. Les dons de l’Esprit sont distribués souverainement aux femmes comme aux hommes et doivent être reconnus. La domination, la violence et la confiscation masculine de la parole sont des péchés, non des applications sévères d’une bonne doctrine. Enfin, l’égalité n’oblige pas par elle-même à conclure que toute vocation est interchangeable.
Dans cette perspective, réserver l’office d’ancien chargé du gouvernement et de l’enseignement normatif à des hommes qualifiés n’accorde pas à tous les hommes une autorité sur toutes les femmes. Le Nouveau Testament ne confie pas l’autorité ecclésiale au sexe masculin en général, mais à des ministres éprouvés, eux-mêmes soumis au Christ, à sa Parole et à la discipline de l’Église. Leur office n’est ni un droit naturel ni une récompense ; c’est une charge de service dont ils rendront compte.
Cette position doit cependant accepter son propre examen. Si elle parle abondamment des limites imposées aux femmes et rarement des qualifications exigeantes des anciens ; si elle tolère chez des hommes ce qu’elle condamnerait immédiatement chez une femme ; si elle rend les abus presque impossibles à dénoncer ; si elle confond l’ordre domestique avec une tutelle masculine universelle, elle ne défend plus l’ordre biblique. Elle en produit une contrefaçon patriarcale.
L’apport le plus salutaire de Radloff est peut-être de forcer les Églises traditionnelles à prouver leurs distinctions au lieu de les présupposer. Sa faiblesse est de ne pas toujours accorder le même poids aux indices créationnels et à la réception ecclésiale qu’aux difficultés lexicales et contextuelles. La réponse fidèle n’est donc ni le maintien paresseux des habitudes ni l’adoption précipitée d’une reconstruction, mais une réforme plus profonde des pratiques sous la norme de toute l’Écriture.
Quand une comparaison rhétorique remplace la démonstration
Le débat français récent a parfois rapproché le complémentarisme évangélique du masculinisme contemporain. Joëlle Sutter-Razanajohary a ainsi proposé, dans une série publiée en 2026, des parallèles entre certains modèles masculinistes et complémentariens, tout en reconnaissant que tous les complémentarismes ne se valent pas. La comparaison peut être légitime lorsqu’elle révèle des conséquences communes : sacralisation de la puissance, réduction des femmes au silence, protection des dominants ou banalisation de la violence.
Mais comparer n’est pas identifier. Deux systèmes peuvent partager un vocabulaire – autorité, rôle, différence, protection – tout en lui donnant des fondements, des limites et des finalités opposés. Un complémentarisme réellement christologique juge précisément la virilité dominatrice au nom de la croix. À l’inverse, l’existence d’un égalitarisme évangélique proche, sur certains points, du féminisme contemporain ne permet pas de les confondre : l’un peut raisonner à partir de l’inspiration de l’Écriture, de la seigneurie du Christ et des dons spirituels, là où l’autre s’inscrit dans une anthropologie étrangère à la foi chrétienne.
Le parallèle est donc un signal d’alarme, non une preuve généalogique ou doctrinale. Il oblige chaque courant à examiner ses fruits et ses compromissions possibles ; il ne dispense personne d’exégèse. La question décisive reste : quelle lecture explique le mieux l’ensemble de la révélation biblique, sans neutraliser les textes qui lui résistent ?
Conclusion : réformer l’Église par toute l’Écriture
Matthias Radloff rend un service réel aux Églises évangéliques. Il les oblige à contrôler leurs traductions, à reconnaître les tensions du texte, à rendre cohérentes leurs pratiques et à dissocier définitivement l’autorité chrétienne de la domination. Ses arguments ne doivent être ni caricaturés ni écartés par un simple appel à la tradition. Ils viennent d’un théologien qui revendique l’autorité biblique et qui a longuement travaillé les passages en cause.
Ils ne paraissent pourtant pas suffisants pour établir que le Nouveau Testament ouvre indistinctement à l’homme et à la femme l’office pastoral. Plusieurs éléments centraux de sa démonstration restent débattus, tandis que les appels pauliniens à la création conservent une force normative difficile à réduire aux seules circonstances locales. La lecture réformée confessante maintient donc l’égalité plénière de dignité, de salut et de participation aux dons du peuple de Dieu, tout en reconnaissant une différenciation limitée des vocations domestiques et ecclésiales.
Cette conclusion n’autorise aucune autosatisfaction. Une doctrine peut être formellement juste et pastoralement trahie. L’Église doit ouvrir largement aux femmes tous les services que l’Écriture ne réserve pas, écouter leur parole, honorer leurs dons, protéger sans ambiguïté les victimes et discipliner les hommes qui transforment une responsabilité en pouvoir. Elle doit aussi former des anciens dont l’autorité ressemble à celle du Berger qui donne sa vie pour ses brebis.
Le débat sur Radloff révèle ainsi une question plus fondamentale que celle du ministère féminin : comment l’Église se laisse-t-elle réformer ? Ni par la conservation aveugle des usages, ni par l’adaptation réflexe aux catégories contemporaines, mais par une écoute renouvelée de toute la Parole de Dieu. L’Écriture juge les traditions anciennes comme les évidences modernes. C’est sous cette autorité, dans la communion de l’Église et sous la seigneurie du Christ, que la vérité peut être cherchée avec fermeté, humilité et charité.
Pour lire cette image
Au centre, la Bible ouverte reçoit la lumière et attire également le regard de la femme et de l’homme. Aucun des deux ne domine l’autre : tous deux se tiennent sous l’autorité du même texte. L’image exprime ainsi la thèse de l’article : les traditions anciennes comme les lectures nouvelles doivent être examinées à la lumière de toute la Parole de Dieu.
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Repères documentaires
Source primaire de Matthias Radloff
Matthias Radloff, Le ministère de la parole de la femme : examen de textes pauliniens, thèse de doctorat en théologie protestante, Strasbourg, 1991.
Matthias Radloff, « Mon cheminement personnel », texte issu du cahier Christ Seul, no 3, 1992, reproduit sur le site Servir Ensemble le 31 octobre 2016.
Pour situer le débat
Henri Blocher, « Harmonie ou tyrannie ? », dans Violences conjugales : les identifier pour agir en Église, Les Cahiers de l’École pastorale, hors-série no 21, 2020.
Andreas J. Köstenberger et Thomas R. Schreiner (dir.), Women in the Church : An Interpretation and Application of 1 Timothy 2:9–15, 3e éd., Wheaton, Crossway, 2016.
Craig S. Keener, Paul, Women and Wives : Marriage and Women’s Ministry in the Letters of Paul, Peabody, Hendrickson, 1992.
Joëlle Sutter-Razanajohary, « Des hommes, comme des fauves ! Masculinisme et Bible (3) », Servir Ensemble, 19 juin 2026.
Pour aller plus loin
Ce dossier peut être prolongé par une étude exégétique distincte de Genèse 1–3, 1 Corinthiens 11.2–16, 1 Corinthiens 14.33–40, Galates 3.26–29, Éphésiens 5.21–33 et 1 Timothée 2.8–15. Une telle étude devrait distinguer soigneusement trois questions souvent confondues : la participation des femmes à la parole dans l’assemblée, l’enseignement doctrinal public et l’accès à l’office d’ancien ou de pasteur.

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