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Augustin est représenté penché sur un codex ouvert, tandis que sa formule « Aime, et fais ce que tu veux » apparaît dans la pénombre. Cette proximité visuelle entre la citation et l’Écriture rappelle le sens de l’article : la maxime n’exalte pas une volonté autonome. Elle parle d’un amour reçu de Dieu, éclairé par sa Parole et appelé à porter de bons fruits.
Peu de phrases de la tradition chrétienne se prêtent autant au contresens que celle-ci. « Aime, et fais ce que tu veux » peut sonner, à des oreilles modernes, comme une proclamation d’autonomie : si mon intention est bonne, si ce que je ressens mérite le nom d’amour, je pourrais me dispenser de toute norme extérieure. Ce n’est pourtant pas ce qu’Augustin d’Hippone affirme. La formule est authentique – Dilige, et quod vis fac – mais elle appartient à un commentaire de 1 Jean 4 où l’amour humain est réponse à l’amour premier de Dieu manifesté en Jésus-Christ. Augustin ne remplace donc pas la volonté de Dieu par le sentiment individuel. Il rappelle que la qualité morale d’un acte dépend de la racine dont il procède. La théologie réformée peut recevoir cette intuition avec reconnaissance, tout en ajoutant une précision indispensable : puisque notre cœur demeure faillible et capable de se tromper lui-même, l’amour chrétien ne devient jamais sa propre norme. Il reçoit sa forme de la Parole de Dieu.
Une phrase authentique, mais souvent amputée de son contexte
La maxime se trouve dans le septième traité d’Augustin sur la Première épître de Jean, au paragraphe 8 : « Dilige, et quod vis fac » – « Aime, et fais ce que tu veux ». Le traité commente 1 Jean 4.4–12. Ce détail suffit déjà à corriger une grande partie du contresens : nous ne sommes pas devant une maxime philosophique autonome, encore moins devant une profession de foi individualiste, mais au cœur d’une prédication chrétienne sur la charité fraternelle fondée dans l’amour de Dieu.
Le contexte immédiat est décisif. Augustin vient de comparer des gestes extérieurement opposés. Une apparence de douceur peut procéder d’une intention mauvaise ; une correction pénible peut, au contraire, viser réellement le bien de celui qui la reçoit. Il applique ensuite le même principe au silence, à la parole, à la correction et au pardon. Aucun de ces actes n’est bon par sa seule apparence : chacun doit procéder de la dilectio, de la charité. Son raisonnement culmine dans l’image de la racine : si la racine intérieure est l’amour, le fruit qui en procède sera bon.
Il faut cependant éviter un deuxième contresens. L’exemple augustinien de la correction appartient à un univers social et pastoral ancien ; il ne saurait devenir une justification générale de la dureté au motif que son auteur prétendrait agir « par amour ». Une intention proclamée ne purifie pas automatiquement un acte. Augustin oblige plutôt à dépasser la simple apparence : la flatterie peut masquer l’égoïsme ; une parole désagréable peut parfois être une véritable mise en garde ; une indulgence apparemment charitable peut abandonner l’autre à ce qui le détruit. La question est celle du bien véritable du prochain, non de notre confort immédiat.
L’arrière-plan des controverses ecclésiales de l’Afrique du Nord, notamment le donatisme, aide à comprendre certaines inflexions du vocabulaire augustinien. Il serait néanmoins réducteur d’enfermer la maxime dans ce seul contexte polémique. Le mouvement du traité demeure celui de l’épître de Jean : Dieu se donne à connaître dans l’amour manifesté par l’envoi de son Fils, et cet amour reçu devient la source de l’amour fraternel.
L’amour dont parle Augustin n’est pas un sentiment souverain
Notre difficulté vient en partie du mot « amour ». Dans l’usage contemporain, il peut désigner une émotion, une attirance, une préférence, une affection, un désir ou une conviction subjective. Or la dilectio augustinienne est moralement qualifiée. Elle n’est pas le simple fait d’éprouver quelque chose avec sincérité. Elle est un amour orienté vers un bien véritable.
Le texte biblique qu’Augustin commente interdit de comprendre autrement sa formule. Dans 1 Jean 4, l’amour ne commence pas par l’homme. Il commence en Dieu. Dieu a pris l’initiative ; il a manifesté son amour en envoyant son Fils pour que nous vivions par lui et pour traiter réellement le problème de notre péché (1 Jean 4.9–10). L’exhortation vient ensuite : puisque Dieu nous a ainsi aimés, nous devons nous aimer les uns les autres (v. 11). L’ordre est théologique avant d’être moral. Le don précède la réponse. La grâce précède l’obéissance.
C’est une différence considérable. Augustin ne dit pas : « Fais confiance à tes désirs, pourvu qu’ils te semblent généreux. » Il affirme qu’une volonté dont la racine est la charité produira des actes accordés à cette charité. La question morale n’est pas supprimée ; elle descend jusqu’au cœur. Quel amour me gouverne ? Est-ce que je cherche le bien du prochain ou seulement son approbation ? Sa croissance ou ma tranquillité ? La vérité qui peut le libérer ou la paix factice qui m’évitera une conversation difficile ?
La pensée augustinienne permet ici d’aller plus loin. Le péché n’est pas seulement l’amour de choses intrinsèquement mauvaises ; il est aussi le désordre de nos amours. Nous pouvons donner trop de poids à un bien secondaire et trop peu au bien supérieur. Nous pouvons aimer notre réputation davantage que la vérité, notre confort davantage que la justice, notre paix davantage que la fidélité. L’intensité d’un sentiment ne prouve donc jamais sa rectitude. L’amour lui-même doit être ordonné.
L’amour accomplit la loi – il ne l’abolit pas
La formule d’Augustin prend toute sa force lorsqu’on la replace dans l’ensemble du Nouveau Testament. Jésus résume la loi par l’amour de Dieu et du prochain (Matthieu 22.37–40). Paul affirme que l’amour accomplit la loi parce qu’il ne fait pas de mal au prochain (Romains 13.8–10). Et lorsqu’il proclame la liberté chrétienne, il précise aussitôt qu’elle ne doit pas devenir un prétexte pour la chair : la liberté reçue est une liberté pour servir par amour (Galates 5.13–14). Jean, enfin, lie directement l’amour de Dieu à l’observance de ses commandements (1 Jean 5.3).
L’opposition entre amour et commandement est donc étrangère à l’Écriture. Le commandement sans amour peut devenir une conformité extérieure, orgueilleuse ou légaliste. Mais un amour qui refuse toute norme se transforme facilement en projection de soi. La Bible ne nous demande pas de choisir entre la loi et l’amour. Elle présente l’amour comme l’accomplissement de la loi et la loi comme la forme concrète de ce que signifie aimer Dieu et le prochain.
Une objection surgit alors : si l’amour véritable produit le bien, pourquoi faudrait-il encore une norme révélée ? Parce que nous ne sommes pas moralement transparents à nous-mêmes. Même régénéré, le croyant demeure en lutte contre le péché. Nous pouvons baptiser « amour » notre peur du conflit, notre besoin d’être aimés, notre possessivité, notre complaisance ou notre dureté. Il ne suffit donc pas de demander : « Est-ce que j’agis par amour ? » Il faut aussi demander : « Ce que j’appelle amour est-il conforme à ce que Dieu appelle bon ? »
C’est ici que la distinction réformée entre Loi et Évangile apporte une lumière particulièrement utile. La Loi révèle la sainteté de Dieu, expose le péché et, pour ceux que l’Esprit renouvelle, devient règle de reconnaissance. L’Évangile n’annonce pas ce que nous devons accomplir afin que Dieu nous aime ; il annonce ce que Dieu a accompli en Jésus-Christ pour sauver des pécheurs incapables de se sauver eux-mêmes. L’obéissance chrétienne ne précède donc pas la grâce : elle en procède.
J. I. Packer résume remarquablement cet ordre lorsqu’il décrit l’enseignement moral de Jésus comme « une éthique pour les rachetés, ceux qui aiment Dieu parce qu’il les a pardonnés et adoptés ». Ce n’est pas une petite nuance de méthode. La morale chrétienne ne commence pas par : « Fais ceci pour devenir enfant de Dieu », mais par : « En Christ, Dieu adopte des pécheurs ; vivez maintenant comme ses enfants. » La grâce n’abolit pas l’obéissance ; elle lui donne sa source, sa liberté et sa gratitude.
Une lecture réformée d’Augustin : recevoir sans confondre
La tradition réformée a reçu Augustin avec une estime exceptionnelle. Calvin va jusqu’à écrire, dans De aeterna Dei praedestinatione : « Augustin lui-même est tellement tout entier des nôtres… » Cette formule exprime une dette considérable, particulièrement sur la grâce, le péché, la dépendance de la volonté et la priorité de l’action divine. Elle ne signifie pourtant pas que Calvin et Augustin seraient identiques en tout point, ni que l’on puisse projeter rétrospectivement sur l’évêque d’Hippone l’ensemble des formulations confessionnelles de la Réforme.
Augustin occupe pour moi une place singulière parmi les Pères de l’Église. Je le relis volontiers pour son réalisme sur la grâce et la condition humaine, et je comprends la force avec laquelle Calvin a reconnu sa dette envers lui. Mais cette proximité ne dispense jamais de la règle première : Augustin, Calvin et tous les maîtres de l’Église restent des témoins subordonnés à l’Écriture.
La maxime « Aime, et fais ce que tu veux » devient alors particulièrement féconde dans le domaine de la sanctification. Celui que Dieu unit au Christ par la foi n’est pas seulement déclaré juste ; il est aussi renouvelé par l’Esprit. Ses affections, ses désirs et sa volonté commencent à être réorientés. La foi vivante porte du fruit. L’obéissance cesse progressivement d’être une conformité purement extérieure : le croyant apprend à vouloir ce que Dieu veut et à aimer ce que Dieu aime.
Mais cette transformation n’est jamais le fondement de sa justification. Le croyant n’est pas accepté par Dieu parce que son amour serait devenu suffisamment pur. Il est justifié à cause de la justice du Christ, reçue par la foi. La charité est un fruit nécessaire de cette foi vivante ; elle n’en devient ni le mérite ni le fondement devant Dieu. Cette distinction protège contre deux erreurs contraires : le légalisme, qui fait de l’obéissance une condition méritoire du salut, et l’antinomisme, qui prétend recevoir la grâce sans accepter que celle-ci transforme la vie.
Le Catéchisme de Heidelberg exprime cette articulation avec une précision remarquable. Dans sa troisième partie, consacrée à la reconnaissance, il définit les bonnes œuvres comme celles qui procèdent d’une vraie foi, sont accomplies selon la Loi de Dieu et pour sa gloire (Q. 91). Les trois éléments sont nécessaires : la foi comme source, la Loi comme norme, la gloire de Dieu comme fin. Cette formulation est presque un antidote réformé aux contresens possibles de la maxime augustinienne. L’amour du croyant est intérieur et vivant ; mais il ne se définit pas par « ce qui me paraît juste ». Il reçoit sa règle de Dieu.
La vraie liberté : apprendre à vouloir le bien
La seconde moitié de la phrase est finalement la plus provocante : « fais ce que tu veux ». Si nous entendons par là la souveraineté de nos désirs présents, la phrase devient fausse. Mais si la volonté a été saisie par la grâce, éclairée par la vérité et progressivement sanctifiée, alors elle indique quelque chose de profondément chrétien : Dieu ne veut pas seulement des gestes conformes extérieurement ; il veut des fils et des filles qui apprennent à aimer ce qu’il aime.
La liberté chrétienne n’est donc pas l’indépendance à l’égard de Dieu. Elle est la délivrance de l’esclavage du péché et des inventions humaines afin de servir Dieu de bon cœur. Elle ne consiste pas à n’avoir plus de loi, mais à recevoir la loi du Père non comme un chemin pour acheter son amour, mais comme la forme d’une vie reconnaissante. Le croyant ne demande plus seulement : « Jusqu’où puis-je aller sans désobéir ? » Il apprend à demander : « Qu’est-ce qui honore Dieu et cherche réellement le bien de mon prochain ? »
Cette liberté réclame du discernement. Dans une situation concrète, l’amour peut conduire à parler ou à se taire, à reprendre ou à patienter, à pardonner une offense personnelle ou à dénoncer une injustice qui atteint autrui. Augustin a raison : aucun geste extérieur, pris isolément, ne dévoile automatiquement la disposition du cœur. Mais l’inverse est tout aussi vrai : aucune bonne intention revendiquée n’autorise à ignorer la nature objective de l’acte. La racine et le fruit doivent être bons ; l’amour et la vérité doivent demeurer unis.
On comprend alors pourquoi la maxime est à la fois plus belle et plus exigeante que son interprétation permissive. Elle ne dit pas : « Tout est permis si tu appelles cela amour. » Elle dit : laisse l’amour de Dieu, reçu en Jésus-Christ, transformer tellement la source de tes choix que tu apprennes à vouloir librement ce qui est vrai, juste et bon. Ce n’est pas l’abolition de la morale chrétienne. C’est sa profondeur spirituelle.
Conclusion
La phrase d’Augustin est authentique. Son contresens moderne ne l’est pas. « Aime, et fais ce que tu veux » n’autorise ni l’autonomie morale ni le règne du sentiment. Dans le contexte de 1 Jean 4, elle désigne une volonté enracinée dans l’amour reçu de Dieu et orientée vers le bien véritable du prochain.
La théologie réformée peut recevoir cette intuition sans l’idéaliser. La grâce précède. Le Christ sauve. L’Esprit renouvelle. La foi porte le fruit de l’amour. Et la Loi de Dieu donne à cet amour sa forme concrète. Nous n’obéissons pas pour être aimés ; nous apprenons à aimer parce que Dieu nous a aimés le premier en son Fils.
Si l’on voulait reformuler Augustin sans prétendre remplacer ses mots, on pourrait dire : aime d’un amour reçu de Dieu en Jésus-Christ, laisse cet amour être instruit et corrigé par sa Parole, puis agis librement pour le bien de ton prochain. Cette liberté n’est pas celle de faire n’importe quoi. C’est celle, beaucoup plus rare, d’apprendre enfin à vouloir le bien.
Annexes
Références bibliques principales : 1 Jean 4.7–12 ; Matthieu 22.37–40 ; Romains 13.8–10 ; Galates 5.13–14 ; 1 Jean 5.3.
Bibliographie sommaire
Augustin d’Hippone, Commentaire de la Première Épître de saint Jean, trad. Paul Agaësse, Sources chrétiennes 75, Paris, Cerf, réimpr. 1994 (1re éd. 1961). C’est la source principale pour comprendre la maxime. Les dix traités suivent presque toute la Première épître de Jean et montrent que la réflexion augustinienne sur la charité se développe à partir du texte biblique, non d’une théorie abstraite de l’autonomie morale. Le traité VII, §8, contient la formule étudiée.
Jean Calvin, De aeterna Dei praedestinatione, 1552, dans Ioannis Calvini opera quae supersunt omnia, éd. G. Baum, E. Cunitz et E. Reuss, t. VIII, Brunswick, Schwetschke, 1863–1900, p. 266. Le passage où Calvin affirme qu’Augustin est « tout entier des nôtres » illustre la profondeur de la réception réformée de l’évêque d’Hippone. Il faut toutefois lire cette formule comme l’expression d’une affinité doctrinale majeure, non comme une identité absolue.
J. Marius J. Lange van Ravenswaay, Augustinus totus noster. Das Augustinverständnis bei Johannes Calvin, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 1990. Cette étude spécialisée examine systématiquement la compréhension et l’usage d’Augustin chez Calvin. Elle est particulièrement utile pour éviter deux simplifications inverses : imaginer une rupture radicale entre Augustin et la Réforme, ou, au contraire, effacer les différences historiques et doctrinales entre eux.
Anthony N. S. Lane, John Calvin : Student of the Church Fathers, Edinburgh, T&T Clark, 1991. Lane étudie la manière concrète dont Calvin lit et utilise les Pères, y compris ses sources et ses méthodes de citation. L’ouvrage aide à replacer la formule sur Augustin dans une pratique patristique plus large et montre que le rapport du Réformateur aux Pères est à la fois respectueux, critique et subordonné à l’Écriture.
J. I. Packer, Our Lord’s Understanding of the Law of God, The Campbell Morgan Memorial Bible Lectureship, no 14, Glasgow, Pickering & Inglis / Londres, Westminster Chapel, 1962. Ce bref texte est particulièrement pertinent pour l’articulation entre grâce et morale chrétienne. Packer insiste sur le fait que l’enseignement éthique de Jésus s’adresse à des disciples déjà placés dans le royaume par grâce : l’obéissance est l’éthique des rachetés, non une technique d’autojustification.
Catéchisme de Heidelberg, spécialement les questions 86 à 91. Cette section de la troisième partie – la reconnaissance – offre une synthèse confessionnelle très sûre : les bonnes œuvres découlent du salut reçu, procèdent de la vraie foi, se règlent sur la Loi de Dieu et visent sa gloire. Elle fournit un cadre réformé particulièrement clair pour recevoir la maxime d’Augustin sans tomber ni dans le légalisme ni dans l’antinomisme.
Pour aller plus loin
Relire d’abord 1 Jean 4.7–12, puis prolonger avec Matthieu 22.37–40, Romains 13.8–10, Galates 5.13–14 et 1 Jean 5.3. Ces textes permettent de suivre le même mouvement : l’amour vient de Dieu, se manifeste historiquement en Jésus-Christ, devient la vocation de ceux qui ont été aimés, et ne se sépare jamais de l’obéissance. Il est particulièrement utile de noter l’ordre des verbes : Dieu agit d’abord ; le croyant répond ensuite.
Deux distinctions méritent d’être retenues. La première oppose le sentiment d’amour à la charité biblique. Un sentiment peut être sincère et néanmoins désordonné ; la charité cherche le bien du prochain selon Dieu. La seconde distingue le fondement du salut et le fruit du salut. La foi ne justifie pas parce qu’elle produirait un amour suffisamment parfait ; elle reçoit le Christ et sa justice. Mais cette même foi, parce qu’elle est vivante, produit nécessairement des fruits de reconnaissance et d’amour.
La maxime d’Augustin peut ensuite servir d’examen spirituel. Lorsque je dis agir « par amour », suis-je prêt à laisser l’Écriture contredire ma propre définition de l’amour ? Est-ce que je cherche réellement le bien de l’autre, ou son approbation ? Ai-je tendance à confondre douceur et fidélité, ou au contraire fermeté et dureté ? Mon obéissance est-elle une tentative de mériter l’acceptation de Dieu, ou la réponse reconnaissante de quelqu’un qui se sait reçu en Christ ?
Enfin, pour approfondir l’articulation réformée entre Loi, Évangile et reconnaissance, on peut relire sur foedus.fr l’article « La beauté du culte réformé ». Il montre comment la liturgie elle-même fait parcourir au croyant le mouvement péché – grâce – reconnaissance : la Loi révèle, l’Évangile pardonne, puis la Loi revient comme règle de la vie nouvelle. Cette architecture aide à comprendre pourquoi l’amour chrétien n’est ni une autonomie sans commandement ni une obéissance sans grâce.
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