Moïse portant la Loi

Anthropologie et éthique

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Cet axe ras­semble les pages de posi­tion de Foe­dus consa­crées à la com­pré­hen­sion biblique de l’être humain et aux consé­quences éthiques qui en découlent. Il traite des ques­tions tou­chant à la digni­té humaine, au corps, à la vie, à la sexua­li­té, à la res­pon­sa­bi­li­té morale et aux choix fon­da­men­taux qui engagent la per­sonne et la socié­té.

Dans un contexte mar­qué par la frag­men­ta­tion de l’anthropologie, la tech­ni­ci­sa­tion de l’éthique et la rela­ti­vi­sa­tion des normes morales, Foe­dus estime néces­saire de réaf­fir­mer que l’éthique chré­tienne repose sur une vision objec­tive de l’homme, créé par Dieu, res­pon­sable devant lui et ins­crit dans un ordre moral réel.

Foe­dus refuse toute sépa­ra­tion entre anthro­po­lo­gie et éthique : ce que l’on croit de l’homme déter­mine néces­sai­re­ment ce que l’on juge per­mis, juste ou injuste.

Logique géné­rale de cet axe

Les posi­tions regrou­pées ici suivent une pro­gres­sion cohé­rente. Elles partent de la créa­tion de l’homme à l’image de Dieu, fon­de­ment de sa digni­té irré­duc­tible, pour abor­der ensuite les grandes ques­tions éthiques contem­po­raines où cette digni­té est mise en cause, niée ou redé­fi­nie.

Cet axe affirme que l’éthique n’est ni le pro­duit du consen­sus social, ni le résul­tat d’un cal­cul uti­li­ta­riste, ni l’expression d’une auto­no­mie morale abso­lue. Elle pro­cède de la loi morale ins­crite par Dieu dans la créa­tion et révé­lée dans l’Écriture.

Foe­dus s’oppose ain­si aux anthro­po­lo­gies réduc­trices qui dis­solvent la per­sonne humaine dans la bio­lo­gie, la psy­cho­lo­gie, le désir ou la tech­nique.

Posi­tions de réfé­rence

Créa­tion, ima­go Dei et digni­té humaine
Cette posi­tion affirme que tout être humain est créé à l’image de Dieu et pos­sède une digni­té inalié­nable, indé­pen­dante de ses capa­ci­tés, de son uti­li­té sociale ou de son état de déve­lop­pe­ment.

Anthro­po­lo­gie biblique
Cette posi­tion expose la vision biblique de l’homme comme créa­ture cor­po­relle et spi­ri­tuelle, sexuée, rela­tion­nelle et mora­le­ment res­pon­sable, contre les concep­tions dua­listes ou maté­ria­listes.

Créa­tion (Genèse 1–3), anti­qui­té de l’homme et évo­lu­tion­nisme
Cette posi­tion traite de l’interprétation des récits de la créa­tion, de la sin­gu­la­ri­té de l’homme dans le règne créé, du mono­gé­nisme et des limites de l’évolutionnisme natu­ra­liste.

Avor­te­ment
Cette posi­tion affirme la digni­té et le droit à la vie de l’être humain dès la concep­tion et rejette toute logique d’élimination fon­dée sur l’autonomie, la souf­france ou l’utilité.

Eutha­na­sie
Cette posi­tion dis­tingue accom­pa­gne­ment, soins et achar­ne­ment thé­ra­peu­tique, et rejette l’acte volon­taire de don­ner la mort comme réponse à la souf­france.

Famille et sexua­li­té
Cette posi­tion expose la vision biblique du mariage, de la sexua­li­té et de la famille, contre les redé­fi­ni­tions contem­po­raines fon­dées sur le désir indi­vi­duel ou la construc­tion sociale.

Théo­ries du genre
Cette posi­tion ana­lyse et cri­tique les théo­ries du genre comme rup­ture anthro­po­lo­gique, en affir­mant la réa­li­té du sexe bio­lo­gique et la signi­fi­ca­tion morale de la dif­fé­rence sexuelle.

Bioé­thique contem­po­raine
Cette posi­tion traite des enjeux liés à la pro­créa­tion, à la mani­pu­la­tion du vivant, au trans­hu­ma­nisme et à la mar­chan­di­sa­tion du corps humain.

Logique uti­li­ta­riste et culture de mort
Cette posi­tion met en lumière la cohé­rence interne des dérives éthiques contem­po­raines fon­dées sur le cal­cul coût/bénéfice, la per­for­mance et la sélec­tion des vies jugées dignes d’être vécues.

Com­ment lire ces posi­tions

Ces pages forment un ensemble cohé­rent des­ti­né à four­nir des repères clairs pour le dis­cer­ne­ment éthique per­son­nel, ecclé­sial et public.

Elles ne visent pas à pro­duire une casuis­tique exhaus­tive, mais à rap­pe­ler les prin­cipes fon­da­men­taux à par­tir des­quels les situa­tions concrètes peuvent être abor­dées avec jus­tice, luci­di­té et com­pas­sion.

Les articles publiés sur Foe­dus en matière d’éthique, de socié­té ou de bioé­thique s’inscrivent dans le cadre posé par ces posi­tions, qu’ils appliquent à des contextes pré­cis ou à des débats contem­po­rains.

Lire ces posi­tions, c’est recon­naître que la défense de la digni­té humaine com­mence par une anthro­po­lo­gie vraie et assu­mée.


Cette page exprime une posi­tion doc­tri­nale de Foe­dus. Elle engage le pro­jet édi­to­rial dans la ligne de la foi réfor­mée confes­sante.

Pour situer cette posi­tion dans l’ensemble doc­tri­nal de Foe­dus, voir la page Posi­tion.