Jérémie devant la ruine de Jérusalem

Les Nevi’im – Les Prophètes

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La pos­ture acca­blée du pro­phète exprime la dou­leur de celui qui voit s’accomplir les aver­tis­se­ments de Dieu. Jéré­mie appar­tient au groupe des Nebiim – les Pro­phètes – dans la Bible hébraïque. Sa mis­sion consiste à rap­pe­ler l’alliance conclue avec Israël et à dénon­cer l’infidélité du peuple. La ruine de Jéru­sa­lem, visible au loin, mani­feste que la parole pro­phé­tique n’est pas seule­ment morale : elle est l’annonce du juge­ment et, en même temps, l’ouverture d’une espé­rance future où Dieu renou­vel­le­ra son alliance avec son peuple.

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    Dans la struc­ture de la Bible hébraïque (Tanakh), les Neviim consti­tuent la seconde grande sec­tion après la Torah. Le mot hébreu navi signi­fie « pro­phète », c’est-à-dire un homme appe­lé par Dieu pour trans­mettre sa parole à son peuple. Les Neviim ras­semblent donc les livres pro­phé­tiques, qui inter­prètent l’histoire d’Israël à la lumière de l’alliance conclue avec Dieu.

    Cette sec­tion se divise tra­di­tion­nel­le­ment en deux ensembles.

    Les Pro­phètes anté­rieurs com­prennent :
    Josué, Juges, Samuel et Rois.

    Ces livres racontent l’histoire d’Israël depuis l’entrée dans la terre pro­mise jusqu’à l’exil à Baby­lone. Ils ne sont pas pré­sen­tés comme de simples chro­niques poli­tiques. Leur objec­tif est théo­lo­gique : mon­trer com­ment la fidé­li­té ou l’infidélité du peuple à l’alliance déter­mine le cours de son his­toire. Les évé­ne­ments – vic­toires, défaites, pros­pé­ri­té ou catas­trophe – sont inter­pré­tés à la lumière de la parole de Dieu annon­cée par les pro­phètes.

    Les Pro­phètes pos­té­rieurs regroupent :
    Ésaïe, Jéré­mie, Ézé­chiel et les douze « petits pro­phètes » (Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Haba­cuc, Sopho­nie, Aggée, Zacha­rie et Mala­chie).

    Ces livres ras­semblent les pré­di­ca­tions et les visions des pro­phètes qui ont par­lé à Israël dans des périodes de crise spi­ri­tuelle, poli­tique et morale. Leur mes­sage est sou­vent double. D’un côté, ils dénoncent l’injustice, l’idolâtrie et l’infidélité du peuple. Ils rap­pellent que l’alliance implique une res­pon­sa­bi­li­té morale et spi­ri­tuelle. De l’autre côté, ils annoncent aus­si l’espérance : Dieu ne renonce pas à son peuple. Au-delà du juge­ment, ils pro­mettent une res­tau­ra­tion future, un renou­vel­le­ment de l’alliance et la venue d’un roi juste issu de la lignée de David.

    Les Neviim occupent donc une place essen­tielle dans la révé­la­tion biblique. Ils rap­pellent que l’histoire n’est pas gou­ver­née par le hasard, mais par la fidé­li­té de Dieu à son alliance. Les pro­phètes sont les gar­diens de cette alliance : ils appellent le peuple à la repen­tance, inter­prètent les évé­ne­ments à la lumière de la parole divine et orientent l’espérance vers l’avenir.

    Dans la lec­ture chré­tienne de l’Écriture, ces textes sont éga­le­ment com­pris comme pré­pa­rant la venue du Mes­sie. Les pro­messes d’un ser­vi­teur souf­frant, d’un roi juste ou d’une alliance renou­ve­lée trouvent leur accom­plis­se­ment en Jésus-Christ. Ain­si, les Neviim forment un pont entre la Torah – qui fonde l’alliance – et les écrits qui expriment la prière, la sagesse et l’espérance du peuple de Dieu.


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