La Parole ouverte

Tradition des Apôtres

Le Nou­veau Tes­ta­ment est le témoi­gnage apos­to­lique nor­ma­tif de la révé­la­tion de Dieu en Jésus-Christ. Il pro­clame l’accomplissement des pro­messes de l’Ancienne Alliance et fonde la foi, la doc­trine et la vie de l’Église.

Intro­duc­tion
Le Nou­veau Tes­ta­ment n’est pas un « second livre » déta­ché de l’Ancien, mais l’aboutissement de l’histoire du salut. Ce que la Loi et les Pro­phètes annon­çaient trouve ici son accom­plis­se­ment en la per­sonne, l’œuvre, la mort et la résur­rec­tion de Jésus-Christ. Reçu par l’Église comme Parole ins­pi­rée de Dieu, il est à la fois pro­cla­ma­tion de l’Évangile et règle de la foi.

Dans la pers­pec­tive réfor­mée confes­sante, le Nou­veau Tes­ta­ment est lu à la lumière de l’unité de l’Écriture, de la théo­lo­gie de l’alliance et de la sei­gneu­rie abso­lue du Christ. Il ne rem­place pas l’Ancien Tes­ta­ment, il le révèle plei­ne­ment.

Conte­nu de la page
Le Nou­veau Tes­ta­ment se com­pose de vingt-sept livres, rédi­gés au Ier siècle par les apôtres ou leurs proches col­la­bo­ra­teurs, sous l’inspiration du Saint-Esprit. Il est écrit majo­ri­tai­re­ment en grec koi­nè, langue com­mune du monde médi­ter­ra­néen de l’époque.

On dis­tingue habi­tuel­le­ment quatre ensembles.

Les Évan­giles (Mat­thieu, Marc, Luc, Jean) témoignent de la vie et de l’enseignement de Jésus-Christ. Ils ne sont pas des bio­gra­phies modernes, mais des témoi­gnages théo­lo­giques ordon­nés autour de la confes­sion de foi : Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, Sei­gneur et Sau­veur.

Le livre des Actes des Apôtres raconte l’extension de l’Évangile, de Jéru­sa­lem jusqu’aux nations, par la puis­sance de l’Esprit. Il montre la nais­sance de l’Église et la conti­nui­té entre l’œuvre du Christ et celle des apôtres.

Les Épîtres apos­to­liques exposent et appliquent l’Évangile aux Églises. Elles déve­loppent les grandes doc­trines chré­tiennes : jus­ti­fi­ca­tion par la foi, union au Christ, sanc­ti­fi­ca­tion, Église, sacre­ments, espé­rance escha­to­lo­gique.

L’Apocalypse de Jean conclut le canon par une révé­la­tion pro­phé­tique et sym­bo­lique de la vic­toire finale du Christ sur les puis­sances du mal, pour la conso­la­tion et la per­sé­vé­rance de l’Église.

Théo­lo­gi­que­ment, le Nou­veau Tes­ta­ment est struc­tu­ré par plu­sieurs axes majeurs :

  • L’accomplissement des pro­messes faites à Abra­ham et à David,
  • La Nou­velle Alliance scel­lée dans le sang du Christ,
  • La cen­tra­li­té de la croix et de la résur­rec­tion,
  • La sei­gneu­rie du Christ res­sus­ci­té,
  • L’espérance du retour glo­rieux du Sei­gneur.

Dans la lec­ture réfor­mée, le Nou­veau Tes­ta­ment doit être inter­pré­té selon le prin­cipe de l’Écriture s’expliquant par l’Écriture, en tenant compte du contexte his­to­rique, lit­té­raire et théo­lo­gique, sans jamais dis­so­cier doc­trine et pié­té, véri­té et vie chré­tienne.

Bibliographie sommaire

  • Jean Cal­vin, Com­men­taires sur le Nou­veau Tes­ta­ment (Excel­sis)
  • Com­men­taires sur le Nou­veau Tes­ta­ment (Excel­sis)
  • Pierre Cour­thial, De Bible en Bible, L’Âge d’Homme (Excel­sis)
  • Gee­rhar­dus Vos, Théo­lo­gie biblique, Nou­veau Tes­ta­ment.
  • Oscar Cull­mann, Le Christ et le temps.
  • F. F. Bruce, Le canon des Écri­tures.
  • Her­man Rid­der­bos, Paul : un aper­çu de sa théo­lo­gie.

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