Les présupposés de toute pensée

Toute pen­sée com­mence quelque part. Même lorsqu’elle se pré­sente comme pure­ment neutre ou objec­tive, elle repose sur des convic­tions préa­lables concer­nant la réa­li­té, la véri­té, l’homme et les condi­tions de la connais­sance. Ces convic­tions forment ce que l’on appelle des pré­sup­po­sés.

La phi­lo­so­phie chré­tienne ne pré­tend pas être dépour­vue de pré­sup­po­sés. Elle les rend au contraire expli­cites : le monde est créé par Dieu, l’homme est une créa­ture finie et déchue, la réa­li­té pos­sède un ordre intel­li­gible et la rai­son humaine n’est jamais auto­nome devant son Créa­teur. La ques­tion n’est donc pas de savoir si nous pen­sons avec des pré­sup­po­sés, mais les­quels nous gou­vernent et s’ils rendent compte fidè­le­ment du réel.

Cette page déve­lop­pe­ra la place des pré­sup­po­sés dans la connais­sance et mon­tre­ra pour­quoi aucune phi­lo­so­phie, y com­pris les pen­sées maté­ria­listes ou sécu­la­ri­sées, ne peut réel­le­ment par­tir d’un point de vue sans enga­ge­ment préa­lable.