Saint Athanase

2 mai : Fête de Saint Athanase, évêque et docteur de l’Église (296–375)

Voi­là notre modèle pour aujourd’­hui : Saint Atha­nase, « SOLUS CONTRA MUNDUM » ! « Seul contre le monde » !

Égyp­tien, ori­gi­naire d’A­lexan­drie, il est diacre en 325 alors qu’il par­ti­cipe, avec son évêque, au 1er concile œcu­mé­nique (Nicée, en Tur­quie) pour y défendre vigou­reu­se­ment la foi en la divi­ni­té du Christ (mise en doute par un autre clerc d’A­lexan­drie, Arius). Deve­nu évêque de cette ville, Atha­nase s’y main­tien­dra 43 ans (mal­gré 18 en exil suite à la per­sé­cu­tion des Ariens) et rédi­ge­ra de nom­breux écrits théo­lo­giques dont une bio­gra­phie du moine saint Antoine d’É­gypte (un best-sel­ler) qui ser­vi­ra à faire connaître la vie monas­tique un peu par­tout dans le monde chré­tien. Atha­nase mou­rut en 373, véné­ré comme le cham­pion incon­tes­table de la foi catho­lique.

Citations

Le fon­de­ment des Apôtres.

L’as­sem­blée de Jéru­sa­lem (Ac 15, 5–29 TOB a ser­vi de modèle sym­bo­lique au concile de Nicée, qui, en 325, a affir­mé la divi­ni­té du Fils, qui était niée par les ariens et défen­du par saint Atha­nase d’A­lexan­drie.

Lettre sur les Synode :

« Le synode de Nicée a mis cor­rec­te­ment par écrit ce qu’il conve­nait de dire, c’est-à-dire que le Fils, engen­dré de la sub­stance du Père, lui est consub­stan­tiel. Quant à nous, puisque nous l’a­vons appris nous aus­si, ces­sons de com­battre des fan­tômes, sur­tout quand nous savons que ceux qui l’ont mis par écrit ont confes­sé la foi, non en déviant de la véri­té dans leur inter­pré­ta­tion, mais en reven­di­quant la véri­té et la pié­té envers le Christ. »

« À vous de demeu­rer sur le fon­de­ment des Apôtres (Ép 2.20) et de conser­ver les tra­di­tions des Pères, tout en priant pour que cessent doré­na­vant toute que­relle et toute dis­pute, pour que les folles ten­ta­tives des héré­tiques soient condam­nées, ain­si que toute lutte de mots. Et puisse la meur­trière héré­sie des ariens au nom abo­mi­nable être éli­mi­née, et la véri­té res­plen­dir dans tous les cœurs, de façon que tous, par­tout, disent la même chose et pensent la même chose (1 Co 1.10). Et sans plus rien lais­ser sub­sis­ter du blas­phème arien, qu’on dise et confesse à tra­vers toute l’É­glise : Un seul Sei­gneur, une seule foi, un seul bap­tême (Ép 4.5) dans le Christ Jésus notre Sei­gneur, par qui soient ren­dues au Père la gloire et la puis­sance dans les siècles des siècles ».

Lettre de Saint Atha­nase à son trou­peau :

« Saint Atha­nase, Patriarche d’Alexandrie (IV ème siècle) Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aus­si, c’est que les autres ont occu­pé les églises par vio­lence tan­dis que vous, pen­dant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apos­to­lique. Eux, ils peuvent occu­per nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catho­lique. Réflé­chis­sez : qu’est ce qui est le plus impor­tant, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a per­du, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apos­to­lique ; il est saint si tout s’y passe sain­te­ment… C’est vous qui êtes heu­reux, vous qui res­tez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fer­me­ment aux fon­de­ments de la foi qui vous est par­ve­nue de la sainte Tra­di­tion apos­to­lique et si, à maintes reprises, une jalou­sie exé­crable a vou­lu l’ébranler, elle n’y a pas réus­si. C’est ceux qui s’en sont déta­chés dans la crise pré­sente. Per­sonne, jamais, ne pré­vau­dra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous ren­dra un jour nos églises. Ain­si donc, plus ils s’acharnent à occu­per les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils pré­tendent repré­sen­ter l’Église ; en réa­li­té, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catho­liques fidèles à Dieu dans la sainte Tra­di­tion, même s’ils sont réduits à une poi­gnée, voi­là ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ. »

– Coll. Selec­ta SS. Eccl. Patrum, Caillau et Guillou, vol. 32, pp. 411–412.

A lire !

Dis­cours contre ceux qui regardent le grand nombre comme la preuve de la véri­té

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