Mariage

Prédication de mariage – Vincent bru

Texte biblique : « L’hymne à l’amour » (1 Corin­thiens 13.1ss)

Chers frères et sœurs en Christ, chers amis, nous sommes réunis aujourd’hui pour par­ta­ger la joie de Y et de X, qui ont choi­si d’unir leurs deux des­ti­nées par les liens sacrés du mariage.

Alors nous vou­lons vrai­ment nous réjouir avec eux, en nous rap­pe­lant aus­si la signi­fi­ca­tion pro­fonde du mariage chré­tien.

La Parole de Dieu pré­sente plu­sieurs dimen­sions concer­nant la vie de couple.

En voi­ci quelques-unes.

Il y a la dimension de la joie et de la reconnaissance.

Celle de vous être ren­con­trés et de vous être enga­gés l’un envers l’autre par amour.

De nom­breux textes poé­tiques de l’An­cien Tes­ta­ment le rap­pellent dans un lan­gage très ima­gé : 

« Ta femme est comme une source d’eau pure. Bois à cette source ! Réjouis-toi tou­jours de vivre avec celle que tu as choi­sie dans ta jeu­nesse, et rends-la heu­reuse. Que son corps te comble tou­jours de joie. Sois sans cesse heu­reux de son amour. » (Pro­verbes 5. 15 et 18–19 ; voir aus­si Pro­verbes 18. 22 et Ecclé­siaste 9. 9)

« Un pom­mier par­mi les arbres du bois, voi­là mon bien-aimé par­mi les autres gar­çons. A son ombre, j’ai plai­sir à m’as­seoir et je trouve à ses fruits un goût déli­cieux… Avez-vous vu celui que j’aime ? … Je lui prends la main, je ne le lâche­rai plus avant de l’a­voir fait entrer à la mai­son, dans la chambre où ma mère m’a conçue. » (Can­tique des Can­tiques 2. 3 et 3.4)

II y a la dimension de la famille.

Le Psaume 127 (1 et 3) nous encou­rage à la fon­der sur la confiance en Dieu et à rece­voir les enfants qui pour­ront nous être don­nés comme une béné­dic­tion :

« Si le Sei­gneur ne bâtit la mai­son, c’est en vain que les maçons se donnent du mal. Des enfants, voi­là les vrais biens de famille, la récom­pense que donne le Sei­gneur. »

La famille tout entière est appe­lée à être une cel­lule dont le Sei­gneur est la réfé­rence cen­trale.

C’est ce qu’af­fir­mait Josué quand il disait : « Ma famille et moi, nous ser­vi­rons le Sei­gneur ! » (Josué 24.15).

Il y a la dimension de la prière.

Temps pri­vi­lé­gié de dia­logue avec le Sei­gneur qui pro­met d’exau­cer ceux qui s’ac­cordent pour s’a­dres­ser à lui.

Écou­tez ce que dit Jésus :

« Je vous déclare aus­si que si deux d’entre vous s’ac­cordent pour deman­der quoi que ce soit dans la prière, mon Père qui est dans les cieux le leur don­ne­ra. »

Mat­thieu 18.19

Ces extraits de la Bible, dont cer­tains sont très anciens, nous tournent aujourd’­hui encore vers l’es­sen­tiel.

L’a­mour conju­gal est un grand bon­heur.

Il puise sa force dans l’a­mour de Dieu et en devient le signe vivant par­mi les humains.

C’est l’a­mour-fidé­li­té qui s’ins­crit dans la durée.

Pour la vie, par la grâce de Dieu.

Le texte biblique que nous avons lu tout à l’heure, et qui a été choi­si par les mariés, nous fait part de cette réa­li­té mys­té­rieuse et pro­fonde de l’amour qui vient de Dieu.

« L’amour est patient, il est plein de bon­té ;

l’amour n’est point envieux ;

l’amour ne se vante point,

il ne s’enfle point d’orgueil,

il ne fait rien de mal­hon­nête,

il ne cherche point son inté­rêt,

il ne s’irrite point,

il ne soup­çonne point le mal …

L’amour ne périt jamais. »

1 Corin­thiens 13.4ss.

Y et X, voi­là le pro­gramme de vie qui s’offre à vous désor­mais.

Vous ne vous appar­te­nez plus à vous-mêmes, mais vous êtes au ser­vice l’un de l’autre.

Certes, la vie de couple ne consti­tue pas un par­cours facile.

Il y a de mul­tiples obs­tacles, et il est bon d’avoir conscience de cela dès le départ, afin de mieux être pré­pa­rer à y faire face le moment venu.

A ce sujet, quelqu’un a dit fort jus­te­ment que :

« La véri­table « âme sœur », la « moi­tié de moi-même » n’est pas don­née a prio­ri mais a pos­te­rio­ri : c’est notre amour et notre fidé­li­té qui la créent. »

Gus­tave Thi­bon, Ce que Dieu a uni, Éssai dur l’a­mour.

Amour et fidé­li­té sont les deux colonnes qui per­mettent au couple de tenir ferme, à chaque ins­tant, même au sein de la plus rude tem­pête.

C’est ce qui fait à la fois la beau­té et la force de l’amour qui puise ses racines en Dieu.

Cet amour qui s’inscrit dans la durée, et qui se vit dans le quo­ti­dien, et qui se moque bien des rides du temps.

Qu’il vous soit donc don­né, Y et X, de vivre jours après jours la réa­li­té de cet amour qui vient de Dieu.

Que le Sei­gneur soit votre secours et votre bous­sole, dans les bons comme dans les mau­vais jours, et qu’il accorde sa béné­dic­tion sur votre couple jusqu’à la fin de vos jours.

Amen.

Source ico­no­gra­phique : Le mariage. Pein­ture de Leo­nid Iva­no­vich Solo­mat­kin (1837–1883), huile sur toile.


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