toussaint_halloween

Entre Halloween et Toussaint : vivre ce temps dans la lumière du Christ (Vincent Bru)

Chaque année, à la même date, deux fêtes aux sens radi­ca­le­ment oppo­sés se croisent : Hal­lo­ween, qui plonge dans l’imaginaire des ténèbres, de la peur et de la mort, et la Tous­saint, qui, dès l’origine, entend célé­brer la lumière, la vie et la com­mu­nion des croyants en Dieu. L’une trans­forme la mort en jeu, l’autre la replace dans une pers­pec­tive d’espérance et de résur­rec­tion. Mais toutes deux révèlent, cha­cune à sa manière, la façon dont l’homme cherche à don­ner un sens à ce mys­tère qui nous dépasse : celui de la vie et de la mort.

Pour les chré­tiens issus de la Réforme, cette période de l’année n’est pas d’abord une occa­sion de polé­mique ou de rejet, mais un appel à la redé­cou­verte du vrai sens de la com­mu­nion des saints. Les Réfor­ma­teurs n’ont pas vou­lu effa­cer la mémoire des fidèles d’autrefois, mais puri­fier cette mémoire pour qu’elle conduise non vers les saints eux-mêmes, mais vers le Dieu qui a fait d’eux ses témoins.

Ain­si, la tra­di­tion réfor­mée se situe à la fois dans une conti­nui­té et dans une réforme :

  • Dans la conti­nui­té, car elle recon­naît la valeur spi­ri­tuelle du sou­ve­nir des saints et la beau­té d’une Église unie à tra­vers le temps, « visible et invi­sible ».
  • Dans la réforme, car elle met en gardre contre le glis­se­ment du sou­ve­nir à l’intercession, de la gra­ti­tude à la véné­ra­tion, de la foi en Christ à la confiance dans des média­teurs humains.

Loin d’être un refus de la mémoire chré­tienne, l’approche réfor­mée de la Tous­saint invite à réorien­ter cette mémoire vers sa source, à célé­brer non la gloire des hommes, mais la fidé­li­té de Dieu. Elle nous apprend à vivre ce temps non dans la peur ou la super­sti­tion, mais dans la lumière de la résur­rec­tion, en confes­sant que les saints d’hier et les croyants d’aujourd’hui ne forment qu’un seul corps, uni dans le Christ vivant.

« Car Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous vivent pour lui. » (Luc 20.38)

Halloween

1. Origines et nature d’Halloween

Le mot Hal­lo­ween vient de All Hal­lows’ Eve, c’est-à-dire la veille de la fête de tous les saints. Cette fête chré­tienne du 1er novembre (All Hal­lows’ Day) fut ins­ti­tuée pour hono­rer la mémoire de tous les mar­tyrs et saints de l’histoire. Mais les ori­gines d’Halloween remontent plus loin encore, à la fête cel­tique Sam­hain, célé­brée à la fin de l’été, mar­quant le pas­sage à la sai­son sombre. On croyait alors que les esprits des morts reve­naient visi­ter les vivants, d’où les pra­tiques de dégui­se­ments, de feux, et d’offrandes pour se pro­té­ger des esprits mal­veillants.

La ver­sion moderne d’Halloween — très popu­laire en Amé­rique du Nord avant de se dif­fu­ser en Europe — est deve­nue une célé­bra­tion sécu­lière et com­mer­ciale cen­trée sur les dégui­se­ments, les sucre­ries et l’imaginaire du macabre.

2. Perspective réformée : une théologie de la séparation et du discernement

Les Réfor­ma­teurs, en par­ti­cu­lier Cal­vin et les Puri­tains, insis­taient sur la néces­si­té de dis­tin­guer clai­re­ment la lumière et les ténèbres, le vrai culte et la super­sti­tion.

Cal­vin écri­vait :

« L’homme, par nature, est une fabrique d’idoles. » (Ins­ti­tu­tion de la reli­gion chré­tienne, I, 11, 8)

La Réforme a donc cher­ché à puri­fier la foi chré­tienne de tout mélange avec des croyances païennes ou des pra­tiques super­sti­tieuses. Hal­lo­ween, avec ses ori­gines occultes et sa fas­ci­na­tion pour la mort, les esprits et les forces obs­cures, entre direc­te­ment en ten­sion avec ce prin­cipe.

Le chré­tien réfor­mé recon­naît que le monde spi­ri­tuel existe (Éphé­siens 6.12) et qu’il n’est pas neutre. Les forces des ténèbres sont réelles, mais Christ les a vain­cues (Colos­siens 2.15). Par­ti­ci­per à des sym­boles, à des dégui­se­ments ou à des rituels qui glo­ri­fient le mal ou bana­lisent la mort est donc contraire à la foi qui confesse :

« Le Sei­gneur est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je peur ? » (Psaume 27.1)

3. Halloween et la théologie de la mort

L’un des grands pro­blèmes d’Halloween est sa manière de bana­li­ser la mort. Or, pour la foi chré­tienne, la mort est une consé­quence du péché (Romains 6.23) et non un sujet de jeu. Le chré­tien ne rit pas du tom­beau, il attend la résur­rec­tion. La mort n’est pas une figure à célé­brer mais un enne­mi vain­cu par le Christ (1 Corin­thiens 15.54–57).

Ain­si, tan­dis que le monde met des masques de sque­lettes ou de démons pour s’amuser, le croyant contemple la croix, où le Christ a ôté toute puis­sance à la mort.

Le contraste est radi­cal :

  • Hal­lo­ween exalte la peur, la lai­deur et l’ombre.
  • L’Évangile pro­clame la paix, la beau­té et la lumière du Christ res­sus­ci­té.

4. Le danger de la compromission culturelle

Les chré­tiens croient que le monde est sous la domi­na­tion du péché (1 Jean 5.19) et qu’il faut s’en sépa­rer sans pour autant fuir notre res­pon­sa­bi­li­té de témoins. Cal­vin par­lait d’une « ten­sion féconde » : vivre dans le monde sans être du monde (Jean 17.14–16).

Ain­si, par­ti­ci­per à Hal­lo­ween « pour le fun » peut sem­bler ano­din, mais c’est déjà adop­ter un lan­gage sym­bo­lique étran­ger à la foi chré­tienne. Se dégui­ser en démon ou en mort-vivant, même sans convic­tion spi­ri­tuelle, c’est jouer avec ce que le Christ est venu détruire.

Paul écrit :

« Quelle com­mu­nion y a‑t-il entre la lumière et les ténèbres ? » (2 Corin­thiens 6.14)

Le chré­tien réfor­mé doit donc exer­cer le dis­cer­ne­ment spi­ri­tuel (Romains 12.2), en se deman­dant :

  • Est-ce que ce que je fais glo­ri­fie Dieu ?
  • Est-ce que cela nour­rit ma foi ou celle de mes enfants ?
  • Est-ce que cela honore la vic­toire du Christ sur le mal ?

5. Une alternative réformée : célébrer la Réformation plutôt qu’Halloween

Le 31 octobre n’est pas seule­ment la veille de la Tous­saint, mais sur­tout le jour de la Réfor­ma­tion, com­mé­mo­rant le moment où Mar­tin Luther affi­cha ses thèses à Wit­ten­berg (1517). Plu­tôt que de jouer avec la peur et la mort, les chré­tiens réfor­més peuvent célé­brer la lumière retrou­vée de l’Évangile : la jus­ti­fi­ca­tion par la foi seule, la grâce seule, l’Écriture seule, le Christ seul, à Dieu seul la gloire (Sola fide, sola gra­tia, sola Scrip­tu­ra, solus Chris­tus, soli Deo glo­ria).

De nom­breuses Églises réfor­mées orga­nisent à cette date des « fêtes de la Réfor­ma­tion »1, soi­rées de louange, d’enseignement, de lec­ture biblique, ou encore des acti­vi­tés pour enfants cen­trées sur la lumière du Christ (par exemple : « Fête de la lumière », « Nuit de la Réforme », etc.).

6. Synthèse théologique et pastorale

AspectHal­lo­weenFoi réfor­mée
Ori­ginePaïenne, cel­tique, puis sécu­lièreBiblique, cen­trée sur Christ
Sym­boleMort, peur, ténèbresVie, paix, lumière
Atti­tude spi­ri­tuelleCurio­si­té, amu­se­ment, bana­li­sa­tion du malDis­cer­ne­ment, sanc­ti­fi­ca­tion, recon­nais­sance
Mes­sage impli­citeLe mal amuseLe mal est réel et vain­cu par le Christ
Alter­na­tive chré­tienneAucune trans­cen­danceRéfor­ma­tion : retour à la Parole et à la véri­té

7. Conclusion : vivre comme enfants de lumière

Le chré­tien réfor­mé n’a pas à se reti­rer du monde, mais à témoi­gner dans le monde avec sagesse et clar­té. Il ne s’agit pas de condam­ner ceux qui fêtent Hal­lo­ween, mais de mani­fes­ter que notre joie n’est pas dans le dégui­se­ment de la mort, mais dans la vic­toire de la vie.

« Autre­fois, vous étiez ténèbres, mais main­te­nant vous êtes lumière dans le Sei­gneur. Mar­chez comme des enfants de lumière. » (Éphé­siens 5.8)

C’est pour­quoi, pour les réfor­més, Hal­lo­ween n’est pas une fête inno­cente, mais une occa­sion de rap­pe­ler la vraie déli­vrance : celle du Christ qui triomphe des ténèbres.


La Toussaint

Pour les chré­tiens héri­tiers de la Réforme, ce temps de l’année n’est pas d’abord une occa­sion de polé­mique ou de rup­ture, mais une invi­ta­tion à retrou­ver le sens authen­tique de la com­mu­nion des saints. Les Réfor­ma­teurs n’ont pas cher­ché à abo­lir le sou­ve­nir des croyants d’autrefois, mais à le puri­fier, afin que la mémoire des saints oriente les cœurs non vers eux-mêmes, mais vers Dieu seul, dont ils ont été les témoins et les ins­tru­ments de grâce.

1. Origine et sens de la fête de la Toussaint

La Tous­saint (Fes­tum Omnium Sanc­to­rum) est née dans les pre­miers siècles chré­tiens. D’abord locale (notam­ment à Antioche dès le IVe siècle), elle fut géné­ra­li­sée à toute l’Église par le pape Gré­goire IV (IXe siècle). L’intention ini­tiale était on ne peut plus bonne :

  • Hono­rer la mémoire des mar­tyrs et des témoins de la foi,
  • Encou­ra­ger les fidèles à imi­ter leur exemple,
  • Rendre gloire à Dieu pour les fruits de sa grâce dans leur vie.

Autre­ment dit, la Tous­saint était à l’origine une célé­bra­tion de la vic­toire de la grâce, non un culte ren­du aux saints.

Mais au fil du temps, la dis­tinc­tion entre hon­neur (dulia) et ado­ra­tion (latria) s’est estom­pée dans la pra­tique popu­laire, et la fête a sou­vent déri­vé vers un culte des saints et des morts, où les fidèles deman­daient leur inter­ces­sion ou leur aide.

2. La perspective réformée : honorer les saints, mais adorer Dieu seul

Les Réfor­ma­teurs ne rejettent pas le sou­ve­nir des saints, mais le détour­ne­ment de ce sou­ve­nir. Pour eux, la vraie pié­té consiste non à invo­quer les saints, mais à suivre leur exemple en ado­rant Dieu seul.

Jean Cal­vin écrit avec nuance :

« Nous ne refu­sons pas qu’il y ait eu des saints dignes d’honneur, mais nous disons qu’il ne faut point leur attri­buer plus qu’à Dieu. »
(Ins­ti­tu­tion de la reli­gion chré­tienne, III, 20, 21)

Et encore :

« Nous devons avoir une haute estime pour les saints, les aimer comme frères, les hono­rer comme membres du Christ, mais en même temps, ne point leur attri­buer l’honneur qui appar­tient à Dieu. »
(Ins­ti­tu­tion, III, 20, 27)

Ain­si, pour la Réforme :

  • Oui à la mémoire des saints comme témoins de la grâce divine.
  • Non à leur invo­ca­tion comme média­teurs spi­ri­tuels.

Christ seul est notre inter­ces­seur (1 Timo­thée 2.5). Les saints eux-mêmes n’ont aucune gloire qui ne leur soit don­née par la grâce :

« Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis » (1 Corin­thiens 15.10).

3. La communion des saints selon la Bible et la Réforme

L’article 9 du Sym­bole des Apôtres confesse : « Je crois […] à la com­mu­nion des saints. » Mais com­ment la com­prendre ?

3.1. Selon l’Écriture

La com­mu­nion des saints (koi­no­nia ton hagion) désigne l’unité spi­ri­tuelle de tous les croyants en Christ, vivants et morts.
Paul écrit :

« Nous ne for­mons qu’un seul corps » (1 Corin­thiens 12.12–27)
et
« Vous êtes venus vers la cité du Dieu vivant […] vers les esprits des justes par­ve­nus à la per­fec­tion » (Hébreux 12.22–23).

Les saints du ciel et ceux de la terre sont unis en Christ par le même Esprit, mais il n’y a pas de com­mu­ni­ca­tion directe ni de culte mutuel.
C’est une com­mu­nion ver­ti­cale (par le Christ et dans l’Esprit), non hori­zon­tale (par invo­ca­tion ou contact).

3.2. Selon la théologie réformée

La Confes­sion de foi de La Rochelle (1559) enseigne :

« Nous croyons que tous les élus sont unis en un seul corps et une seule com­mu­nion, dont Jésus-Christ est la tête. »

La com­mu­nion des saints, pour les Réfor­més, signi­fie donc :

  • La soli­da­ri­té spi­ri­tuelle de tous les membres du corps du Christ.
  • Le par­tage des dons de la grâce dans l’Église.
  • La joie d’espérer ensemble la résur­rec­tion et la gloire.

Mais elle n’implique aucune véné­ra­tion des défunts. Les morts en Christ reposent en Dieu, et leur témoi­gnage nous encou­rage, sans qu’ils deviennent des inter­mé­diaires.

4. Le culte des morts : dérive historique

Les Pères de l’Église eux-mêmes ont mis en garde contre les excès. Saint Augus­tin, tout en recon­nais­sant la valeur du sou­ve­nir des mar­tyrs, pré­cise :

« Nous ne dres­sons pas d’autels aux mar­tyrs, mais au Dieu des mar­tyrs. »
(Contre Fauste le mani­chéen, XX, 21)

Et encore :

« Nous aimons les mar­tyrs comme des dis­ciples et imi­ta­teurs du Sei­gneur, mais nous ne leur ren­dons pas le culte qui est dû à Dieu seul. »
(Cité de Dieu, VIII, 27)

C’est exac­te­ment la posi­tion que repren­dra la Réforme : Cal­vin, Luther et Zwin­gli se réclament d’Augustin pour dire : le culte des saints s’est sub­sti­tué au culte du Christ.

Cal­vin déplore cette confu­sion :

« Les hommes, par trop de curio­si­té, ont vou­lu conver­ser avec les morts, et ont oublié le Dieu des vivants. »
(Ins­ti­tu­tion, I, 12, 2)

La Réforme voit donc dans le culte des morts une forme de super­sti­tion : une volon­té d’avoir des inter­ces­seurs visibles plu­tôt que de s’en remettre au Christ invi­sible.

5. Les points positifs que la Réforme reconnaît

La Réforme ne rejette pas tout dans la Tous­saint. Elle recon­naît plu­sieurs élé­ments bons et bibliques :

  1. La recon­nais­sance de l’œuvre de Dieu dans la vie des saints.
    Les saints ne sont pas glo­ri­fiés eux-mêmes, mais témoignent de la grâce divine. « En eux, Dieu a vou­lu mon­trer la puis­sance de sa misé­ri­corde. » (Cal­vin, Ins­ti­tu­tion, III, 20, 21)
  2. L’exemple moral et spi­ri­tuel des saints.
    Le chré­tien est appe­lé à « imi­ter leur foi » (Hébreux 13.7) sans ido­lâ­trer leurs per­sonnes.
    La fête des saints peut donc deve­nir une occa­sion d’édification, si elle ramène à Dieu.
  3. La conso­la­tion de savoir que l’Église est une com­mu­nion uni­ver­selle, réunis­sant les croyants de tous les temps et lieux.
  4. La médi­ta­tion sur la mort et la résur­rec­tion, qui peut être vécue chré­tien­ne­ment, en espé­rant la vie éter­nelle.

6. Les divergences essentielles

ThèmeTra­di­tion catho­liquePers­pec­tive réfor­mée
Nature de la fêteCulte de recon­nais­sance et d’intercession envers les saintsMémoire et imi­ta­tion des saints, sans invo­ca­tion
Com­mu­nion des saintsCom­mu­ni­ca­tion des mérites et inter­ces­sion des saints du cielUnion spi­ri­tuelle des croyants en Christ seul
Culte des mortsPrières pour les défunts (pur­ga­toire)Confiance en la résur­rec­tion et en la grâce seule
Média­tionMul­tiples inter­ces­seurs (Marie, saints)Christ seul Média­teur (1 Timo­thée 2.5)
Fina­li­téEspé­rance dans la sain­te­té par­ta­géeGloire à Dieu seul pour son œuvre de salut

7. Conclusion : une fête à purifier plutôt qu’à abolir

La fête de la Tous­saint peut être com­prise, dans une pers­pec­tive réfor­mée, comme une célé­bra­tion de la com­mu­nion des croyants en Christ, vivants et glo­ri­fiés, à condi­tion qu’elle demeure cen­trée sur Dieu seul.

La Réforme ne détruit pas le sou­ve­nir des saints ; elle le puri­fie de toute ido­lâ­trie. Elle rap­pelle que la sain­te­té n’est pas un sta­tut post­hume mais une voca­tion pré­sente pour tous ceux qui croient (1 Pierre 2.9).

Ain­si, le 1er novembre pour­rait deve­nir pour les chré­tiens réfor­més :

  • Un jour de remer­cie­ment pour les témoins de la foi,
  • Un jour de réaf­fir­ma­tion de la com­mu­nion du corps du Christ,
  • Un jour de médi­ta­tion sur la mort et la résur­rec­tion,
  • Un jour de gloire ren­due à Dieu seul.

« Car je suis cer­tain que ni la mort ni la vie […] ne pour­ra nous sépa­rer de l’amour de Dieu mani­fes­té en Jésus-Christ notre Sei­gneur. » (Romains 8.38–39)


En résumé

Vivre la Tous­saint en chré­tien réfor­mé, c’est :

  • Remer­cier Dieu pour les saints d’hier,
  • Imi­ter leur foi,
  • Attendre la résur­rec­tion,
  • Refu­ser toute ido­lâ­trie,
  • Pro­cla­mer la vic­toire du Christ sur la mort.

Ce jour peut donc deve­nir une fête de la vie en Christ, une célé­bra­tion joyeuse de la fidé­li­té de Dieu à tra­vers les géné­ra­tions.

« À celui qui nous aime, qui nous a lavés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume de prêtres pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puis­sance aux siècles des siècles ! Amen. »
(Apo­ca­lypse 1.5–6)

  1. Remarques & limites
    Ces célé­bra­tions varient beau­coup selon les pays, les tra­di­tions (réfor­mée pure­ment cal­vi­niste, mixte réfor­mée-luthé­rienne, union d’Églises…) et les usages cultu­rels.
    Dans cer­tains pays la fête de la Réforme est plus mar­quée (Alle­magne, cer­tains Län­der, cer­tains can­tons suisses), voire jour offi­ciel dans le calen­drier pro­tes­tant ou civil.
    Dans d’autres lieux, elle reste plu­tôt un accent litur­gique / édu­ca­tif ponc­tuel, par­fois inté­gré dans « dimanche de la Réforme » plu­tôt que le 31 octobre exac­te­ment. ↩︎

Publié

dans

,

par

Étiquettes :

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.