Parole et discernement

Position sur la théologie inclusive (LGBTI+, etc.)

La théo­lo­gie dite « inclu­sive » se pré­sente comme une réponse pas­to­rale aux ques­tions contem­po­raines liées à l’identité, à la sexua­li­té et à la recon­nais­sance sociale. Elle reven­dique l’accueil, la jus­tice et la com­pas­sion. Pour­tant, der­rière ce lan­gage bien­veillant, elle opère une redé­fi­ni­tion pro­fonde de l’anthropologie chré­tienne, de l’autorité biblique et de l’Évangile lui-même. Foe­dus adopte une posi­tion claire, confes­sante et pas­to­rale face à ces cou­rants.

Défi­ni­tion géné­rale

Par « théo­lo­gie inclu­sive », Foe­dus désigne les approches théo­lo­giques qui réin­ter­prètent l’Écriture, la doc­trine et l’éthique chré­tiennes afin de légi­ti­mer des iden­ti­tés, des pra­tiques ou des normes sexuelles contraires à l’enseignement biblique reçu. Cette théo­lo­gie ne se contente pas de prô­ner l’accueil des per­sonnes ; elle trans­forme les normes doc­tri­nales et morales elles-mêmes.

Dépla­ce­ment de l’autorité

La rup­ture fon­da­men­tale de la théo­lo­gie inclu­sive concerne l’autorité.
L’Écriture n’est plus reçue comme nor­ma­tive, mais relue à par­tir de caté­go­ries contem­po­raines : iden­ti­té, orien­ta­tion, vécu sub­jec­tif, recon­nais­sance sociale. Les textes bibliques sont requa­li­fiés comme cultu­rel­le­ment condi­tion­nés, oppres­sifs ou dépas­sés lorsqu’ils contre­disent les reven­di­ca­tions actuelles.

Foe­dus affirme au contraire que l’Écriture juge les cultures, y com­pris la nôtre, et ne peut être subor­don­née aux sen­si­bi­li­tés du moment.

Anthro­po­lo­gie redé­fi­nie

La théo­lo­gie inclu­sive repose sur une anthro­po­lo­gie qui dis­so­cie l’identité per­son­nelle du corps sexué et de l’ordre créé.
L’homme n’est plus com­pris comme une uni­té corps-âme créée homme et femme, mais comme une iden­ti­té fluide, défi­nie par le res­sen­ti inté­rieur. Cette vision est incom­pa­tible avec l’anthropologie biblique, qui recon­naît la bon­té du corps, la signi­fi­ca­tion de la dif­fé­rence sexuelle et la réa­li­té d’un ordre créé.

Sexua­li­té et norme morale

Dans la théo­lo­gie inclu­sive, les normes morales bibliques rela­tives à la sexua­li­té sont requa­li­fiées comme contex­tuelles ou injustes. La norme n’est plus don­née par la créa­tion et la révé­la­tion, mais par le consen­te­ment, l’authenticité res­sen­tie et l’inclusion sociale.
Foe­dus affirme que la sexua­li­té humaine trouve son cadre nor­ma­tif dans l’alliance conju­gale entre un homme et une femme, et que toute sexua­li­té hors de ce cadre relève du désordre issu de la chute, comme d’autres domaines de la vie humaine.

Chris­to­lo­gie et soté­rio­lo­gie impli­cites

La théo­lo­gie inclu­sive tend à trans­for­mer l’Évangile en mes­sage de vali­da­tion iden­ti­taire.
Le péché n’est plus une rup­ture devant Dieu, mais une construc­tion oppres­sive ; la grâce n’est plus par­don et trans­for­ma­tion, mais recon­nais­sance et affir­ma­tion. Le Christ n’est plus celui qui sauve du péché, mais celui qui confirme les iden­ti­tés. Cette inver­sion touche au cœur même de l’Évangile.

Usage pas­to­ral du lan­gage

Foe­dus recon­naît que la théo­lo­gie inclu­sive se réclame sou­vent d’une inten­tion pas­to­rale sin­cère. Cepen­dant, la com­pas­sion ne peut être fon­dée sur le men­songe. Accom­pa­gner une per­sonne ne signi­fie pas redé­fi­nir le vrai et le faux. Une pas­to­rale qui renonce à la véri­té biblique finit par pri­ver les per­sonnes de toute espé­rance de trans­for­ma­tion.

Confu­sion entre per­sonnes et pra­tiques

Foe­dus dis­tingue clai­re­ment :
– la digni­té incon­di­tion­nelle des per­sonnes,
– et l’évaluation morale des pra­tiques et des doc­trines.

La théo­lo­gie inclu­sive brouille volon­tai­re­ment cette dis­tinc­tion, assi­mi­lant toute cri­tique doc­tri­nale ou morale à une vio­lence envers les per­sonnes. Cette confu­sion rend tout dis­cer­ne­ment impos­sible et trans­forme le désac­cord théo­lo­gique en faute morale.

Consé­quences ecclé­siales

Les effets de la théo­lo­gie inclu­sive sont désor­mais visibles :
– rela­ti­vi­sa­tion géné­rale de la doc­trine,
– frag­men­ta­tion ecclé­siale,
– perte de la dis­ci­pline et de la pré­di­ca­tion de repen­tance,
– sou­mis­sion pro­gres­sive de l’Église aux normes cultu­relles domi­nantes.

Une Église qui adopte la théo­lo­gie inclu­sive cesse rapi­de­ment d’annoncer l’Évangile biblique.

Posi­tion de Foe­dus

Foe­dus rejette la théo­lo­gie inclu­sive comme incom­pa­tible avec la foi chré­tienne confes­sante.
Nous affir­mons l’accueil incon­di­tion­nel des per­sonnes, la digni­té de tout être humain et la néces­si­té d’un accom­pa­gne­ment pas­to­ral patient et res­pec­tueux.
Nous reje­tons toute redé­fi­ni­tion de l’anthropologie, de la sexua­li­té, du péché et de la grâce qui contre­dit l’Écriture et l’ordre créé.

Fina­li­té

Cette posi­tion vise à pré­ser­ver à la fois la véri­té de l’Évangile et la véri­table com­pas­sion. Elle cherche à libé­rer l’Église de la pres­sion idéo­lo­gique contem­po­raine et à rap­pe­ler que la grâce ne confirme pas l’homme tel qu’il se défi­nit lui-même, mais le trans­forme à l’image du Christ.


En com­plé­ment :

– une FAQ pas­to­rale (com­ment accueillir sans approu­ver, com­ment accom­pa­gner sans men­tir),
– une page « Véri­té, amour et repen­tance »,
– une table com­pa­ra­tive : éthique biblique / théo­lo­gie inclu­sive.

En com­plé­ment :