Jean-Baptiste désigne la lumière du Christ

3ᵉ dimanche de l’Avent – Année B : Le Christ, lumière véritable (Jean 1.6–8, 19–28)

Lorsqu’une lumière appa­raît dans l’obscurité, celui qui la signale rend un ser­vice pré­cieux. Mais il ne doit pas être confon­du avec la lumière elle-même. L’Évangile selon Jean pré­sente Jean-Bap­tiste comme un témoin : il n’est pas le Christ, il pré­pare sa venue.

Cette dis­tinc­tion paraît simple. Pour­tant nous cher­chons sou­vent à don­ner trop d’importance à notre propre rôle. Le métier mili­taire peut rendre fier d’une fonc­tion, d’un savoir-faire ou d’une res­pon­sa­bi­li­té. Cette fier­té devient dan­ge­reuse lorsqu’elle nous conduit à croire que nous sommes indis­pen­sables ou que notre valeur dépend de l’admiration des autres.

Jean-Bap­tiste accepte de n’être qu’une voix. Il ne ras­semble pas les regards autour de sa per­sonne ; il les dirige vers celui qui vient. De même, le témoi­gnage chré­tien ne consiste pas à s’imposer dans la vie spi­ri­tuelle d’autrui, encore moins à uti­li­ser une posi­tion d’autorité pour convaincre. Il consiste à par­ler avec véri­té, à vivre sans contra­dic­tion mani­feste et à lais­ser au Christ la place qui lui revient.

Le temps de l’Avent nous apprend cette sobrié­té. Nous n’avons pas à pro­duire nous-mêmes la lumière ni à nous attri­buer l’œuvre de Dieu. Nous sommes appe­lés à être fidèles au poste qui est le nôtre, avec l’humilité de ceux qui savent que le salut ne dépend pas d’eux.

Prière

Sei­gneur Jésus-Christ, lumière véri­table, délivre-nous du désir de paraître. Donne-nous le cou­rage d’être des témoins fidèles sans recher­cher la pre­mière place. Que nos paroles et notre conduite orientent vers toi plu­tôt que vers nous-mêmes. Amen.