Lectures du jour – 4ᵉ dimanche de Pâques – 26 avril 2026 – année A
Évangile : Jean 10.1–10
Le Christ, porte du troupeau et bon berger
« Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. » (Jean 10.9, Louis Segond 1910)
Dans une unité, la qualité d’un chef se reconnaît souvent lorsque les circonstances deviennent difficiles. Il est facile de parler de cohésion en temps calme ; c’est dans l’épreuve que l’on découvre qui connaît réellement les personnes, qui veille sur elles et qui accepte d’assumer sa part du danger. Jésus se présente comme la porte des brebis et le bon berger.
Cette image n’est pas un simple modèle de commandement. Le Christ ne reçoit pas son autorité d’une nomination humaine. Il rassemble son peuple, le connaît et le conduit à la vie. Les faux bergers utilisent le troupeau à leur profit ; lui donne sa vie pour ceux qui lui appartiennent. Sa mission révèle une autorité que nul pouvoir terrestre ne peut égaler.
Pour les militaires, l’image invite néanmoins à interroger notre manière d’exercer les responsabilités. Protéger les personnes ne signifie pas leur promettre l’absence de tout risque. Cela suppose de ne pas les traiter comme des moyens interchangeables, de connaître leurs fragilités et de parler avec vérité. Le chef qui sert ainsi ne devient pas le Christ ; il reconnaît simplement que son autorité a des limites et qu’elle doit répondre à la justice.
Les croyants, quant à eux, peuvent se confier à un Berger qui ne les abandonne pas. La fidélité du Christ demeure lorsque les responsables humains changent, lorsque l’unité se disperse ou lorsque la mission s’achève.
Prière
Bon Berger, garde ceux qui servent loin de leurs proches. Donne aux responsables le souci des personnes confiées à leur autorité et à tous la sagesse de reconnaître ta voix. Conduis-nous dans ta vérité et ta paix. Amen.
© Vincent Bru, 1er novembre 2026
Pour approfondir : Lire le culte du dimanche
