Lectures du jour – 3ᵉ dimanche du Carême – 8 mars 2026 – année A
Évangile : Jean 4.5–42
L’eau vive au désert
« mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jean 4.14, Louis Segond 1910)
On ne découvre pas seulement la soif lorsqu’on manque d’eau. La vie militaire fait connaître d’autres soifs : celle d’être compris après une période difficile, celle de retrouver les siens, celle de donner un sens à des sacrifices que personne ne voit. Au puits de Jacob, Jésus rencontre une femme samaritaine dont l’histoire porte ses propres blessures.
Cette rencontre commence par une demande très simple. Pourtant Jésus conduit peu à peu la conversation vers une réalité plus profonde. L’eau du puits apaise la soif pour un temps ; le don de Dieu ouvre à une vie que les ressources humaines ne peuvent produire. Le Christ ne contourne pas la vérité sur l’existence de cette femme, mais il ne la réduit pas non plus à ses fautes.
Pour un militaire, cette scène rappelle qu’une personne ne se résume jamais à son dossier, à sa fonction ou à sa réputation. Nous portons tous des histoires que les autres connaissent mal. Écouter avec sérieux et parler sans mépris sont déjà des exigences de justice. Mais l’Évangile va plus loin : il annonce une grâce que nul ne peut s’accorder à lui-même.
La femme devient ensuite témoin de celui qui l’a rencontrée. Ce n’est pas sa respectabilité qui la rend digne de parler du Christ, mais l’initiative de celui qui s’est approché d’elle. Ainsi en est-il de tout croyant : notre espérance commence dans la grâce de Dieu.
Prière
Seigneur Jésus, tu connais les soifs cachées de nos vies. Apprends-nous à ne pas juger les personnes d’après les apparences, et conduis-nous à recevoir de toi l’eau vive. Que ta vérité nous libère et que ta grâce fasse de nous des témoins humbles. Amen.
© Vincent Bru, 1er novembre 2026
Pour approfondir : Lire le culte du dimanche
