Fiche aumônier – Avant une intervention chirurgicale

Situation et conduite pastorale

La per­sonne peut craindre l’anesthésie, la dou­leur, les com­pli­ca­tions ou la perte de contrôle. L’aumônier lui demande ce qui l’inquiète le plus. Il ne donne aucun avis sur les risques opé­ra­toires et l’oriente vers l’équipe médi­cale pour les expli­ca­tions tech­niques. Il adapte la durée de l’entretien aux soins pré­pa­ra­toires et à la fatigue. Une prière très courte peut être pré­fé­rable à une longue médi­ta­tion.

Lec­tures au choix : Psaume 121 ; Psaume 23.1–4 ; Romains 8.31–39.

Méditation A – Notre secours vient du Seigneur

Avant une opé­ra­tion, beau­coup de choses sont confiées à d’autres : le trans­port, l’anesthésie, les gestes tech­niques, la sur­veillance. Cette dépen­dance peut être dif­fi­cile. Elle nous rap­pelle que nous ne tenons pas seuls notre vie entre nos mains.

Le Psaume 121 tourne notre regard vers le Sei­gneur, créa­teur du ciel et de la terre. Il ne nous auto­rise pas à pré­tendre qu’aucune com­pli­ca­tion ne sur­vien­dra. Il nous enseigne à deman­der secours à Dieu.

Nous pou­vons remer­cier le Sei­gneur pour les com­pé­tences médi­cales, prier pour ceux qui vont inter­ve­nir et lui remettre notre inquié­tude. La foi chré­tienne n’oppose pas la confiance en Dieu à l’attention por­tée aux soins. Elle nous invite à rece­voir ces soins avec recon­nais­sance, sans faire de leur résul­tat la mesure de l’amour de Dieu.

Prière A

Sei­gneur notre Dieu, nous te confions cette inter­ven­tion. Donne à cette per­sonne le calme néces­saire et sou­tiens-la dans l’appréhension. Accorde à l’équipe chi­rur­gi­cale, aux anes­thé­sistes et à tous les soi­gnants vigi­lance, com­pé­tence et dis­cer­ne­ment. Nous te deman­dons que l’opération se déroule favo­ra­ble­ment et que la conva­les­cence soit bonne, sans pré­tendre connaître ta volon­té par­ti­cu­lière. Garde aus­si les proches qui atten­dront des nou­velles. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Méditation B – La fidélité du Berger

Le Psaume 23 parle d’un ber­ger qui conduit et accom­pagne. Il évoque des eaux pai­sibles, mais aus­si une val­lée sombre. Le croyant n’est pas invi­té à pen­ser qu’il ne tra­ver­se­ra jamais de pas­sage dif­fi­cile. Il apprend à se sou­ve­nir que le Sei­gneur demeure son ber­ger.

À l’approche d’une inter­ven­tion, nous pou­vons être entou­rés de per­sonnes com­pé­tentes et éprou­ver néan­moins une grande soli­tude. La prière nous per­met de remettre cette soli­tude au Sei­gneur. Nous pou­vons deman­der la gué­ri­son et le sou­la­ge­ment sans faire de ces demandes des cer­ti­tudes.

Jésus-Christ, le bon Ber­ger, a don­né sa vie pour ses bre­bis. C’est en lui que repose notre espé­rance la plus pro­fonde. Aujourd’hui, il nous est per­mis de deman­der sim­ple­ment la force de fran­chir l’étape qui se pré­sente.

Prière B

Sei­gneur Jésus-Christ, bon Ber­ger de ton peuple, nous te pré­sen­tons cette per­sonne à l’approche de l’intervention. Sou­tiens-la dans la peur et dans la fatigue. Entoure-la de soins atten­tifs. Accorde-lui le repos dont elle a besoin et donne à ceux qui l’aiment patience dans l’attente. Que ta grâce nous aide à tra­ver­ser cette jour­née avec confiance. Amen.

Ver­sion courte des­ti­née au malade et à ses proches – lien à par­ta­ger.