Aumônerie des prisons

L’aumônerie des pri­sons porte une pré­sence pas­to­rale dans un lieu où les ques­tions de faute, de res­pon­sa­bi­li­té, de jus­tice, de soli­tude et d’espérance prennent une acui­té par­ti­cu­lière. La per­sonne déte­nue ne se réduit ni à son acte ni à sa condam­na­tion. Elle demeure une per­sonne créée à l’image de Dieu, pla­cée devant la véri­té de ses actes mais aus­si devant la pos­si­bi­li­té du par­don, de la repen­tance et d’un ave­nir qui ne soit pas entiè­re­ment déter­mi­né par le pas­sé.

Le minis­tère de l’aumônier consiste d’abord à être pré­sent, écou­ter et offrir un espace où la parole peut se dépo­ser sans confu­sion entre accom­pa­gne­ment spi­ri­tuel et pro­cé­dure judi­ciaire. Il ne nie ni la gra­vi­té du mal com­mis ni la néces­si­té de la jus­tice. Il rap­pelle cepen­dant que l’Évangile ne confond jamais condam­na­tion pénale et condam­na­tion défi­ni­tive de la per­sonne. Là où la socié­té pro­nonce une peine, la foi chré­tienne conti­nue d’annoncer l’appel de Dieu à la véri­té, à la conver­sion et à la grâce.

La Bible connaît l’enfermement, l’injustice subie, la culpa­bi­li­té réelle et la res­tau­ra­tion. Joseph, Jéré­mie, Jean-Bap­tiste, Pierre et Paul ont connu la pri­son dans des cir­cons­tances très dif­fé­rentes. Jésus lui-même place la visite du pri­son­nier par­mi les actes concrets de misé­ri­corde (Mat­thieu 25.36). Ces textes ne four­nissent pas une théo­rie péni­ten­tiaire com­plète, mais ils inter­disent au chré­tien d’oublier celui qui est der­rière les murs.

Cette sec­tion ras­sem­ble­ra pro­gres­si­ve­ment des res­sources bibliques, pas­to­rales et éthiques pour l’accompagnement des per­sonnes déte­nues, de leurs familles et de ceux qui exercent une res­pon­sa­bi­li­té au sein de l’institution péni­ten­tiaire.