Saint Jean Chrysostome

27 janvier : Fête de Saint Jean Chrysostome (+407)

Voir sur Foe­dus : Saint Jean Chry­so­stome (434–407)

Source ico­no­gra­phique : mosaïque de la cathé­drale Saint Sophie d’Is­tan­bul.

L’un de mes Pères de l’É­glise pré­fé­ré, qui a beau­coup ins­pi­ré Cal­vin.
Pen­dant douze ans, il assure la pré­di­ca­tion à Antioche, où l’on se presse pour l’écouter : ne mérite-t-il pas le sur­nom de Bouche d’Or (Chry­so­stome) sous lequel la pos­té­ri­té le connaî­tra.

Jean est né à Antioche. Son père meurt deux ans plus tard et sa mère sacri­fie­ra tout pour don­ner à son fils une bonne édu­ca­tion. C’est ain­si qu’il sera, dans sa ville natale, l’élève du grand sophiste Liba­nios. A 18 ans, il reçoit le bap­tême. Il étu­die alors la théo­lo­gie à l’école des grands exé­gètes antio­chiens. Puis, alors qu’un brillant ave­nir s’offre à lui, il quitte la ville et va rejoindre les moines des déserts envi­ron­nants, où il passe plu­sieurs années avant de reve­nir dans la grande ville : le salut de ses frères l’appelle. Il est ordon­né diacre, puis prêtre. Il a envi­ron 40 ans. Pen­dant douze ans, il assure la pré­di­ca­tion à Antioche, où l’on se presse pour l’écouter : ne mérite-t-il pas le sur­nom de Bouche d’Or (Chry­so­stome) sous lequel la pos­té­ri­té le connaî­tra ? Son style est à la fois direct et pas­sion­né, fami­lier et lyrique. Il s’interrompt pour apos­tro­pher les fidèles et ces inter­rup­tions, soi­gneu­se­ment consi­gnées par ses audi­teurs, nous res­ti­tuent l’atmosphère vivante de ses ser­mons. Il désire tel­le­ment que les fidèles vivent en vrais dis­ciples du Christ ! En 398, il est élu évêque de Constan­ti­nople, bien mal­gré lui. Il entre­prend alors dans la grande ville le même tra­vail qu’à Antioche : il accueille les moines égyp­tiens accu­sés de suivre les erreurs d’Origène. Il réforme le cler­gé et prend réso­lu­ment le par­ti des pauvres. Il s’attire ain­si l’hostilité de l’impératrice Eudoxie qui le fait dépo­ser en 403. Rap­pe­lé, il recom­mence à dénon­cer l’injustice. Cette fois, on l’exile au loin. Bal­lot­té d’exil en exil, épui­sé par les mau­vais trai­te­ments, il meurt au pied du Cau­case, et au bord de la Mer Noire, à Sou­khou­mi où son sar­co­phage rap­pelle ses souf­frances.

Qu’est donc la gran­deur humaine ? C’est le songe d’une nuit. Tout s’évanouit avec le jour. C’est comme fleurs prin­ta­nières. Le prin­temps est pas­sé et tout est fané.

Saint Jean Chry­so­stome, Ser­mon sur la vani­té

De retour en nos demeures, dressons‑y deux tables : l’une pour les mets du corps, l’autre pour ceux de l’Ecriture Sainte. Que cha­cun de vous fasse de sa mai­son, une église

Saint Jean Chry­so­stome – Homé­lie sur la Genèse


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