Le Psautier de Genève

Psaume 77 : L’âme de douleur atteinte (ARC 77)

Strophes 1–3 (péché) / 4–5 (grâce)

Strophes x5 (haut­bois, cla­ri­nette, bas­son)

1. L’âme de dou­leur atteinte,
J’élève au Sei­gneur ma plainte.
Je le cherche au long des nuits
Et je tends les mains vers lui.
Sans repos mon cœur l’appelle,
Trou­blé que ce Dieu fidèle
Ait paru nous délais­ser.
Vou­drait-il nous reje­ter ?

2. Je refuse en ma souf­france
L’appui d’une autre espé­rance.
Dieu seul peut me conso­ler,
Lui seul peut me rele­ver.
Sans fin, revit dans mes veilles
Le sou­ve­nir des mer­veilles
Que Dieu fit pour ses élus.
Ce temps est-il révo­lu ?

3. Dieu nous a voi­lé sa face.
Veut-il nous ôter sa grâce ?
A‑t-il vrai­ment oublié
Sa parole et sa pitié ?
Dans l’abîme où tu me plonges,
Ce doute en la nuit me ronge :
C’est que ta main n’agit plus,
Que ta voix ne parle plus !

4. Mais voi­ci que tu m’éclaires ;
Je com­prends ce grand mys­tère :
Tes miracles d’autrefois
Sont pré­sents quand je te crois.
Ta main ouvre à qui t’écoute,
Comme autre­fois, une route
Dans l’abîme de la mer,
Le silence du désert.

5. La mer a connu ta gloire,
Ses flots ont vu ta vic­toire ;
L’abîme en fut ébran­lé,
Le ciel en fut déchi­ré.
Dans le fra­cas du ton­nerre
Ta voix fit trem­bler la terre.
Ta main gui­dait ton trou­peau
Et pré­pa­rait son repos.


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