Parole et discernement

Dieu et sa Révélation

La foi chré­tienne repose sur une convic­tion pre­mière : Dieu existe, il est per­son­nel, et il se révèle. Sans révé­la­tion, il n’y a ni connais­sance véri­table de Dieu, ni Évan­gile, ni foi chré­tienne. Foe­dus affirme une doc­trine réfor­mée confes­sante de Dieu et de sa Révé­la­tion, contre toute réduc­tion ratio­na­liste, mys­tique ou rela­ti­viste.

Dieu : être per­son­nel, trans­cen­dant et sou­ve­rain

Foe­dus confesse le Dieu vivant et vrai, éter­nel, immuable, infi­ni en être, en sagesse, en puis­sance et en sain­te­té.
Dieu n’est ni une pro­jec­tion humaine, ni une force imper­son­nelle, ni une construc­tion cultu­relle.
Il est per­son­nel, libre et sou­ve­rain, dis­tinct de sa créa­tion tout en la sou­te­nant à chaque ins­tant.

Toute théo­lo­gie qui dis­sout la trans­cen­dance de Dieu dans l’immanence du monde, ou qui réduit Dieu à une fonc­tion du reli­gieux humain, s’écarte de la foi biblique.

L’inconnaissabilité rela­tive de Dieu

Dieu est en lui-même incom­pré­hen­sible à la créa­ture.
L’homme ne peut atteindre Dieu par sa rai­son, son intui­tion ou son expé­rience reli­gieuse.
Toute connais­sance vraie de Dieu dépend d’une ini­tia­tive divine.

Cette confes­sion pro­tège la foi chré­tienne de l’orgueil intel­lec­tuel comme du mys­ti­cisme sub­jec­tif.

La Révé­la­tion : ini­tia­tive sou­ve­raine de Dieu

Foe­dus confesse que Dieu se révèle libre­ment.
La Révé­la­tion n’est pas une décou­verte humaine, mais un don divin.
Dieu se fait connaître parce qu’il le veut, comme il le veut, et jusqu’où il le veut.

La Révé­la­tion est néces­saire, suf­fi­sante et adap­tée à la condi­tion humaine.

Révé­la­tion géné­rale

Dieu se révèle dans la créa­tion, dans l’ordre du monde, dans la conscience humaine et dans l’histoire.
Cette révé­la­tion rend l’homme res­pon­sable devant Dieu, mais elle est insuf­fi­sante pour le salut.
Elle ne conduit pas à la connais­sance rédemp­trice de Dieu sans une Révé­la­tion spé­ciale.

La révé­la­tion géné­rale ne sauve pas ; elle accuse et appelle.

Révé­la­tion spé­ciale

Foe­dus confesse que Dieu s’est révé­lé de manière par­ti­cu­lière et sal­va­trice :
– par sa Parole,
– dans l’histoire d’Israël,
– de manière ultime et défi­ni­tive en Jésus-Christ.

Cette Révé­la­tion spé­ciale n’est pas évo­lu­tive, frag­men­taire ou révi­sable.
Elle est accom­plie en Christ et trans­mise fidè­le­ment dans l’Écriture.

Jésus-Christ : Révé­la­tion suprême de Dieu

Jésus-Christ est la Révé­la­tion per­son­nelle et défi­ni­tive de Dieu.
Il n’est pas seule­ment un mes­sa­ger de Dieu, mais Dieu lui-même venu à la ren­contre de l’homme.
Toute connais­sance véri­table de Dieu passe par le Christ.

Il n’existe ni révé­la­tion plus haute, ni révé­la­tion paral­lèle, ni révé­la­tion pos­té­rieure qui vien­drait com­plé­ter ou cor­ri­ger celle don­née en Christ.

L’Écriture : Révé­la­tion écrite et nor­ma­tive

Foe­dus confesse que l’Écriture sainte est la Parole de Dieu écrite, ins­pi­rée par le Saint-Esprit.
Elle est :
– nor­ma­tive pour la foi et la vie,
– suf­fi­sante pour le salut,
– claire dans ce qui est néces­saire à la foi.

L’Écriture n’est pas sim­ple­ment un témoi­gnage humain sur la Révé­la­tion, mais le moyen choi­si par Dieu pour faire connaître sa volon­té de manière stable et objec­tive.

Contre le ratio­na­lisme

Foe­dus rejette toute pré­ten­tion de la rai­son auto­nome à juger la Révé­la­tion.
La rai­son humaine est réelle et pré­cieuse, mais elle est créée, limi­tée et affec­tée par le péché.
Elle doit être éclai­rée par la Révé­la­tion, non s’ériger en tri­bu­nal de Dieu.

Contre le mys­ti­cisme et l’illuminisme

Foe­dus rejette toute concep­tion selon laquelle Dieu se révé­le­rait prin­ci­pa­le­ment par des expé­riences inté­rieures, des intui­tions immé­diates ou des illu­mi­na­tions pri­vées.
Toute pré­ten­due révé­la­tion qui n’est pas sou­mise à l’Écriture est sus­pecte.

Dieu ne se contre­dit pas et ne parle pas aujourd’hui contre ce qu’il a révé­lé hier.

Contre le rela­ti­visme reli­gieux

Foe­dus rejette l’idée selon laquelle toutes les reli­gions seraient des voies équi­va­lentes vers Dieu.
La Révé­la­tion biblique est unique, exclu­sive et uni­ver­selle.
Dieu ne se révèle pas de manière contra­dic­toire.

Toute théo­lo­gie plu­ra­liste qui rela­ti­vise le Christ comme unique média­teur détruit la cohé­rence de la foi chré­tienne.

Révé­la­tion et humi­li­té

Confes­ser la Révé­la­tion ne conduit ni à l’arrogance ni au fana­tisme, mais à l’humilité.
La foi chré­tienne n’est pas une supé­rio­ri­té morale, mais une dépen­dance confes­sée à l’égard de la Parole de Dieu.

Posi­tion de Foe­dus

Foe­dus affirme que Dieu se révèle réel­le­ment, clai­re­ment et suf­fi­sam­ment.
Nous confes­sons un Dieu per­son­nel et sou­ve­rain, une Révé­la­tion accom­plie en Jésus-Christ, trans­mise dans l’Écriture et ren­due effi­cace par le Saint-Esprit.
Nous reje­tons toute réduc­tion ratio­na­liste, mys­tique ou rela­ti­viste de la Révé­la­tion divine.

Fina­li­té

Cette posi­tion vise à pré­ser­ver la pos­si­bi­li­té même de la foi chré­tienne.
Sans Révé­la­tion vraie, il n’y a que spé­cu­la­tion, sen­ti­ment reli­gieux ou idéo­lo­gie.
Avec la Révé­la­tion, l’Église peut confes­ser, annon­cer et vivre dans la véri­té, pour la gloire de Dieu et le salut des hommes.


En com­plé­ment :
– une table com­pa­ra­tive « révé­la­tion biblique / ratio­na­lisme / mys­ti­cisme / rela­ti­visme »,
– une charte doc­tri­nale Foe­dus finale, syn­thèse de toutes les posi­tions.