La confession de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme est le cœur de la foi chrétienne. Toute altération de la christologie entraîne une altération du salut, de l’adoration et de l’espérance. L’histoire de l’Église montre que les hérésies christologiques ne sont jamais de simples débats techniques : elles touchent à l’identité même de Dieu et à l’œuvre de la rédemption. Foedus affirme une christologie réformée confessante, enracinée dans l’Écriture et définie par les grands conciles de l’Église ancienne.
La centralité de la christologie
La question christologique n’est pas secondaire.
Ce que l’on croit de Christ détermine :
– la compréhension de Dieu,
– la nature du salut,
– la valeur de la croix,
– la possibilité même de la rédemption.
Un Christ diminué ne sauve pas.
Un Christ divisé ne réconcilie pas.
Fondement biblique et confessionnel
Foedus confesse Jésus-Christ :
– vrai Dieu, de même substance que le Père,
– vrai homme, assumant pleinement la nature humaine,
– une seule personne en deux natures, sans confusion, sans séparation, sans division.
Cette confession n’est pas une construction philosophique tardive, mais l’expression fidèle de l’enseignement biblique, clarifiée face aux hérésies.
L’arianisme : négation de la pleine divinité du Christ
L’arianisme, historiquement associé à Arius, affirme que le Fils serait une créature supérieure, mais non Dieu au sens plein.
Cette doctrine nie l’éternité du Fils et rompt l’égalité ontologique au sein de la Trinité.
Foedus rejette l’arianisme comme incompatible avec l’Écriture.
Si le Christ n’est pas pleinement Dieu :
– il ne révèle pas parfaitement le Père,
– son œuvre n’a pas une valeur infinie,
– l’adoration chrétienne devient idolâtrique.
L’arianisme, sous des formes anciennes ou modernes, reste une négation directe de l’Évangile.
La théologie de la kénose : une divinité suspendue
Certaines théologies dites « kénotiques » affirment que le Fils aurait renoncé, lors de l’incarnation, à tout ou partie de ses attributs divins (omniscience, omnipotence, souveraineté).
Cette lecture repose sur une interprétation erronée de la notion biblique de kénose.
Foedus rejette toute conception selon laquelle le Fils cesserait d’être pleinement Dieu dans l’incarnation.
Le Christ ne se vide pas de sa divinité ; il assume la condition humaine sans perdre ce qu’il est éternellement.
Une divinité suspendue ou amoindrie rend impossible une médiation véritable entre Dieu et l’homme.
Nestorianisme et confusion des personnes
Le nestorianisme sépare excessivement les deux natures du Christ, au point de suggérer deux sujets ou deux personnes distinctes.
Cette séparation détruit l’unité personnelle du Sauveur et rend incohérente l’affirmation que Dieu a réellement souffert et agi pour notre salut.
Foedus affirme l’unité personnelle du Christ :
ce n’est pas un homme inspiré par Dieu, mais Dieu le Fils incarné qui agit, souffre et meurt selon la nature humaine.
Monophysisme et mélange des natures
À l’inverse, le monophysisme confond ou absorbe l’humanité du Christ dans sa divinité.
Une telle position nie la réalité de l’humanité assumée et compromet la solidarité du Christ avec notre condition.
Foedus affirme que le Christ est pleinement homme :
il connaît la fatigue, la souffrance, la tentation (sans péché) et la mort réelle.
Sans vraie humanité, il n’y a ni obéissance substitutive ni rédemption authentique.
Christologie moderne et dérives contemporaines
De nombreuses hérésies anciennes réapparaissent aujourd’hui sous des formes nouvelles :
– Christ réduit à un prophète ou un modèle moral,
– Christ conçu comme simple conscience religieuse,
– Christ instrumentalisé pour des projets politiques ou éthiques,
– Christ vidé de sa seigneurie cosmique.
Ces réductions ne sont pas neutres : elles remplacent le Sauveur par une figure symbolique.
Conséquences sotériologiques
La christologie détermine le salut :
– seul un Christ pleinement Dieu peut sauver,
– seul un Christ pleinement homme peut représenter,
– seule une personne unique peut accomplir une œuvre rédemptrice valable.
Toute altération christologique conduit à :
– une croix symbolique,
– une justification affaiblie,
– une assurance du salut compromise.
Position de Foedus
Foedus affirme une christologie pleinement trinitaire, incarnée et confessante.
Nous rejetons la théologie de la kénose entendue comme renoncement réel à la divinité, l’arianisme sous toutes ses formes, ainsi que toute hérésie ancienne ou moderne qui diminue, divise ou transforme la personne du Christ.
Nous confessons Jésus-Christ comme Seigneur éternel, Sauveur unique et médiateur parfait.
Finalité
Cette position vise à préserver le cœur vivant de la foi chrétienne. Elle rappelle que l’Église ne vit pas d’idées sur Jésus, mais de la communion avec le Christ vivant, vrai Dieu et vrai homme, crucifié, ressuscité et régnant à la droite du Père.
En complément :
– une table comparative des grandes hérésies christologiques,
– une FAQ « Qui est vraiment Jésus-Christ ? »,
– une page « Christologie et salut : pourquoi tout se joue ici », très forte pour conclure doctrinalement Foedus.
