Parole et discernement

Position œcuménique

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L’œcuménisme touche à l’unité de l’Église du Christ, réalité profondément biblique et spirituelle. Pourtant, l’appel à l’unité peut devenir source de confusion lorsque la vérité doctrinale est relativisée. Foedus adopte une position œcuménique confessante, fondée sur l’Écriture, respectueuse des personnes, mais lucide sur les divergences théologiques réelles qui traversent le christianisme.

L’unité voulue par le Christ

Foedus confesse que l’unité de l’Église est voulue par le Christ. Cette unité n’est pas une construction institutionnelle ou diplomatique, mais une réalité spirituelle fondée sur l’unique Seigneur, l’unique foi et l’unique Évangile. L’unité véritable n’est jamais produite par le compromis doctrinal, mais reçue dans la fidélité à la vérité.

Unité et vérité

Foedus affirme que l’unité chrétienne est inséparable de la vérité révélée. Une unité obtenue au prix du flou doctrinal ou du silence sur les points centraux de la foi n’est pas une unité biblique. La vérité n’est pas l’ennemie de l’unité : elle en est la condition. Toute démarche œcuménique qui relativise l’autorité de l’Écriture ou le cœur de l’Évangile trahit sa finalité.

Distinction entre unité spirituelle et unité visible

Foedus distingue l’unité spirituelle de l’Église, réelle mais invisible, et les formes visibles de communion ecclésiale, marquées par l’histoire, les confessions et les divisions. Cette distinction ne justifie ni l’indifférence ni le sectarisme, mais elle empêche de confondre unité biblique et uniformité institutionnelle.

Dialogue et reconnaissance

Foedus reconnaît l’existence de chrétiens authentiques dans d’autres traditions ecclésiales, là où l’Évangile est confessé, même de manière imparfaite. Cette reconnaissance appelle au respect, à l’écoute et au dialogue honnête. Toutefois, reconnaître des frères et sœurs en Christ ne signifie pas suspendre le discernement doctrinal ni nier les divergences substantielles.

Refus de l’œcuménisme relativiste

Foedus rejette un œcuménisme fondé sur le plus petit dénominateur commun, sur l’émotion partagée ou sur une unité purement pragmatique. Les démarches qui mettent entre parenthèses la justification par la foi seule, l’autorité de l’Écriture ou la centralité du Christ crucifié ne servent ni l’Église ni la vérité.

Refus du sectarisme

Foedus rejette également toute posture sectaire qui nierait l’œuvre de Dieu hors de ses propres frontières confessionnelles. Le repli identitaire, l’exclusivisme orgueilleux et le mépris des autres traditions chrétiennes sont incompatibles avec l’humilité évangélique et la catholicité de l’Église.

Œcuménisme et mission

Foedus affirme que l’unité visible ne peut être recherchée indépendamment de la mission. L’Église est appelée à proclamer l’Évangile au monde, non à s’absorber dans des processus institutionnels sans témoignage clair. Une unité qui affaiblit la proclamation de l’Évangile contredit sa propre raison d’être.

Méthode œcuménique de Foedus

Foedus privilégie un œcuménisme de vérité :
– fondé sur l’Écriture comme autorité suprême,
– attentif à l’histoire et aux confessions de foi,
– honnête sur les désaccords irréductibles,
– respectueux des personnes sans confusion doctrinale.

Le dialogue n’est pas une fin en soi, mais un moyen de servir la vérité.

Position de Foedus

Foedus adopte une position œcuménique réformée confessante.
Nous affirmons l’unité spirituelle de l’Église du Christ, appelons à la charité et au dialogue, et refusons toute unité construite au détriment de la vérité biblique.
Nous croyons que l’unité véritable ne peut être que christocentrique, scripturaire et confessante.

Finalité

Cette position œcuménique vise à préserver à la fois la vérité de l’Évangile et la charité chrétienne. Elle cherche à libérer l’unité de l’Église des illusions institutionnelles et à l’enraciner dans la fidélité au Christ, seul fondement durable de toute communion authentique.


En complément :

Position sur le dialogue interreligieux,
Position sur la liberté religieuse et la conscience.