Cet axe rassemble les pages de position de Foedus consacrées à la compréhension chrétienne de l’histoire, aux ruptures idéologiques modernes et à la question de la continuité culturelle, théologique et politique.
Foedus considère que la manière dont une société pense son rapport au passé conditionne sa capacité à discerner le présent et à envisager l’avenir. Une histoire niée, mythifiée ou instrumentalisée produit inévitablement des ruptures violentes et des illusions politiques.
Dans un contexte marqué par la glorification de la rupture, la table rase idéologique et le soupçon systématique envers les héritages, Foedus affirme la nécessité d’une lecture lucide, critique et responsable de l’histoire.
Logique générale de cet axe
Les positions regroupées ici s’articulent autour d’une distinction fondamentale entre réforme et révolution. Elles montrent que la fidélité chrétienne s’inscrit dans la continuité, tandis que la logique révolutionnaire repose sur une rupture métaphysique avec l’ordre reçu.
Cet axe affirme que l’histoire humaine est marquée par la chute, la responsabilité morale et la souveraineté de Dieu. Il rejette les philosophies de l’histoire qui promettent un progrès nécessaire, une émancipation définitive ou un salut produit par l’action politique.
Foedus s’inscrit ainsi dans une tradition anti-révolutionnaire chrétienne qui refuse à la fois l’immobilisme conservateur et l’utopie de la refondation permanente.
Positions de référence
Strictement anti-révolutionnaire
Cette position critique l’idéologie révolutionnaire moderne comme rupture métaphysique, politique et morale, et en montre les conséquences historiques et contemporaines.
Réforme et révolution
Cette position distingue clairement la réforme, comprise comme correction fidèle dans la continuité, de la révolution, comprise comme destruction et refondation idéologique.
Pourquoi la Réforme protestante n’est pas une révolution
Cette position montre que la Réforme du XVIᵉ siècle n’a pas opéré une table rase, mais un retour exigeant à la Parole de Dieu et à la foi de l’Église ancienne.
Continuité, héritage et responsabilité
Cette position affirme la valeur morale, culturelle et institutionnelle des héritages, et la responsabilité de les transmettre, les discerner et, si nécessaire, les réformer sans les abolir.
Contre l’idéologie du progrès
Cette position critique la croyance moderne en un progrès linéaire, nécessaire et moralement auto-justifié, incompatible avec l’anthropologie chrétienne de la chute.
Mémoire, transmission et tradition
Cette position traite de la mémoire comme condition de la fidélité, de la transmission comme devoir moral, et de la tradition comme réalité vivante, non figée.
Comment lire ces positions
Ces pages forment un ensemble cohérent destiné à éclairer les débats historiques, culturels et politiques contemporains à partir d’une compréhension chrétienne de l’histoire.
Elles ne proposent ni une nostalgie idéalisée du passé ni une justification systématique de l’existant. Elles appellent à une fidélité lucide, consciente des ruptures, des fautes et des responsabilités humaines.
Les articles publiés sur Foedus concernant l’histoire, la modernité, la Révolution, la mémoire collective ou les débats sur la tradition s’inscrivent dans le cadre posé par ces positions, qu’ils appliquent ou illustrent sans en modifier les fondements.
Lire ces positions, c’est apprendre à penser le temps long, à refuser les mythes fondateurs modernes et à inscrire l’action humaine dans une histoire placée sous la souveraineté de Dieu.
Cette page exprime une position doctrinale de Foedus. Elle engage le projet éditorial dans la ligne de la foi réformée confessante.
Pour situer cette position dans l’ensemble doctrinal de Foedus, voir la page Positions.