Parole et discernement

Position sur l’idéologie woke

L’idéologie dite « woke » se présente comme une prise de conscience morale face aux injustices, aux discriminations et aux violences historiques. Si certaines de ses préoccupations partent d’un constat réel, elle opère une relecture radicale de l’homme, de la société et de la vérité. Foedus adopte une position critique, confessante et responsable face à l’idéologie woke, en distinguant la recherche légitime de justice et la dérive idéologique incompatible avec la foi chrétienne.

Définition générale

Par « idéologie woke », Foedus désigne un ensemble de courants culturels et politiques qui interprètent la réalité principalement à travers des catégories de domination, d’oppression et d’identités victimaires. Cette idéologie ne se limite pas à une vigilance morale : elle propose une vision globale du monde, de l’histoire, de l’identité et du salut.

Déplacement du cadre moral

La rupture fondamentale de l’idéologie woke est morale et anthropologique.
Le bien et le mal ne sont plus définis par une loi morale objective, mais par l’appartenance à des catégories identitaires (opprimé/oppressant). La responsabilité personnelle est relativisée, voire dissoute, au profit d’une culpabilité collective et héréditaire. Cette logique contredit la conception biblique de la responsabilité individuelle devant Dieu.

Vision de l’homme

L’idéologie woke ne comprend pas l’homme comme une personne créée, responsable et appelable à la conversion, mais comme un produit de structures sociales.
L’identité est fragmentée en appartenances raciales, sexuelles, culturelles ou sociales. L’homme n’est plus jugé pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il est censé représenter. Cette fragmentation détruit l’unité de la personne humaine et rend impossible une véritable réconciliation.

Lecture de l’histoire

L’histoire est relue principalement comme une succession de rapports de domination.
Foedus reconnaît la réalité des injustices historiques, mais refuse une lecture manichéenne et anachronique du passé. Juger l’histoire uniquement à partir des normes idéologiques présentes conduit à la culpabilisation permanente, à l’effacement de la mémoire et à l’impossibilité de transmission fidèle.

Langage et pouvoir

L’idéologie woke accorde un pouvoir quasi absolu au langage. Les mots sont perçus non comme des moyens de dire le réel, mais comme des instruments de domination.
Cela conduit à une surveillance du discours, à l’imposition de vocabulaires obligatoires et à la disqualification morale du désaccord. La liberté de conscience et d’expression se trouve ainsi progressivement restreinte.

Justice et rédemption séculières

Dans l’idéologie woke, la justice prend la place de la rédemption.
Le salut n’est plus délivrance du péché, mais reconnaissance publique, réparation symbolique et inversion des rapports de pouvoir.
Il n’y a ni pardon véritable, ni possibilité de réconciliation durable, car la faute est structurelle et héréditaire. Cette logique est incompatible avec l’Évangile, qui annonce une justice accompagnée de pardon et de transformation.

Rapport à l’Église

Lorsque l’idéologie woke pénètre l’Église, elle redéfinit rapidement :
– le péché comme oppression sociale,
– la grâce comme inclusion inconditionnelle,
– la mission comme activisme,
– la vérité comme discours situé.

L’Église devient alors un espace de validation idéologique plutôt qu’un lieu de conversion, de confession et de grâce.

Ce que Foedus reconnaît

Foedus reconnaît que :
– certaines injustices sont réelles,
– certaines souffrances ont été ignorées,
– la foi chrétienne appelle à aimer la justice et à protéger les faibles.

Mais aucune injustice réelle ne justifie l’adoption d’une idéologie qui contredit l’anthropologie biblique, la responsabilité morale et la centralité de l’Évangile.

Position de Foedus

Foedus rejette l’idéologie woke comme incompatible avec la foi chrétienne confessante.
Nous refusons toute vision du monde qui fragmente l’humanité en identités concurrentes, dissout la responsabilité personnelle, absolutise le conflit et remplace la grâce par la culpabilisation.
Nous affirmons une justice enracinée dans la vérité, la responsabilité et la réconciliation en Christ.

Finalité

Cette position vise à permettre un discernement lucide dans un contexte de forte pression culturelle. Elle cherche à préserver la liberté de conscience, l’unité de l’humanité et la clarté de l’Évangile, convaincue que seule la vérité peut produire une justice qui libère réellement.


En complément :
– une table comparative : justice biblique / justice woke,
– une FAQ « wokisme : questions fréquentes »,
– une fiche de discernement pour éducateurs et responsables d’Église.