La question de l’avortement touche au cœur de l’anthropologie, de la dignité humaine et de la justice. Elle ne relève pas seulement d’un débat médical ou sociétal, mais engage une vision de l’homme, de la vie et de la responsabilité morale. Foedus adopte une position claire, confessante et responsable : l’avortement volontaire constitue une atteinte grave à la vie humaine innocente et ne peut être moralement justifié.
La vie humaine : un don, non une propriété
Foedus confesse que la vie humaine est un don de Dieu, non une possession privée.
L’être humain ne se donne pas l’existence à lui-même et ne peut en disposer souverainement.
La valeur de la vie humaine ne dépend ni de son degré de développement, ni de son autonomie, ni de sa désirabilité sociale.
Dès son commencement, la vie humaine relève de la dignité conférée par Dieu.
Commencement de la vie humaine
Foedus affirme que la vie humaine commence dès la conception.
Il existe dès lors un être humain vivant, distinct de sa mère, porteur d’un développement propre et continu.
Il ne s’agit pas d’un « potentiel humain », mais d’un être humain à un stade précoce de son existence.
Toute tentative de fixer arbitrairement un seuil ultérieur pour reconnaître la dignité humaine repose sur des critères utilitaristes et instables.
Imago Dei et dignité inaliénable
La dignité humaine ne réside pas dans la conscience, la viabilité ou l’autonomie, mais dans l’imago Dei.
L’enfant à naître, comme toute personne vulnérable, est porteur de cette dignité inaliénable.
Refuser cette dignité à l’enfant à naître revient à introduire une hiérarchie des vies humaines, incompatible avec la justice biblique.
Avortement et responsabilité morale
L’avortement volontaire met fin délibérément à une vie humaine innocente.
À ce titre, Foedus le considère comme moralement injustifiable, quelles que soient les circonstances invoquées pour le normaliser ou le banaliser.
Le langage qui réduit l’avortement à un « acte médical » ou à un « choix reproductif » masque la réalité morale de l’acte et désarme la conscience collective.
La question des situations tragiques
Foedus reconnaît que certaines situations sont marquées par une détresse extrême : viol, inceste, grande précarité, pressions sociales ou familiales.
Ces situations appellent compassion, accompagnement et soutien réel.
Cependant, une situation tragique ne transforme pas un acte injuste en acte juste.
La violence subie ne peut être réparée par la suppression d’une autre vie innocente.
Santé, handicap et eugénisme
La normalisation de l’avortement en cas de handicap ou de maladie grave révèle une dérive eugénique profonde.
La valeur d’une vie humaine ne dépend pas de sa conformité à des normes de performance, de santé ou d’utilité sociale.
Une société qui élimine les plus fragiles avant leur naissance prépare l’exclusion des vulnérables à tous les âges de la vie.
Avortement et loi civile
Foedus affirme que la loi civile a pour vocation première de protéger les plus vulnérables.
La légalisation de l’avortement constitue une démission grave de la fonction régalienne de l’État, qui cesse alors de protéger une catégorie d’êtres humains.
Dans la ligne théonomiste modérée, Foedus considère que la loi morale de Dieu doit éclairer la législation civile, sans confusion entre Église et État, mais sans neutralité morale illusoire.
Responsabilité masculine et sociale
Foedus souligne que l’avortement est souvent présenté comme une question exclusivement féminine, ce qui est une injustice supplémentaire.
La responsabilité masculine, familiale et sociale est trop souvent absente.
Une société qui banalise l’avortement refuse d’assumer collectivement les conséquences de la sexualité et de la vulnérabilité.
Dimension pastorale et pardon
Foedus affirme avec force que l’Évangile offre pardon, restauration et guérison.
Les personnes marquées par un avortement ne doivent ni être stigmatisées ni réduites à leur faute.
La grâce de Dieu est plus grande que tout péché.
Mais le pardon ne suppose jamais la négation de la vérité morale.
Position de Foedus
Foedus affirme que :
– la vie humaine commence dès la conception,
– l’enfant à naître est un être humain porteur de dignité,
– l’avortement volontaire est moralement injustifiable,
– la loi civile devrait protéger la vie humaine innocente.
Nous appelons à une culture de la vie, fondée sur la responsabilité, la solidarité et la vérité, et non sur l’élimination des plus vulnérables.
Finalité
Cette position vise à réhabiliter une vision cohérente et humaine de la vie. Elle cherche à protéger les plus faibles, à soutenir les personnes en détresse et à rappeler que la justice authentique commence toujours par la défense de ceux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes.
En complément :
– une FAQ « avortement : questions difficiles »,
– une table comparative : culture de vie / culture de mort,
– une fiche pastorale d’accompagnement post-avortement, très importante sur le plan humain et ecclésial.
