Cette page rassemble une réflexion approfondie sur la royauté chrétienne, envisagée à la fois comme réalité politique, héritage historique, tradition protestante et symbole théologique. Elle explore la manière dont la monarchie, loin d’être un vestige dépassé, porte une esthétique propre du pouvoir : une vision noble, stable et incarnée de l’autorité.
Le lecteur y découvrira la richesse de la tradition royaliste au sein du protestantisme, illustrée par des figures marquantes, des mouvements organisés et un héritage souvent méconnu.
Des citations choisies de théologiens, d’historiens, d’écrivains et de penseurs viennent éclairer les bienfaits spirituels, sociaux et culturels de la monarchie chrétienne.
Enfin, des créations littéraires – poèmes – offrent une méditation lyrique sur la puissance symbolique du Roi, la beauté de son rôle et la profondeur théologique du modèle royal.
Cette page propose ainsi une vision d’ensemble, à la fois argumentée et inspirante, de ce que peut représenter aujourd’hui la royauté dans une perspective chrétienne et historique.
Le Royaume et le Ciel (Sonnet)
Pourquoi la monarchie demeure une option politique cohérente ?
Une conception plus haute et plus stable du pouvoir
Le royalisme propose une vision du pouvoir fondée sur la noblesse, la continuité et la responsabilité. Contrairement aux systèmes fondés sur la compétition électorale permanente, il offre une conception du gouvernement débarrassée des stratégies partisanes et des calculs de court terme. L’idée monarchique défend que le pouvoir doit être exercé avec hauteur de vue, dans la durée, et au service de l’unité nationale.
Le rôle symbolique et structurant du Roi
Le Roi n’est pas seulement un détenteur de pouvoir : il est un symbole. Il incarne l’unité de la nation et la continuité historique du pays. Sa légitimité repose sur l’hérédité, la tradition et une dimension spirituelle qui dépasse les intérêts individuels. Parce qu’il se situe au-dessus des partis, il peut jouer le rôle d’arbitre impartial, garantissant la stabilité politique et la cohésion sociale. Dès son plus jeune âge, il est formé pour servir, non pour conquérir le pouvoir, ce qui réduit fortement les risques d’ambitions personnelles et de dérives partisanes.
La monarchie, un système adaptable et équilibré
Contrairement à une idée reçue, la monarchie n’est pas incompatible avec la démocratie. L’histoire médiévale montre que les conceptions locales, participatives et décentralisées du pouvoir se mariaient souvent avec l’autorité royale. Même dans une monarchie forte, le souverain reste limité par les lois fondamentales du royaume, qui encadrent son action.
Les modèles monarchiques contemporains montrent également la souplesse de cette forme de gouvernement : monarchie parlementaire, monarchie absolue encadrée, formes mixtes… L’institution a prouvé sa capacité à évoluer avec les sociétés.
Un modèle enraciné dans la tradition biblique
La tradition biblique donne à la royauté une importance particulière. Dans l’Ancien Testament, la racine hébraïque MLK relie la royauté à l’idée de décision et de gouvernement. Le Nouveau Testament présente Jésus-Christ comme le Roi par excellence. Pour les croyants, ce langage donne une profondeur supplémentaire au modèle monarchique, qui peut être perçu comme cohérent avec une vision théologique du pouvoir comme service, autorité et stabilité.
Un débat légitime sur la succession en France
La question de l’héritier légitime oppose traditionnellement orléanistes et légitimistes. Les premiers soutiennent la Maison d’Orléans, héritière selon eux depuis 1883 après la mort du comte de Chambord et les renonciations liées aux traités d’Utrecht. Les seconds soutiennent la branche issue directement de Louis XIV, la Maison de Bourbon.
Cette division est regrettable, mais elle ne remet pas en cause la logique de fond du système monarchique. Elle témoigne d’un désaccord interne, non d’une impossibilité structurelle.
Une option politique sérieuse dans l’histoire récente
Contrairement à ce que certains imaginent, l’idée monarchiste n’a jamais complètement disparu du paysage politique français. Le général de Gaulle lui-même n’excluait pas une restauration monarchique, comme en témoigne sa correspondance avec le comte de Paris. L’idée n’est donc ni marginale ni fantaisiste, mais s’inscrit dans la continuité de la réflexion politique française.
Pourquoi le royalisme reste une proposition crédible
Le royalisme avance une argumentation simple : un pouvoir stable, impartial et élevé est plus favorable à l’unité nationale qu’un système où dominent la concurrence électorale, la polarisation partisane et les ambitions personnelles. En plaçant l’autorité au-dessus des intérêts particuliers, en inscrivant la nation dans une continuité historique, et en garantissant un arbitre impartial, la monarchie propose une alternative institutionnelle cohérente, capable de redonner sens, durée et dignité à l’exercice du pouvoir.




La tradition royaliste au sein du protestantisme : un héritage solide et souvent méconnu
Une histoire protestante profondément enracinée dans la monarchie
Contrairement à une idée reçue tenace, le protestantisme n’a jamais été uniformément républicain. L’histoire atteste d’une longue tradition de protestants royalistes, notamment en France. Au début du XXe siècle, l’existence de l’Association Sully (1925-1939) en est un témoignage remarquable, malgré des dérapages malheureux durant l’occupation et le régime de Vichy1. Cette association, nommée en hommage au duc de Sully, ministre d’Henri IV, regroupait d’éminentes figures protestantes telles qu’Auguste Lecerf, Noël Vesper, Henri Boegner (frère de Marc), Pierre Courthial, Louis Dupin de Saint-André, Roland Jeanneret, le général Abel Clément-Grandcourt, Roger Boutitie, Philippe Secrétan, Amaury de Seynes, Hugues de Cabrol, Pierre Guiminal ou encore, brièvement, Roland de Pury.
D’autres mouvements ont suivi, comme l’Union des Protestants Monarchistes (fondée en 1946) ou plus récemment l’Association des Réformés Royalistes, fondée par Jean-Marc Daumas et par moi-même. Ces exemples montrent que le royalisme protestant n’est ni marginal, ni anecdotique, mais qu’il constitue une réalité historique et théologique durable.
La monarchie et le protestantisme : une compatibilité souvent oubliée
Beaucoup imaginent que le protestantisme serait spontanément favorable à la démocratie républicaine et incompatible avec la monarchie. Cette idée repose sur une confusion : on associe trop vite protestantisme et « pensée libre », comme si chaque croyant fabriquait sa propre religion et adoptait naturellement des positions politiques progressistes. Or l’histoire contredit frontalement ce cliché.
Aux XVIe et XVIIe siècles, le corps pastoral réformé fut très majoritairement fidèle au roi de France. Certains théologiens protestants, comme Pierre Dumoulin, ont même consacré des traités entiers à la défense de la monarchie. Penser que le protestantisme serait par essence républicain est donc historiquement infondé.
De plus, l’idée selon laquelle la monarchie serait indissociable du catholicisme relève d’un malentendu. Aujourd’hui encore, presque tous les pays ayant un monarque sont des nations historiquement ou majoritairement protestantes : Royaume-Uni, Suède, Danemark, Norvège, Pays-Bas. Seules la Belgique et l’Espagne sont des monarchies majoritairement catholiques. Ce simple fait suffit à démontrer que la monarchie n’a rien d’incompatible avec la foi réformée.
Le royalisme protestant : une vision cohérente de l’autorité
Le protestantisme, loin de rejeter la monarchie, a souvent reconnu la légitimité d’un pouvoir monarchique stable, héréditaire et responsable. Comme le souligne Jean-Marc Daumas, il n’y a « aucune incompatibilité essentielle » entre foi protestante et royauté. Le modèle monarchique peut même correspondre à une vision biblique de l’autorité : ordre, continuité, responsabilité et service.
Un système politique éprouvé dans l’histoire des nations
La monarchie n’est pas seulement un cadre spirituellement compatible avec la foi réformée ; elle est aussi un système politique ayant produit certaines des plus grandes civilisations humaines. Vladimir Volkoff rappelle qu’elle a fondé ou façonné l’Égypte pharaonique, la Perse, la Grèce archaïque, l’Empire romain (et sa continuité byzantine millénaire), Israël, ainsi que les civilisations inca, chinoise, turque ou japonaise. Elle a également fondé la Russie, structuré la France, et inspiré d’innombrables œuvres artistiques, littéraires et architecturales.
La monarchie repose sur une certaine conception de l’humanisme : elle privilégie l’incarnation d’une personne réelle plutôt que des abstractions institutionnelles ou des mécanismes électoraux souvent instables. Elle s’appuie sur une relation humaine, presque personnelle, entre le souverain et le peuple, fondée sur la fidélité et la responsabilité mutuelle.
Conclusion : une tradition vivante qui mérite d’être redécouverte
L’idée selon laquelle un protestant devrait naturellement être républicain repose sur une caricature qui ne résiste pas à l’examen historique, théologique ou politique. Le protestantisme français a porté, au fil des siècles, une tradition monarchiste solide. Les protestants royalistes d’hier, comme ceux d’aujourd’hui, montrent que la fidélité au Roi et la fidélité à l’Évangile peuvent aller de pair.
Pour approfondir (wikipedia) :
Ils ont dit…
Être royaliste et protestant, n’est-ce pas un peu étrange ?
« C’est parce qu’on assimile indûment protestantisme et pensée libre, pour ne pas dire libre pensée. On pense que le protestant est un petit pape, la bible à la main, qui fabrique sur ses genoux sa propre religion, qui est en politique plutôt à gauche et fondamentalement républicain. Or, il y a toujours eu une tradition monarchiste très importante chez les protestants. Aux XVIe et XVIIe siècles, le corps pastoral réformé fut toujours très fidèle au roi de France. Au XVIIe siècle, certains théologiens protestants, comme Dumoulin, écrivent même des traités sur la monarchie. Voir dans le protestantisme un ferment républicain n’est pas conforme à la réalité. Il y a une erreur que l’on commet très souvent dans les milieux royalistes, c’est que l’on voit un lien nécessaire entre monarchie et obédience catholique romaine. Il faut savoir qu’aujourd’hui, presque tous les pays qui ont à leur tête un monarque sont des pays protestants. On ne mesure pas assez cela. L’Angleterre, la Suède, le Danemark, la Norvège et les Pays-Bas sont des royaumes où la population est essentiellement protestante. Seules la Belgique, avec une constitution très récente (1830), et l’Espagne, depuis peu, sont des royaumes à majorité catholique romaine. Il n’y a donc pas d’incompatibilité essentielle entre ma foi protestante et la monarchie. »
Jean-Marc Daumas, « La fidélité des Huguenots »
« La monarchie est un système politique qui a produit, entre autres, la civilisation égyptienne, la culture perse, la Grèce archaïque, l’empire romain (conservé pendant mille ans de plus sous la forme régénérée de Byzance), inspiré l’Israël de l’Ancien Testament, les Incas, les Chinois, les Turcs, les Japonais, fondé la Russie et la France, fécondé les arts et les lettres, érigé les plus superbes monuments sous toutes les latitudes et les longitudes. »
Vladimir Volkoff
« La Royauté est un humanisme, non pas abstrait mais vivant car c’est le seul système de gouvernement qui fasse passer ouvertement l’homme avant les institutions. Pour tabler sur la primogéniture plutôt que sur la masse aveugle des suffrages, il faut une forte dose de foi en l’homme. C’est préférer l’individu incarné à ses qualités hypothétiques. C’est admettre qu’une chose aussi sérieuse que le gouvernement puisse se fonder sur le plus incertain et souvent le moins fondé des sentiments ; l’amour humain, un amour, de surcroît, posé par définition comme mutuel. Comme on est loin de la dictature totalitaire où chacun doit non seulement agir mais penser selon une norme. »
Vladimir Volkoff
Citations patristiques
Augustin d’Hippone
« Là où la justice fait défaut, que sont les royaumes sinon de grandes brigandages ? »
Ce propos, paradoxalement critique, souligne que la royauté n’est légitime qu’en tant qu’elle manifeste la justice de Dieu. Elle devient alors un instrument de paix.
(La Cité de Dieu, IV, 4)
Jean Chrysostome
« Le roi est établi pour le bien de ses sujets ; il doit être pour eux comme un père qui veille sur ses enfants. »
(Homélies sur l’Évangile de Matthieu)
Irénée de Lyon
« Le gouvernement juste est celui qui reflète le règne de Dieu, car Dieu est Roi éternel. »
(Contre les Hérésies, IV, 20)
Citations médiévales
Thomas d’Aquin
« Le gouvernement d’un seul est le meilleur, car il imite la manière dont Dieu gouverne le monde. »
(De Regno, I, 2)
La pensée thomiste influencera profondément la monarchie chrétienne en insistant sur la stabilité et l’unité du pouvoir.
Citations de la Réforme et des théologiens protestants
Jean Calvin
« Il n’est rien de plus utile pour le genre humain qu’un roi pieux, qui sait qu’il est ministre de Dieu et chef du peuple pour son bien. »
(Commentaire sur les Psaumes, Ps 72)
« La royauté est la plus excellente des dominations, pourvu qu’elle soit modérée par des lois sages et droites. »
(Institution de la Religion Chrétienne, IV, 20)
Pierre Viret (théologien réformé)
« Les rois sont ordonnés de Dieu pour maintenir l’ordre et la tranquillité publique. »
(L’Instruction chrétienne)
Théodore de Bèze
« Les rois sont les ministres de Dieu pour gouverner les peuples, et leur autorité est sacrée tant qu’ils demeurent fidèles à leur charge. »
(Du Droit des Magistrats)
Citations modernes protestantes
Émile-Guillaume Léonard (historien du protestantisme)
« La Réforme n’a jamais récusé la monarchie ; elle a réclamé que le roi fût chrétien, juste et responsable devant Dieu. »
Jean-Marc Daumas
« Il n’y a aucune incompatibilité essentielle entre la foi réformée et la monarchie. Le protestantisme a longtemps produit des sujets fidèles et des penseurs monarchistes. »
(La fidélité des Huguenots)
Citations historiques et politiques
Bossuet
« La royauté est l’image de la paternité divine étendue sur un peuple. »
(Politique tirée des propres paroles de l’Écriture Sainte)
Même si Bossuet est catholique, sa vision biblique de la royauté reste l’une des plus structurées.
Vladimir Volkoff
« La royauté est un humanisme vivant, qui fait passer l’homme avant les institutions. »
Joseph de Maistre
« Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite, mais celle qui a un roi véritable possède ce qu’il y a de plus parfait dans l’ordre politique. »
Citations bibliques essentielles sur la royauté
Psaume 72
« Donne au roi tes jugements, ô Dieu… Qu’il gouverne ton peuple avec justice. »
Romains 13.1–4
« Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. »
1 Timothée 6.15
« Le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs. »
Apocalypse 5.10
« Tu as fait d’eux un royaume et des prêtres pour notre Dieu. »
Articles
- « La fidélité des Huguenots », Jean-Marc Daumas, in F.-M. Fleutot & P. Louis, Les Royalistes, Enquête sur les amis du Roi aujourd’hui, Paris, Albin Michel, 1989.
- « Le général Charles de Gaulle a-t-il voulu restaurer la monarchie ? », Fréderic de Natal.
- « Comment peut-on être royaliste au XXIe siècle ? », René Drouin, 30 avril 2019.
Sites internet
- La Couronne, Le blog de soutien à la Famille royale de France – Orléaniste
- Vexilla Galliae – Légitimiste
- Légitimité – Légitimiste
- L’Institut de la Maison de Bourbon – Légitimiste
- Association des Réformés Royalistes – Protestant
- Le site de Mgr le comte de Paris – Orléaniste comme tout ce qui suit
- Le site de la Princesse Marie
- La Fondation Saint-Louis
- Noblesse & Royautés
- Action Française
- Alliance Royale
- Groupe d’Action Royaliste
- Lafautearousseau
- Nouvelle Action Royaliste
- La Lorraine Royaliste
- Le quotidien : JSF
- Le blog de Jean-Philippe Chauvin
- Politique Magazine
- David Nivière photography
Pages Facebook/Twitter
- Perspectives Royalistes-Facebook – Protestant
- La Couronne. Facebook – Orléaniste
- La Couronne. Twitter
- Le Comte de Paris. Facebook – Orléaniste
- Le Comte de Paris. Twitter
- La Page officielle de Louis XX, Louis de Bourbon, Duc d’Anjou – Légitimiste
- La page Facebook du prince Jean de France – Orléaniste
- La page Twitter du Prince Jean de France
- La page Facebook du Duc d’Anjou
- Cercle de Flore. Facebook
- Librairie de Flore. Facebook
- Créaction. Facebook
Bibliographie
- Eugène Kuhlmann, Ce que pourra être la royauté restaurée, Colmar, Editions de l’Association Sully, 1930, 28 p.
- Alfred Henry Chaber, Alfred-Henry Chaber. L’Association Sully, sa doctrine, son but, ses réponses à quelques objections, Groupe du Bas-Languedoc de l’Association Sully, 1932.
- Jacques De Missècle, Les Huguenots et la monarchie au XVIe siècle.
- Marthe Nougier, Les Protestants et le roi au XVIIIe siècle.
- Étienne de Seynes, Protestantisme et Monarchie au XIXe siècle.
- Noël Vesper, Protestantisme ou Démocratie.
- Samuel M. Osgood, French Royalism Since 1870, 1970, p. 187.
- François-Marin Fleutot et Patrick Louis, Les royalistes, enquête sur les amis du Roi aujourd’hui, Albin Michel, 1989, p. 175 à 178.
- Patrick Louis, Histoire des royalistes, de la Libération à nos jours, Jacques Grancher, 1994.
- Patrick Cabanel, Les protestants et la République : de 1870 à nos jours, 2000 (ISBN 978-2-87027-780-5).
- André Encrevé, « Right wing among French Protestants (1900-1944), with special Reference to the Association Sully by Grace Davie », Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, vol. 137, octobre-décembre 1991, p. 654-656 (lire en ligne [archive], consulté le 23 décembre 2020).
- André Encrevé, « Les milieux protestants et l’Action française, Comment peut-on être protestant et royaliste au temps du Front populaire ? », dans, Michel Leymarie et Jacques Prévotat, L’Action française, culture, société, politique, 2008, p. 173-184, [lire en ligne [archive] ].
- Pierre-Yves Freychet, « Sully (1933-1944). Analyse politique d’un périodique protestant et monarchiste », dans André Encrevé & Jacques Poujol, Les Protestants français pendant la seconde guerre mondiale. Actes du colloque de Paris, Palais du Luxembourg, 19-21 novembre 1992, Paris, Société de l’histoire du protestantisme français, 1994, p. 469-478.
Études universitaires
- Cédric Tartaud-Gineste, Les Protestants royalistes en France au xxe siècle, doctorat, sous la direction de Jean-Pierre Chaline, université Paris-Sorbonne, 2003.
- Yves Freychet, « Sully », analyse politique d’un périodique protestant et monarchiste (1933-1944), sous la direction de Pierre Bolle et Jean Godel, 1980.
- Grace Davie, Right Wing Politics among French Protestants (1900-1944), with special reference to the Association Sully, doctorat, London School of Economics, 1975.
Études divers
- Fleur de lys : signification, symbole et histoire
Archives
- Bulletin du Groupe du Bas-Languedoc de l’Association Sully
- Il convient de rappeler que l’attitude des membres de l’Association Sully pendant la Seconde Guerre mondiale ne fut pas univoque. Certains, hélas, ne se sont pas illustrés par un engagement résistant, ce qui constitue une ombre dans l’histoire de ce cercle pourtant intellectuellement fécond. Cependant, plusieurs figures importantes témoignèrent d’un tout autre esprit. Auguste Lecerf, par exemple, manifesta clairement son soutien au général de Gaulle dès 1940. Roland de Pury, quant à lui, s’investit avec courage dans la Résistance et fit de son ministère pastoral un lieu d’opposition active au nazisme.
Cette diversité d’attitudes montre que, loin d’être homogène, le monde protestant royaliste de l’époque reflétait la complexité morale et politique du temps. ↩︎
