« Recherchez la paix de la ville où je vous ai emmenés en captivité, et priez l’Éternel en sa faveur ; parce que votre paix dépend de la sienne. »
Jérémie 29.7
Le soldat n’est pas appelé à servir la violence pour elle-même, ni à rechercher la puissance pour la puissance. Dans la perspective biblique, son service s’inscrit dans une responsabilité plus large : contribuer à la protection de la société, à la défense des plus faibles et au maintien d’un ordre juste. Le bien commun n’est pas une idée vague ; il désigne les conditions concrètes qui permettent à une communauté humaine de vivre en paix, dans la justice et la sécurité. La Sainte Écriture invite donc à réfléchir à la vocation militaire non comme à un simple métier de force, mais comme à une forme exigeante de service du prochain.
Étude biblique
Textes bibliques
Ancien Testament
Jérémie 29.7
Épître
1 Pierre 2.13–17
Évangile
Matthieu 5.13–16
Pourquoi ces trois textes ?
Jérémie 29.7 a été choisi parce qu’il exprime avec une grande clarté l’idée de recherche du bien de la cité. Même en terre étrangère et en situation d’exil, le peuple de Dieu reçoit l’ordre de travailler à la paix de la ville. Ce texte offre un fondement biblique fort pour penser le service du bien commun.
1 Pierre 2.13–17 prolonge cette perspective en rappelant le respect dû aux autorités et la responsabilité des croyants dans la société. Le passage permet de réfléchir à la place de l’autorité, de l’ordre public et du service rendu à la communauté humaine sous le regard de Dieu.
Matthieu 5.13–16 a été retenu parce que Jésus y définit la vocation de ses disciples comme une présence bénéfique dans le monde : sel de la terre, lumière du monde. Ce texte éclaire le thème en montrant que le chrétien est appelé à exercer une influence juste, visible et utile au sein de la société.
Exégèse
Pour comprendre la portée du thème « Le soldat au service du bien commun », il est nécessaire de revenir d’abord au sens des textes bibliques eux-mêmes. L’exégèse permet de situer chaque passage dans son contexte historique et théologique, d’expliquer les mots importants dans les langues originales et de dégager le message central de l’Écriture.
Les trois textes retenus proviennent de contextes différents : l’exil d’Israël à Babylone, l’enseignement apostolique adressé aux premières communautés chrétiennes et l’enseignement direct de Jésus. Ensemble, ils offrent une perspective cohérente sur la responsabilité des croyants dans la société et sur la recherche du bien commun.
Jérémie 29.7
« Recherchez la paix de la ville où je vous ai emmenés en captivité, et priez l’Éternel en sa faveur ; parce que votre paix dépend de la sienne. »
Contexte du passage
Le prophète Jérémie écrit cette parole aux Israélites déportés à Babylone au VIᵉ siècle avant Jésus-Christ. Le peuple se trouve alors en situation d’exil, loin de sa terre et soumis à une puissance étrangère.
Certains prophètes annonçaient un retour rapide à Jérusalem et encourageaient une attitude de résistance passive. Jérémie transmet au contraire une parole surprenante : les exilés doivent s’installer dans la ville étrangère, travailler à sa prospérité et prier pour elle.
Sens des mots importants
Paix – שָׁלוֹם (shalom)
Le mot hébreu shalom ne signifie pas seulement l’absence de guerre. Il désigne un état de bien-être global : sécurité, justice, prospérité et harmonie sociale. Chercher la paix de la ville signifie donc rechercher son bien et sa stabilité.
Rechercher – דָּרַשׁ (darash)
Ce verbe signifie chercher activement, poursuivre un objectif avec détermination. Il implique une démarche volontaire et constante. Les exilés ne doivent pas se contenter de subir leur situation : ils doivent contribuer activement au bien de la cité.
Ville – עִיר (ʿir)
La ville représente ici l’ordre social et politique dans lequel vivent les exilés. Même sous un pouvoir étranger, ils sont appelés à participer à la vie collective et à travailler à la prospérité de la communauté.
Sens théologique
Ce passage enseigne un principe important : même dans une situation politique imparfaite, le peuple de Dieu est appelé à rechercher le bien de la société dans laquelle il vit.
La foi ne conduit pas au retrait du monde, mais à une responsabilité active dans la vie de la cité.
Application au thème
Dans la perspective du service militaire, ce texte rappelle que le service du pays et la protection de la société peuvent être compris comme une manière concrète de rechercher le bien commun.
Le soldat ne sert pas seulement une institution ou une autorité humaine. Son action participe à la protection de la paix civile, ce que la Bible appelle shalom.
Lien avec la théologie de l’alliance
Dans la théologie biblique de l’alliance, Dieu appelle son peuple à être une bénédiction pour les nations (Genèse 12.3). Chercher la paix de la ville s’inscrit dans cette vocation : vivre dans le monde de manière à contribuer à la justice et à la stabilité de la société.
1 Pierre 2.13–17
« Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés. »
Contexte du passage
La première épître de Pierre est adressée à des communautés chrétiennes vivant dans différentes provinces de l’Empire romain. Ces croyants vivent dans une société païenne où ils sont parfois incompris, soupçonnés ou marginalisés.
Dans ce contexte, l’apôtre Pierre donne des instructions sur la manière dont les chrétiens doivent vivre au sein de la société. Il les encourage à adopter une conduite irréprochable, afin que leur comportement témoigne de leur foi.
Le passage se situe dans une section de l’épître consacrée à la vie sociale : relation avec les autorités, relations entre maîtres et serviteurs, relations familiales. L’objectif est de montrer que la foi chrétienne transforme la manière de vivre dans toutes les dimensions de la société.
Sens des mots importants
Autorité – ἀνθρωπίνη κτίσις (anthrōpinē ktisis)
L’expression peut être traduite littéralement par « institution humaine ». Elle désigne les structures politiques et administratives qui organisent la vie collective. Pierre reconnaît que ces institutions jouent un rôle dans l’ordre social.
Soumis – ὑποτάγητε (hypotagēte)
Le verbe signifie se placer sous l’autorité, reconnaître un ordre établi. Il ne s’agit pas d’une soumission servile ou absolue, mais d’une reconnaissance de l’ordre nécessaire au fonctionnement de la société.
Punir les malfaiteurs – ἐκδίκησιν κακοποιῶν
L’expression souligne la fonction judiciaire et protectrice de l’autorité politique : maintenir l’ordre en sanctionnant le mal.
Sens théologique
Ce texte affirme que les autorités civiles jouent un rôle dans l’ordre voulu par Dieu pour la société. Leur fonction est de limiter le mal et de protéger ceux qui agissent bien.
L’apôtre ne présente pas l’autorité comme parfaite ni absolue, mais comme une institution nécessaire pour préserver l’ordre social. Les croyants sont donc appelés à respecter cette autorité et à contribuer au bien de la communauté par leur conduite.
Application au thème
Dans le contexte militaire, ce passage éclaire la notion de service du bien commun. L’autorité politique et les institutions publiques existent notamment pour préserver la justice et la sécurité.
Le service militaire s’inscrit dans cette mission : protéger la société, défendre l’ordre public et garantir la sécurité des populations.
Mais le texte rappelle aussi que ce service doit être exercé « à cause du Seigneur ». Autrement dit, la responsabilité civile et militaire est vécue sous le regard de Dieu et dans le respect de la conscience.
Lien avec la tradition réformée
La tradition réformée a souvent souligné ce principe. La Confession de foi de La Rochelle (1559), article 39, affirme que Dieu a établi les autorités civiles pour maintenir la justice et l’ordre dans la société.
Ainsi, servir la communauté et contribuer à la protection de la société peuvent être compris comme une responsabilité légitime dans l’ordre voulu par Dieu.
Matthieu 5.13–16
« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »
Contexte du passage
Ce passage appartient au Sermon sur la montagne (Matthieu 5–7), l’un des enseignements les plus importants de Jésus. Après les béatitudes, Jésus décrit la vocation de ses disciples dans le monde.
Les disciples ne sont pas appelés à se retirer de la société, mais à y vivre de manière visible et bénéfique. Leur vie doit être un témoignage concret qui manifeste la justice et la bonté de Dieu.
Sens des mots importants
Sel – ἅλας (halas)
Dans le monde antique, le sel avait plusieurs fonctions : il servait à conserver les aliments et à leur donner du goût. L’image suggère une présence qui empêche la corruption et qui donne de la saveur à la vie.
Appliquée aux disciples, cette image signifie que leur présence doit contribuer à préserver et à améliorer la société.
Lumière – φῶς (phōs)
La lumière symbolise la vérité, la justice et la présence de Dieu. Être lumière du monde signifie manifester par sa conduite les valeurs du Royaume de Dieu.
Bonnes œuvres – καλὰ ἔργα (kala erga)
L’expression désigne des actions justes et visibles qui reflètent la volonté de Dieu.
Sens théologique
Jésus affirme que les disciples ont une responsabilité dans le monde. Leur vie doit être une présence bénéfique pour la société.
Ils ne sont pas appelés à dominer ou à imposer leur foi par la force, mais à agir de manière juste et visible afin que leurs actions glorifient Dieu.
Cette vocation concerne toutes les dimensions de la vie sociale.
Application au thème
Dans le contexte militaire, ce passage rappelle que la vocation chrétienne ne disparaît pas dans l’exercice du service. Le soldat chrétien reste appelé à agir avec droiture, à protéger les autres et à contribuer à la justice.
Être « sel de la terre » et « lumière du monde » signifie que la conduite personnelle doit refléter des valeurs telles que la justice, la responsabilité et la protection des plus faibles.
Lien avec la théologie de l’alliance
Dans la théologie biblique, le peuple de Dieu est appelé à être un témoignage pour les nations. Cette vocation apparaît déjà dans l’Ancien Testament, lorsque Dieu appelle Israël à être une bénédiction pour le monde.
Dans l’enseignement de Jésus, cette vocation est reprise et élargie : les disciples sont appelés à vivre dans le monde de manière visible et bénéfique.
Ainsi, la vocation chrétienne peut aussi s’exprimer dans le service du bien commun et dans la responsabilité sociale.
Outils pédagogiques
Cette section propose des pistes de réflexion permettant d’appliquer les textes bibliques étudiés à la vie militaire. L’objectif n’est pas seulement de comprendre les passages bibliques, mais aussi de réfléchir aux implications concrètes de la foi dans le service militaire.
Ces outils peuvent être utilisés dans différents contextes : étude biblique en groupe, formation morale, accompagnement pastoral ou réflexion personnelle.
Questions pour comprendre les textes
- Dans Jérémie 29.7, pourquoi Dieu demande-t-il aux exilés de rechercher la paix de la ville où ils vivent ?
- Que signifie le mot shalom dans ce passage ? En quoi dépasse-t-il la simple idée d’absence de guerre ?
- Dans 1 Pierre 2.13–17, quel rôle l’apôtre Pierre attribue-t-il aux autorités civiles ?
- Pourquoi Pierre demande-t-il aux chrétiens de pratiquer le bien au sein de la société ?
- Dans Matthieu 5.13–16, que signifie être « le sel de la terre » et « la lumière du monde » ?
Questions pour réfléchir à la vocation militaire
- En quoi le service militaire peut-il être compris comme un service du bien commun ?
- Quelles responsabilités particulières repose sur ceux qui exercent la force publique ?
- Comment concilier obéissance à l’autorité et fidélité à la conscience ?
- Comment un militaire chrétien peut-il être « sel de la terre » et « lumière du monde » dans son unité ?
Lien avec le code du soldat
Le code du soldat rappelle que le militaire agit au service de la nation et qu’il protège les populations.
Questions de réflexion :
– En quoi le service du soldat peut-il être compris comme une recherche du bien commun ?
– Comment le code du soldat rejoint-il certains principes bibliques évoqués dans les textes étudiés ?
Lien avec le droit de la guerre et les conventions de Genève
Les conventions de Genève ont pour objectif de limiter les effets de la guerre et de protéger les personnes qui ne participent pas directement aux combats.
Questions de réflexion :
– Pourquoi est-il important de poser des limites à l’usage de la force ?
– En quoi la protection des civils et des blessés rejoint-elle les principes bibliques de justice et de protection des plus faibles ?
Lien avec la tradition chrétienne
Depuis les premiers siècles, les chrétiens ont réfléchi à la question de l’autorité et de la guerre.
Dans la tradition de la guerre juste, développée notamment par Augustin et Thomas d’Aquin, l’usage de la force peut être considéré comme légitime lorsqu’il vise à protéger la société et à rétablir la justice.
Questions de réflexion :
– Quelles conditions doivent être réunies pour que l’usage de la force soit moralement légitime ?
– Comment un militaire peut-il exercer sa mission tout en respectant la justice et la dignité humaine ?
Références confessionnelles
La tradition réformée affirme que l’autorité civile a été instituée par Dieu pour maintenir l’ordre et la justice dans la société.
La Confession de foi de La Rochelle (1559), article 39, enseigne que les autorités civiles ont pour mission de préserver la paix publique et de punir le mal.
Questions de réflexion :
– En quoi cette perspective éclaire-t-elle la vocation du soldat ?
– Comment le service militaire peut-il être compris comme une responsabilité dans l’ordre social voulu par Dieu ?
Exercice personnel
Relisez les trois textes bibliques étudiés.
Prenez quelques minutes pour réfléchir à ces deux questions :
– Comment ces textes éclairent-ils votre compréhension du service militaire ?
– Quelle attitude personnelle ces textes vous invitent-ils à adopter dans votre mission ?
Pour le culte
Les éléments suivants permettent d’utiliser ce thème dans le cadre d’un culte d’aumônerie militaire.
Méditation
« Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde. »
Matthieu 5.13–14
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus ne parle pas d’abord de pouvoir, d’influence ou de domination. Il parle de présence : le sel et la lumière.
Le sel agit discrètement, mais il empêche la corruption et donne de la saveur. La lumière ne fait pas de bruit, mais elle permet de voir clair et d’avancer dans la bonne direction.
Pour un militaire, ces images prennent un sens particulier. Le service militaire place souvent au cœur de situations complexes : responsabilité, danger, décisions difficiles. Dans ces moments, la question n’est pas seulement ce que l’on fait, mais comment on le fait.
Jésus rappelle que ses disciples sont appelés à être une présence qui protège, qui éclaire et qui agit avec droiture.
Dans la vie militaire, cela peut se traduire par des gestes simples mais essentiels : agir avec justice, protéger les plus faibles, rester fidèle à sa conscience et ne pas céder à la brutalité ou à l’injustice.
Être « sel de la terre » et « lumière du monde », ce n’est pas se croire meilleur que les autres. C’est vivre de manière à ce que les actions accomplies contribuent réellement au bien de la communauté.
Le service du bien commun devient alors une manière concrète de vivre sa vocation.
Dans les moments de tension ou de responsabilité, ces paroles du Christ peuvent devenir une prière simple :
Seigneur,
apprends-moi à agir avec droiture,
à protéger ceux qui en ont besoin
et à servir avec fidélité.
Amen.
Canevas de prédication
Thème : Le soldat au service du bien commun
Textes : Jérémie 29.7 ; 1 Pierre 2.13–17 ; Matthieu 5.13–16
Introduction
Dans la vie militaire, on parle souvent de mission, de discipline, de courage. Mais derrière ces mots se trouve une question plus fondamentale : pourquoi servons-nous ?
La Bible donne une réponse claire : le service humain doit contribuer au bien de la communauté. L’action du soldat n’a de sens que si elle vise la protection de la société et la recherche de la paix.
Les textes que nous venons d’entendre nous aident à comprendre cette vocation.
1. Rechercher le bien de la cité (Jérémie 29.7)
Le prophète Jérémie s’adresse à des exilés vivant dans une ville étrangère : Babylone. On pourrait imaginer que Dieu leur demande de se retirer ou de résister. Mais la parole de Dieu est surprenante :
« Recherchez la paix de la ville… et priez l’Éternel en sa faveur. »
Le mot hébreu utilisé ici est shalom, qui signifie bien plus que l’absence de guerre : il désigne la sécurité, la justice, la prospérité et l’ordre de la société.
Autrement dit, Dieu demande à son peuple de contribuer au bien de la communauté dans laquelle il vit.
Cela éclaire aussi la vocation du soldat. Servir dans les forces armées n’est pas seulement accomplir un métier : c’est participer à la protection de la société.
Le service militaire trouve son sens dans cette responsabilité : préserver la paix et protéger les autres.
Illustration possible :
Dans une opération, un militaire ne pense pas seulement à lui-même. Il pense à son unité, aux civils, à ceux qui dépendent de la sécurité que son engagement contribue à garantir.
2. L’autorité au service de la justice (1 Pierre 2.13–17)
L’apôtre Pierre rappelle que les autorités existent pour une raison précise :
« punir les malfaiteurs et approuver les gens de bien ».
La Bible ne présente pas l’autorité comme un privilège personnel, mais comme une responsabilité.
Dans la tradition chrétienne, cette idée a conduit à réfléchir à la légitimité de l’usage de la force : la force n’est jamais justifiée pour l’injustice ou la domination, mais pour protéger et maintenir la justice.
C’est pourquoi le militaire agit dans un cadre précis : la loi, la discipline, les règles d’engagement, le droit de la guerre.
Ces limites ne sont pas une faiblesse : elles rappellent que la force doit toujours être mise au service du bien commun.
Application :
Un soldat ne sert pas la violence. Il sert la protection de la société.
3. Être sel de la terre et lumière du monde (Matthieu 5.13–16)
Dans l’Évangile, Jésus utilise deux images simples : le sel et la lumière.
Le sel empêche la corruption.
La lumière permet de voir clair.
Ces images nous rappellent que la vocation chrétienne ne disparaît pas dans la vie professionnelle, y compris dans le service militaire.
Être chrétien dans l’armée signifie agir avec droiture, respecter la dignité humaine et garder une conscience droite même dans les situations difficiles.
Le témoignage ne passe pas seulement par des paroles, mais par la manière d’agir : loyauté, justice, respect des autres.
Illustration :
Dans une unité, ce sont souvent les comportements concrets – la manière de parler, d’agir, de traiter les autres – qui montrent ce que quelqu’un croit réellement.
Conclusion
Le service militaire peut être vécu comme une vocation exigeante : protéger la société, agir avec responsabilité et contribuer au bien commun.
Les textes bibliques nous rappellent que ce service doit toujours être exercé avec justice et droiture.
Dans un monde marqué par les conflits, le chrétien est appelé à être une présence qui protège, qui éclaire et qui agit avec fidélité.
Comme le dit le psaume :
« L’Éternel est mon rocher, ma forteresse et mon libérateur. »
C’est en s’appuyant sur Dieu que l’on peut servir avec courage et avec conscience.
Liturgie
Thème : Le soldat au service du bien commun
Salutation
Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ.
Parole d’accueil
Frères et sœurs,
nous sommes réunis devant Dieu pour écouter sa Parole, chercher sa volonté et renouveler notre confiance en lui.
Dans la vie militaire, nous sommes souvent confrontés à des responsabilités importantes et parfois difficiles. La Parole de Dieu nous rappelle que toute vocation humaine peut être vécue comme un service du bien commun et du prochain.
Demandons à Dieu de nous éclairer et de fortifier notre foi.
Invocation
Seigneur notre Dieu,
toi qui es notre refuge et notre force,
viens au milieu de nous par ton Esprit.
Ouvre nos cœurs à ta Parole,
éclaire notre intelligence
et fortifie notre volonté
afin que nous apprenions à te servir avec fidélité.
Par Jésus-Christ notre Seigneur.
Amen.
Adoration
Écoutons la Parole de Dieu :
« L’Éternel est bon et droit ;
c’est pourquoi il montre aux pécheurs la voie.
Il conduit les humbles dans la justice,
il enseigne aux humbles sa voie. »
Psaume 25.8–9
Adorons Dieu,
car il est juste, fidèle et plein de bonté.
Psaume
Lecture ou chant d’un psaume
(par exemple : Psaume 20, prière pour ceux qui partent au combat).
Lecture de la Loi de Dieu
Écoutons la volonté de Dieu pour nos vies.
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée.
C’est le premier et le plus grand commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable :
tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Matthieu 22.37–39
Confession des péchés
Seigneur notre Dieu,
nous reconnaissons devant toi
que nous ne recherchons pas toujours la justice et la paix.
Nous confessons nos manques de courage,
nos paroles injustes,
nos pensées orgueilleuses
et nos actes qui ne servent pas le bien de notre prochain.
Pardonne-nous, Seigneur,
et renouvelle en nous un cœur droit.
Par Jésus-Christ.
Amen.
Déclaration du pardon
Écoutons la promesse de la grâce de Dieu :
« Si nous confessons nos péchés,
il est fidèle et juste pour nous les pardonner
et pour nous purifier de toute iniquité. »
1 Jean 1.9
En Jésus-Christ, nos péchés sont pardonnés.
Recevons cette parole avec reconnaissance et confiance.
Confession de la foi
Confessons notre foi avec les paroles du Symbole des Apôtres.
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre…
Prière d’illumination
Seigneur,
ouvre nos cœurs par ton Esprit
afin que nous recevions ta Parole avec foi
et qu’elle porte du fruit dans nos vies.
Amen.
Lectures bibliques
Première lecture
Nous lisons dans la première partie de la Bible :
Jérémie 29.7
Lecture de l’épître
Nous lisons dans les épîtres :
1 Pierre 2.13–17
Lecture de l’Évangile
Écoutons l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ :
Matthieu 5.13–16
Courte prière
Sanctifie-nous par la vérité ;
ta Parole est la vérité.
Prédication
(Canevas de prédication sur le thème : Le soldat au service du bien commun)
Temps de silence
Prenons quelques instants de silence pour méditer la Parole de Dieu.
Cantique
Cantique ou psaume.
Prière d’intercession
Seigneur notre Dieu,
nous te prions pour ceux qui servent dans les armées,
pour ceux qui sont en mission,
pour ceux qui se trouvent loin de leur famille.
Donne-leur courage, sagesse et discernement.
Nous te prions aussi pour notre pays
et pour toutes les nations :
accorde aux responsables la sagesse
et aux peuples la paix.
Protège ceux qui souffrent de la guerre,
réconforte les blessés et les endeuillés
et fais grandir dans le monde le désir de justice et de paix.
Nous te prions au nom de Jésus-Christ.
Amen.
Exhortation
« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. »
Colossiens 3.23
Que cette parole nous accompagne dans nos responsabilités et dans notre service.
Bénédiction
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde.
Que le Seigneur fasse briller sa face sur vous et vous accorde sa grâce.
Que le Seigneur tourne sa face vers vous et vous donne la paix.
Amen.
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