Moïse portant la Loi

La marchandisation du corps

    La mar­chan­di­sa­tion du corps humain s’étend aujourd’hui à des domaines tou­jours plus intimes : pro­créa­tion, sexua­li­té, tra­vail, fin de vie. Le corps tend à être trai­té comme un objet dis­po­nible, éva­luable et échan­geable. Cette logique tra­verse le droit, la méde­cine, l’économie et la culture. Foe­dus adopte une posi­tion claire, réfor­mée confes­sante, atten­tive à la digni­té humaine et à l’ordre moral de la créa­tion.

    Cla­ri­fi­ca­tion / défi­ni­tion
    Par mar­chan­di­sa­tion du corps, on entend la réduc­tion du corps humain ou de ses fonc­tions à des biens, des ser­vices ou des res­sources pou­vant être ache­tés, ven­dus ou loués. Il faut dis­tin­guer cette dérive d’un usage légi­time du tra­vail cor­po­rel, de la méde­cine ou des tech­niques au ser­vice de la vie. Le pro­blème n’est pas l’activité éco­no­mique liée au corps, mais sa trans­for­ma­tion en mar­chan­dise déta­chée de la per­sonne.

    Fon­de­ments bibliques et théo­lo­giques
    L’Écriture affirme que le corps humain est créé par Dieu et qu’il appar­tient inté­gra­le­ment à la per­sonne, appe­lée à glo­ri­fier Dieu dans son corps. Dans la théo­lo­gie réfor­mée, l’homme est une uni­té corps et âme, non une jux­ta­po­si­tion de fonc­tions exploi­tables. La pro­créa­tion, la sexua­li­té et la mort sont ins­crites dans l’ordre de la créa­tion et de l’alliance. Elles ne peuvent être réduites à des pres­ta­tions tech­niques ou contrac­tuelles sans atteinte à la digni­té humaine.

    Ana­lyse des dérives et erreurs
    La mar­chan­di­sa­tion du corps conduit à dis­so­cier la per­sonne de ses actes cor­po­rels. Elle trans­forme la pro­créa­tion en pro­duc­tion, la sexua­li­té en ser­vice, le tra­vail en exploi­ta­tion du vivant et la fin de vie en ges­tion des coûts et des per­for­mances. Elle jus­ti­fie l’instrumentalisation des plus vul­né­rables et bana­lise la rup­ture entre désir, res­pon­sa­bi­li­té et don. Spi­ri­tuel­le­ment, elle efface le sens du corps comme lieu de voca­tion et de res­pon­sa­bi­li­té devant Dieu.

    Dis­tinc­tions néces­saires
    Foe­dus dis­tingue usage res­pon­sable du corps et appro­pria­tion mar­chande. Il refuse l’opposition entre liber­té indi­vi­duelle et digni­té objec­tive. Il tient ensemble auto­no­mie rela­tive de la per­sonne et limites morales non négo­ciables. Il rejette le faux dilemme entre pro­grès tech­nique et res­pect du corps humain.

    Posi­tion de Foe­dus
    Foe­dus affirme que la mar­chan­di­sa­tion du corps est incom­pa­tible avec une anthro­po­lo­gie chré­tienne. Foe­dus confesse que le corps humain pos­sède une digni­té inalié­nable, indé­pen­dante du désir, du contrat ou du mar­ché. Foe­dus rejette toute pra­tique qui trans­forme le corps ou ses fonc­tions essen­tielles en objets de com­merce.

    Fina­li­té
    Cette posi­tion vise à pro­té­ger l’intégrité de la per­sonne humaine dans toutes les étapes de la vie. Elle appelle à une éthique du don, de la res­pon­sa­bi­li­té et du res­pect du corps créé. Elle cherche à résis­ter à la logique de l’échange mar­chand là où elle détruit l’humain. Une socié­té qui met le corps en vente finit par perdre le sens de la per­sonne.

    Option­nel
    Une fiche bioé­thique sur pro­créa­tion, sexua­li­té et digni­té du corps.
    Une table com­pa­ra­tive entre logique mar­chande, logique du don et anthro­po­lo­gie biblique.