Foedus est né d’un constat simple : notre époque ne manque pas d’opinions, mais de fondements.
Les discours dominants promettent la liberté tout en dissolvant la vérité, exaltent le progrès tout en détruisant les repères, invoquent la dignité humaine tout en la rendant conditionnelle.
Foedus refuse cette fuite en avant.
Nous affirmons que l’homme n’est pas l’origine de lui-même.
Il est une créature, responsable devant Dieu, inscrite dans une histoire qu’elle reçoit avant de la transformer.
La liberté ne naît pas de la rupture permanente, mais de la fidélité à un ordre juste.
Foedus s’inscrit dans la foi réformée confessante.
Nous confessons l’autorité de l’Écriture, la centralité du Christ, la souveraineté de la grâce et l’œuvre réelle du Saint-Esprit.
Nous refusons toute réduction du christianisme à une expérience subjective, à une morale humanitaire ou à une idéologie politique.
Nous affirmons que les idées ont des conséquences.
La négation de la loi morale conduit à l’arbitraire.
La négation des héritages conduit à la violence symbolique ou réelle.
La négation de la transcendance conduit à l’absolutisation du politique, de la technique ou du désir.
Foedus adopte une position résolument anti-révolutionnaire.
Nous distinguons la réforme, qui corrige dans la continuité, de la révolution, qui détruit pour refonder selon une abstraction.
Nous croyons que la Réforme protestante n’a pas inauguré une table rase, mais un retour exigeant à la vérité reçue.
Nous affirmons la dignité humaine de la conception à la mort naturelle.
Nous refusons les logiques d’élimination, de sélection ou de marchandisation de la vie.
La justice commence toujours par la protection des plus vulnérables.
Foedus assume une réflexion exigeante sur la cité, la loi, le pouvoir et la culture.
Nous rejetons la neutralité morale illusoire et les utopies politiques.
Nous croyons que l’État doit être limité, responsable et ordonné au bien commun, non au salut terrestre.
Foedus ne promet pas un monde parfait.
Nous confessons la chute, la fragilité humaine et la permanence du péché.
Mais nous confessons aussi la fidélité de Dieu, la force de la vérité et la fécondité de la transmission.
Foedus existe pour penser, confesser et transmettre.
Non pour séduire, mais pour tenir.
Non pour flatter l’époque, mais pour servir la vérité.
Dire l’essentiel, sans l’épuiser.
Éclairer, sans asséner.
Résister, pour construire.
