Le Psautier de Genève

Psaume 139 : Seigneur, tu lis (ARC 139)

Strophes x7 (Union Cha­pel Organ)

1. Sei­gneur, tu lis au fond de moi ;
Ton œil me suit où que je sois,
De mon lever à mon cou­cher,
Dans mes pro­jets les plus cachés ;
Ce que je dis, ce que je pense,
Sei­gneur, tu le connais d’avance.

2. Tu m’as cer­né de toutes parts,
Tu m’as gar­dé comme un rem­part ;
Sur moi, en maître sou­ve­rain,
O Sei­gneur, tu poses ta main.
Un tel savoir est inson­dable
Et son mys­tère incon­nais­sable.

3. Où fui­rai-je loin de tes yeux,
Où t’échapperai-je, ô mon Dieu ?
Si je vais aux cieux, tu es là ;
Même en la mort j’entends ton pas.
Je prends les ailes de l’aurore ;
Au bout des mers, tu vois encore.

4. Par­tout, Sei­gneur, tu me conduis
Et ta main droite me sai­sit.
Si je me cache dans la nuit,
Ta clar­té sitôt la rem­plit.
Pour toi l’ombre même s’éclaire ;
L’obscurité devient lumière.

5. Déjà dans le sein mater­nel
Où tu for­mais mon corps char­nel,
Tu me voyais, tu ins­cri­vais
Les jours que tu me des­ti­nais.
Oui, je suis ton œuvre éton­nante ;
Sei­gneur, je le sais et le chante.

6. Je ne peux suivre tes pro­jets.
Pour­rais-je les sai­sir jamais ?
Plu­tôt comp­ter le sable fin
Que le nombre de tes des­seins ;
En y son­geant je m’émerveille,
J’y pense encor quand je m’éveille.

7. Éprouve-moi ; connais, Sei­gneur,
Toutes les pen­sées de mon cœur.
Aver­tis-moi quand mon sen­tier
Risque à nou­veau de dévier ;
Conduis mes pas, Dieu de lumière,
Sur le che­min que tu éclaires.


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