Roi David

29 décembre : David, le roi poète et guerrier

Le roi David en prière, de Pie­ter de Greb­ber (v. 1640).

Wiki­pe­dia (extraits) :

David (en hébreu : דָּוד, qui signi­fie « Bien-aimé ») est une figure impor­tante de la Bible en tant que troi­sième roi de la Monar­chie uni­fiée d’Is­raël et Juda à la suite de Saül et d’Ish-boshet.

Avec Salo­mon, son fils et suc­ces­seur, il est l’un des fon­da­teurs majeurs de l’État israé­lite. Il est aus­si le prin­ci­pal auteur des psaumes.

Son his­toire est racon­tée dans le Pre­mier Livre de Samuel et sa vie en tant que roi dans le Deuxième Livre de Samuel et au début du Pre­mier Livre des Rois. La tra­di­tion fait remon­ter son règne au xe siècle av. J.-C., ce que des décou­vertes archéo­lo­giques du début des années 1990 tendent à corroborer.

Sui­vant la Bible hébraïque, ce jeune ber­ger de la tri­bu de Juda, le plus jeune des fils de Jes­sé, est appe­lé aux côtés du roi Saül pour l’a­pai­ser de ses chants5. Il met en déroute les enne­mis phi­lis­tins en vain­quant le géant Goliath à l’aide de sa fronde. Deve­nu le héros d’Israël, Saül lui donne Mikhal, une de ses filles, en mariage tan­dis que Jona­than et David se lient d’une pro­fonde affec­tion. Peu à peu, les suc­cès de David pro­voquent la jalou­sie puis la vin­dicte de Saül qui tente à plu­sieurs reprises de le mettre à mort. Fort du sou­tien de sa femme et de Jona­than, David doit s’en­fuir et prend la tête de maqui­sards, opé­rant la ven­geance divine et redis­tri­buant les butins aux pauvres.

À la mort de Saül, David est intro­ni­sé roi de Juda puis roi d’Is­raël avant d’être pro­cla­mé mes­sie (« oint »). À la tête du royaume et de son armée, il vainc les enne­mis d’Is­raël, conquiert Jéru­sa­lem – où il trans­fère l’Arche d’al­liance – et fonde un vaste royaume qui s’é­tend des fron­tières de l’Égypte jus­qu’à l’Euphrate, ouvrant ain­si une ère de pros­pé­ri­té et de paix pour Israël. Dieu pro­met alors à David que son trône sera affer­mi à jamais, mais c’est à un vieillard faible et pra­ti­quant le suna­mi­tisme avec la jeune vierge Abi­sag que suc­cède Salo­mon, le fils qu’il a eu avec Beth­sa­bée.

Les chré­tiens adoptent les Écri­tures hébraïques et font de Jésus l’hé­ri­tier de la pro­messe mes­sia­nique faite à David. Ensuite, à tra­vers Jésus-Christ, l’hé­ri­tage se trans­met à tous les rois de la chré­tien­té, à l’ins­tar de Char­le­magne qui se pro­clame « nou­veau David », fai­sant évo­luer le mythe biblique à en deve­nir le pré­texte à la fabri­ca­tion de nombre de royaumes.

Guer­rier, musi­cien et poète, l’é­cri­ture de nom­breux psaumes com­pi­lés dans le Livre des Psaumes lui est tra­di­tion­nel­le­ment attri­buée. La geste davi­dienne est le pré­texte à une mul­ti­tude de repré­sen­ta­tions et évo­ca­tions artis­tiques de toutes natures à tra­vers les siècles, dont les célèbres sculp­tures Renais­sance de Dona­tel­loVer­roc­chio et Michel-Ange qui ont contri­bué à uni­ver­sa­li­ser son image.

David main­tient le culte de YHWH comme unique reli­gion natio­nale du royaume d’Is­raël. Il est secon­dé dans ce sens par le prêtre Abia­thar, des­cen­dant d’Eli et par les pro­phètes Gad et Nathan. Le trans­fert de l’Arche à Jéru­sa­lem attire les foules en pèlerinage.

Ale­teia (article) :

Saül, le pre­mier roi d’Israël, a failli dans sa mis­sion, il n’est plus l’élu de Dieu. C’est un jeune homme, David qui va lui suc­cé­der. Ami des arts mais aus­si farouche com­bat­tant, il impo­se­ra une direc­tion ferme et puis­sante sur son royaume avec lequel les nations étran­gères devront doré­na­vant compter.

David : un jeune ber­ger aimé de Dieu

David, petit-fils de Booz et de Ruth, est le hui­tième fils de Jes­sé et naît à Beth­léem. Le récit que livre la Bible de son appa­ri­tion dans la vie publique de son temps mérite d’être rap­pe­lé : Alors que Samuel est envoyé pour trou­ver un nou­vel élu de Dieu après la dis­grâce de Saül, ses pas l’amènent chez Jes­sé aux nom­breux fils forts et valeu­reux. Le pre­mier est pré­sen­té à Samuel, qui ne doute pas que sa belle appa­rence fait de lui l’élu, mais Dieu fait immé­dia­te­ment savoir au pro­phète : « Ne prends pas garde à sa figure et à la hau­teur de sa taille car je l’ai écar­té. Il ne s’agit pas de ce que l’homme voit ; l’homme regarde le visage, mais Yah­weh regarde le cœur ». Cha­cun des sept fils de Jes­sé passent ain­si devant Samuel sans qu’aucun n’ait les faveurs de Dieu. Décou­ra­gé, Samuel inter­roge le père en lui deman­dant s’il a bien vu tous ses fils ? Jes­sé répond qu’il lui reste un hui­tième fils, le plus jeune, qui fait paître les bre­bis. Lorsqu’il paraît, blond avec de beaux yeux, Dieu lui dit : « C’est lui ! ». Samuel lui verse alors l’huile sainte et l’esprit fond sur lui.

Un roi, une cité

Après la ter­rible riva­li­té nour­rie par la haine du pre­mier roi Saül à l’encontre de David et qui se sol­de­ra par sa mort, David est pro­cla­mé roi d’Israël. Son royaume aura pour capi­tale Jéru­sa­lem que l’on nom­me­ra dès lors « la Cité de David » où rési­de­ra l’Arche d’alliance. C’est un roi pieux et res­pec­tueux des rites sacrés dont il est le prêtre prin­ci­pal. C’est éga­le­ment David qui est pré­sen­té comme l’auteur de 73 psaumes, tou­jours chan­tés de nos jours dans les reli­gions juives et chré­tiennes. Ces prières en poé­sie et musique louent la gran­deur de Dieu et de la Créa­tion de la plus belle manière qui soit, ins­pi­rant peintres, musi­ciens et autres artistes pen­dant des siècles jusqu’à nos jours. David appa­raît éga­le­ment comme un farouche roi guer­rier qui repousse les Phi­lis­tins jusqu’à la côte. Un roi idéal David ? Oui, jusqu’à l’affaire « Bethsabée »…

La faute du roi David

David est l’une des plus belles figures du royaume, Michel-Ange ne s’y est pas trom­pé avec sa célèbre sculp­ture. Aus­si, lorsqu’il aper­çoit une chaude nuit d’été une belle jeune femme se bai­gnant sur une ter­rasse proche de son palais, il l’a fait appe­ler et l’invite dans son lit (2 Samuel 11). C’est Beth­sa­bée, la femme d’Urie le Hit­tite, un de ses offi­ciers. David pro­voque la mort du mari en l’envoyant en pre­mière ligne au com­bat, son for­fait est com­plet aux yeux de Dieu. Par le pro­phète Nathan envoyé, David appren­dra le cour­roux divin qui lui annonce que la mort rôde­ra désor­mais dans sa mai­son. Le pre­mier enfant de cette union mour­ra, David effon­dré et avouant son grave péché aura cepen­dant un autre fils avec Beth­sa­bée qui aura les faveurs de Dieu et se pré­nom­me­ra Salo­mon.

Une fin de règne entre divi­sions et convoitises

Les der­nières années du roi David sont par­ta­gées entre les divi­sions au sein de sa des­cen­dance et la gran­deur qu’il pré­pare à Salo­mon. Absa­lon, le troi­sième fils de David, fera tuer son demi-frère Amnon et se révol­te­ra contre son père. David ne veut pas s’opposer à lui mais un jour qu’Absalon le com­bat, sa tête se prend dans les branches d’un arbre et un géné­ral de David l’achève, au grand déses­poir de son père qui pleu­re­ra long­temps la perte de son fils. Un récit tra­gique qui ins­pi­ra Faulk­ner dans son œuvre Absa­lon ! Absa­lon ! Mais, la porte du royaume est main­te­nant, selon la volon­té divine, grande ouverte pour le futur roi, Salo­mon.

Autre article sur Ale­teia : David, un enfant deve­nu roi par l’oint du Seigneur

Saul et David par Rembrandt
Saul et David par Rem­brandt (1665)
David par Stom
Mat­thias Stom (fl. 1615 – 1649), Le roi David, vers 1633 – 1639.
David par Mickael Ange
David est une sculp­ture de la Renais­sance réa­li­sée par Michel-Ange entre 1501 et 1504.

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