13 décembre 1553 : naissance d’Henri IV

Hen­ri IV por­tant en écharpe la ban­nière blanche et la croix de l’ordre du Saint-Esprit. Por­trait en buste par Frans Pour­bus le Jeune, huile sur toile, Ver­sailles, châ­teaux de Ver­sailles et Tri­anon, xviie siècle.

Roi de Navarre (1572), roi de France (1589). Hen­ri de Navarre, deve­nu roi de France en 1589 sous le nom d’Henri IV, met fin aux guerres de reli­gion et res­taure la paix civile et reli­gieuse dans le royaume.

Voir : Musée vir­tuel du Pro­tes­tan­tisme

Wikipedia

Hen­ri IV, dit « le Grand » ou « Le Vert Galant », né sous le nom d’Hen­ri de Bour­bon le 13 décembre 1553 à Pau et mort assas­si­né le 14 mai 1610 à Paris, est roi de Navarre à par­tir du 9 juin 1572 sous le nom d’Hen­ri III[a], et roi de France sous le nom d’Hen­ri IV du 2 août 1589 jus­qu’à sa mort en 1610. Il réunit ain­si les digni­tés de roi de France et de Navarre et est le pre­mier roi de France de la mai­son capé­tienne de Bour­bon.

Hen­ri de Bour­bon est le fils de Jeanne d’Al­bret, reine de Navarre (elle-même fille de Mar­gue­rite d’An­gou­lême sœur de Fran­çois Ier), et d’Antoine de Bour­bon, chef de la mai­son de Bour­bon. Des­cen­dant en lignée mas­cu­line du roi Saint Louis à la dixième géné­ra­tion, il est pre­mier prince du sang et, en ver­tu de la « loi salique », le suc­ces­seur natu­rel des rois de France de la mai­son de Valois, s’ils meurent sans des­cen­dance mâle légi­time[b], ce qui est le cas de tous les fils d’Hen­ri II.

Bien que bap­ti­sé catho­lique, il est éle­vé dans la reli­gion réfor­mée et s’im­plique dans les guerres de Reli­gion en tant que prince du sang, roi de Navarre et chef de la noblesse pro­tes­tante. Il abjure le pro­tes­tan­tisme en 1572, juste après son mariage avec Mar­gue­rite de Valois et alors que se déroule le mas­sacre de la Saint-Bar­thé­le­my, mais il y revient en 1576 après avoir réus­si à fuir la cour de France.

En 1584, à la mort du duc Fran­çois d’An­jou, frère cadet et héri­tier du roi Hen­ri III de France, il devient l’hé­ri­tier légi­time du trône. Les troubles reli­gieux s’exa­cerbent, notam­ment sous la pres­sion de la Ligue catho­lique, qui refuse de voir un pro­tes­tant mon­ter sur le trône.

En 1589, après l’assas­si­nat d’Hen­ri III par le moine ligueur Jacques Clé­ment, Hen­ri de Navarre devient pour­tant roi de France. Mais il doit pour­suivre la guerre contre la Ligue. Pour ren­for­cer sa légi­ti­mi­té, il finit par se recon­ver­tir solen­nel­le­ment au catho­li­cisme, le 25 juillet 1593, lors d’une céré­mo­nie en la basi­lique de Saint-Denis, ce qui lui per­met d’être sacré en 1594, non pas à Reims mais à Chartres. Une par­tie de la Ligue n’en pour­suit pas moins le com­bat jus­qu’en 1598, année où, après avoir reçu à Angers la red­di­tion du duc de Mer­cœurgou­ver­neur de Bre­tagne, Hen­ri IV signe l’édit de Nantes, édit de paci­fi­ca­tion auto­ri­sant le culte pro­tes­tant selon des moda­li­tés déter­mi­nées, met­tant ain­si fin à plus de trois décen­nies de guerres de Reli­gion en France.

Douze ans plus tard, alors qu’il pré­pare une guerre contre l’Espagne, Hen­ri IV est assas­si­né rue de la Fer­ron­ne­rie, à Paris, par un catho­lique fana­tique venu d’Angou­lêmeFran­çois Ravaillac.

Son règne est carac­té­ri­sé par la bonne ges­tion de son Pre­mier ministre, le duc de Sul­ly. De grands tra­vaux sont ain­si enga­gés durant son règne.

Devise

Sa devise, Duo præ­ten­dit unus, peut se tra­duire par « L’une pro­tège l’autre » (la France et la Navarre).

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