Parole et discernement

Position sur le dogme trinitaire

Le dogme de la Trinité n’est ni une spéculation tardive ni un ajout philosophique au christianisme. Il exprime la vérité biblique centrale concernant l’être même de Dieu tel qu’il s’est révélé. Nier ou altérer la Trinité conduit inévitablement à une corruption de la christologie, de la pneumatologie et du salut. Foedus affirme le dogme trinitaire dans la continuité de l’Écriture, de l’Église ancienne et de la foi réformée confessante.

Dieu un et trine

Foedus confesse un seul Dieu en essence, existant éternellement en trois personnes distinctes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Ces trois personnes sont :
– consubstantielles,
– coéternelles,
– coégales en gloire, puissance et majesté.

La Trinité n’est pas une contradiction logique, mais un mystère révélé : Dieu est un dans son être, trois dans ses personnes.

Fondement biblique

Le dogme trinitaire n’est pas formulé explicitement sous forme technique dans l’Écriture, mais il en est la synthèse fidèle.
L’Écriture affirme simultanément :
– l’unicité de Dieu,
– la divinité du Père,
– la divinité du Fils,
– la divinité du Saint-Esprit,
– leur distinction personnelle réelle.

Refuser la Trinité revient à privilégier sélectivement certains textes contre l’ensemble du témoignage biblique.

La Trinité et la Révélation

Dieu ne devient pas trinitaire dans l’histoire : il l’est éternellement.
La Révélation ne crée pas la Trinité, elle la manifeste.
Le Père se révèle comme Père en envoyant le Fils ; le Fils révèle le Père ; l’Esprit rend cette révélation effective dans le cœur des croyants.

Toute théologie qui subordonne la Trinité à l’économie du salut (comme si Dieu était un avant de devenir trois) tombe dans l’erreur.

Contre l’unitarisme

L’unitarisme nie la distinction personnelle réelle en Dieu et rejette la divinité du Fils et/ou du Saint-Esprit.
Sous des formes anciennes ou modernes, il réduit Jésus à un homme exceptionnel, un prophète ou un médiateur inférieur.

Foedus rejette l’unitarisme comme incompatible avec l’Évangile.
Sans Fils éternel :
– Dieu n’est pas Père de toute éternité,
– l’incarnation devient impossible,
– la rédemption perd sa valeur infinie,
– l’adoration chrétienne devient idolâtrique.

Contre l’arianisme

L’arianisme, historiquement associé à Arius, affirme que le Fils serait une créature suprême, mais non Dieu véritable.
Cette hérésie introduit une hiérarchie ontologique au sein de la divinité.

Foedus affirme que le Fils est éternellement engendré, non créé, et de même substance que le Père.
Sans pleine divinité du Fils, il n’y a ni révélation parfaite de Dieu, ni salut véritable.

Contre le modalisme (sabellianisme)

Le modalisme, historiquement lié à Sabellius, nie la distinction réelle des personnes divines.
Le Père, le Fils et l’Esprit seraient de simples modes ou manifestations successives d’un Dieu unipersonnel.

Foedus rejette cette position, car elle détruit :
– la relation éternelle au sein de Dieu,
– la réalité de l’envoi du Fils par le Père,
– la médiation réelle du Christ.

Un Dieu sans distinction personnelle ne peut aimer éternellement.

Contre le subordinatianisme

Toute doctrine qui subordonne ontologiquement le Fils ou l’Esprit au Père altère la Trinité.
Si les personnes divines n’ont pas la même essence, alors Dieu n’est plus un.

Foedus distingue clairement :
– l’ordre des relations personnelles (le Père engendre, le Fils est engendré, l’Esprit procède),
– et l’égalité ontologique absolue.

La Trinité et le salut

Le salut est une œuvre trinitaire indivisible :
– le Père élit et envoie,
– le Fils accomplit la rédemption,
– le Saint-Esprit applique l’œuvre du Christ.

Altérer la Trinité, c’est altérer le salut.
Un salut non trinitaire devient soit moraliste, soit mystique, soit légaliste.

La Trinité et la prière

La prière chrétienne est intrinsèquement trinitaire.
Nous prions le Père, par le Fils, dans le Saint-Esprit.
Toute spiritualité qui contourne cette structure trinitaire s’éloigne de la foi biblique.

Position de Foedus

Foedus affirme le dogme trinitaire tel qu’exprimé par l’Église ancienne et reçu par la Réforme.
Nous rejetons l’unitarisme, l’arianisme, le modalisme, le subordinatianisme et toute forme ancienne ou moderne de négation ou de réduction de la Trinité.
Nous confessons le Dieu unique en trois personnes comme le fondement de la foi, du salut et de l’adoration chrétienne.

Finalité

Cette position vise à préserver le cœur même du christianisme.
La Trinité n’est pas un luxe doctrinal, mais la condition de possibilité de l’Évangile.
Sans le Dieu trine, il n’y a ni amour éternel, ni révélation véritable, ni salut accompli.


En complément :
– une table comparative des hérésies trinitaires,
– une FAQ « Pourquoi la Trinité n’est pas un détail »,
– une profession de foi trinitaire très courte, utilisable comme signature doctrinale Foedus.