Parole et discernement

Position politique : Le communisme

Le communisme ne constitue pas seulement un système économique ou politique parmi d’autres. Il repose sur une vision globale de l’homme, de l’histoire et du salut, radicalement incompatible avec la foi chrétienne. Malgré ses promesses de justice et d’égalité, le communisme a produit des formes inédites d’oppression et de déshumanisation. Foedus adopte une position claire, confessante et critique à l’égard du communisme, tout en distinguant la dénonciation légitime des injustices sociales et l’adhésion à une idéologie totalisante.

Définition générale

Par « communisme », Foedus désigne un ensemble de doctrines et de pratiques politiques inspirées principalement de la pensée de Karl Marx, visant l’abolition de la propriété privée des moyens de production, la collectivisation de l’économie et l’avènement d’une société sans classes.
Le communisme ne se limite pas à une organisation économique : il propose une interprétation globale de l’histoire, de la morale et du sens de l’existence.

Anthropologie implicite

Le communisme repose sur une anthropologie réductrice.
L’homme y est principalement défini par sa position économique et par les rapports de production. Le mal n’est plus situé dans le cœur humain, mais dans les structures sociales.
Foedus affirme au contraire que le péché est d’abord personnel avant d’être structurel, et que toute tentative de créer une société juste sans transformation intérieure de l’homme est vouée à l’échec.

Matérialisme et négation de la transcendance

Le communisme est fondamentalement matérialiste.
Il nie toute transcendance, toute finalité spirituelle de l’homme et toute loi morale supérieure. La religion y est considérée comme une illusion ou un instrument d’aliénation.

Foedus rejette ce matérialisme comme incompatible avec la foi chrétienne.
L’homme ne se réduit pas à ses conditions matérielles ; il est une créature appelée à répondre devant Dieu.

Histoire et salut séculier

Le communisme propose une eschatologie immanente : l’histoire serait orientée vers une rédemption finale par la révolution et la transformation des structures.
Cette vision remplace le salut par grâce par une promesse de libération terrestre.

Foedus affirme que toute tentative de produire le salut par l’histoire engendre inévitablement la violence, car l’utopie doit être imposée à une humanité qui résiste.

Abolition de la propriété et liberté

Le communisme vise l’abolition de la propriété privée, perçue comme source principale de l’injustice.
Foedus reconnaît que la propriété peut être injustement acquise ou utilisée, mais affirme que la propriété privée est bibliquement légitime et moralement encadrée.

L’abolition généralisée de la propriété détruit la responsabilité personnelle, concentre le pouvoir économique et politique, et rend l’individu dépendant de l’État.

État total et oppression

L’histoire montre que le communisme conduit presque inévitablement à un État total.
Au nom de l’égalité, il concentre un pouvoir sans contrepoids, supprime les corps intermédiaires et réduit les libertés fondamentales.

Foedus rappelle que l’État, selon l’ordre biblique, est un serviteur limité de la justice, non un sauveur collectif ni un ingénieur de l’homme nouveau.

Communisme et religion

L’hostilité du communisme à l’égard de la foi chrétienne n’est pas accidentelle.
La confession d’un Dieu transcendant et d’une loi morale objective constitue un obstacle structurel à toute idéologie totalitaire.

Partout où le communisme s’est imposé, la liberté religieuse a été sévèrement restreinte ou supprimée.

La question de la justice sociale

Foedus reconnaît que le communisme se nourrit souvent d’injustices réelles : exploitation, misère, inégalités scandaleuses.
Mais une analyse juste des injustices ne justifie pas l’adoption d’une idéologie fausse dans ses fondements.

La justice biblique ne procède ni de la lutte des classes ni de l’abolition de toute hiérarchie, mais de la responsabilité, de la solidarité et du respect de la dignité humaine.

Distinction nécessaire

Foedus distingue :
– la critique chrétienne du capitalisme et des abus économiques,
– et l’adhésion au communisme comme système idéologique.

Refuser le communisme ne signifie pas défendre l’injustice ou l’individualisme sans limites.

Position de Foedus

Foedus rejette le communisme comme incompatible avec la foi chrétienne.
Nous rejetons son matérialisme, son anthropologie réductrice, sa promesse de salut historique et sa logique de concentration du pouvoir.
Nous affirmons une vision chrétienne de la justice fondée sur la loi morale de Dieu, la responsabilité personnelle, la solidarité réelle et le bien commun.

Finalité

Cette position vise à rappeler que la justice véritable ne peut être produite par un système idéologique, mais qu’elle procède d’un ordre moral objectif et de cœurs renouvelés. Elle cherche à prémunir contre les illusions révolutionnaires et à encourager une action sociale lucide, responsable et fidèle à la dignité humaine.


En complément :
– une table comparative : capitalisme / communisme / économie biblique,
– une FAQ « christianisme et marxisme »,
– ou une page « Pourquoi les idéologies du salut terrestre échouent toujours ».